C’est joli, on aime
19 mars 2010
Les voies de Niemann sont impayables
par Camille Gévaudan
Christophe Niemann a encore frappé ! Le blogueur du New York Times dont on avait déjà présenté les Lego new-yorkais ici et les câbles du quotidien là, s’amuse cette fois avec des cartes aux couleurs de Google Maps. Métaphores, plaisanteries visuelles et jeux de mots (parfois subtils à saisir car imprégnés de culture américaine) sont au programme de la brillante série intutilée « My Way ».
« Of all the gin joints in all the towns in all the world, she walks into mine »
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19 mars 2010
Tout casser image par image
Réalisé par Ewan Jones Morris et Casey Raymond, le dernier clip des anglais du Yellow Moon Band, sur le morceau Barehed, débute sur de l’animation stop-motion plutôt simple, avant de virer au grand n’importe quoi destroy qui fait plaisir. Joli.
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18 mars 2010
Affiches sur cour
par Camille Gévaudan
« En discutant avec un collègue, la semaine dernière, j’ai eu l’idée de recréer des affiches de films d’horreur des années 40 à 80, avec un style plus contemporain. J’ai commencé avec l’un de mes films d’Hitchcock préférés : Les Oiseaux. »
Devant le succès rencontré par la publication de cette affiche sur son blog, le designer Laz Marquez a continué sur sa lancée hitchcockienne avec Fenêtre Sur Cour, en approfondissant l’interprétation typographique. Ont ensuite suivi Sueurs froides (Vertigo), réclamé par ses lecteurs sur Twitter et Facebook, et enfin Psychose (Psycho), dernière adaptation imprévue qui transforme le trio en quatuor, juste pour le plaisir.
Laz Marquez vient de commencer une nouvelle série d’affiches inspirées de l’œuvre de Stephen King (la première : Carrie).
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17 mars 2010
« Visualiser l’Internet » avec la BBC
par Andréa Fradin
Dans un projet intitulé « Visualiser l’Internet », BBC News propose toute une série d’infographies sur des sujets aussi variés que la croissance du réseau sur ces dix dernières années, les plus grosses fortunes du net ou les sites qui dominent la toile.
Joliment tournées, ces illustrations sont également accompagnées de quelques chiffres censés refléter en temps réel l’état d’Internet via le site Realtimestatistics. Mails envoyés le jour même, articles postés sur les blogs, utilisateurs d’Internet : les chiffres ne cessent de s’affoler et synthétisent plutôt bien l’ampleur du phénomène. Cette nouvelle réalisation vient d’ailleurs s’ajouter à la longue liste des productions graphiques (animées ou non) réalisées autour de l’objet Internet, et qui allient sens de l’efficacité et esthétisme.
Parmi les ensembles représentés : les moteurs de recherche (en gris), les réseaux sociaux (bleu clair), les médias (orange)
De 1998 à 2008, l’expansion d’Internet
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16 mars 2010
Le chat qui voulait faire la fête
Anthony Clark dessine et colorise des bande dessinées. Sur son site Nedroïd, il vient de publier l’intégralité d’une petite série de planches absurdes et drôles, où il est question d’un félidé amateur de bamboche, le bien nommé Party Cat.
Imaginez une version tordue du Garfield de Jim Davis qui imposerait à son maître non pas d’être nourri et cajolé en permanence, mais de faire la fête, de danser, ambiance cotillon et musique endiablée. Tout le temps. Oui, le pitch est débile, mais la série arrive à passer du mignon au flippant en deux cases.
Voici la première planche, les autre sont disponibles sur Nedroid
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16 mars 2010
New York miniature
par Erwan Cario
Ca fait un moment qu’on connait le principe de tilt shifting, qui permet de créer des photos ou des vidéos d’éléments miniatures alors qu’il s’agit de prises réelles. Vous pouvez même lire notre article consacré à ces miniatures animées. Le photographe Sam O’Hare a mis cinq jours et deux soirées à New York pour prendre les 35 000 clichés nécessaires à la création de The Sandpit. Inspiré, entre autre, par le long-métrage Koyaanisqatsi, The Sandpit montre la grande pomme comme on l’avait rarement vue.
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11 mars 2010
Pyramides persistantes
par Camille Gévaudan
Anatoly Zenkov a intitulé sa série de photomontages « Pyramides persistantes ». Aux internautes admiratifs qui lui demandent des explications sur la technique utilisée, il ne répond pas — ou très vaguement : « J’ai fait une application ».
Les créations de son programme pyramidisant, qu’il se contente de déformer l’image ou qu’il déstructure entièrement sa composition, sont toujours très intriguantes.
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10 mars 2010
Un métro à taille humaine
par Erwan Cario
L’illustratrice hollandaise Samantha Loman s’est amusée à reprendre l’anatomie humaine pour la transformer en carte de métro. On retrouve donc, avec des codes couleur différents, les systèmes digestifs, respiratoires et artériels, mais aussi la structure osseuse ou musculaire. Le résultat final est plutôt réussi. Mais, juste pour savoir, pour aller au cerveau en partant du genou, on doit changer où ?
Illustration Samantha Loman
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9 mars 2010
137 ans de Pop Sci mis sur orbite
par Andréa Fradin
Avis aux amateurs, l’intégralité des Popular Science est désormais gratuitement disponible sur le site du magazine. Ce qui fait un joli lot de savoirs technique et scientifique, puisque le magazine a 137 ans ! En partenariat avec Google, « PopSci » vous permet donc de consulter ses différentes éditions depuis 1872 : un voyage édifiant dans la connaissance, qui met en lumière les perceptions différenciées de la science à travers le temps.
Et pour ceux qui n’auraient pas le courage de s’atteler à ce travail de relecture, il y a toujours la possibilité d’admirer les Une du magazine, sublimes. Art déco des années 30, allures rétro-futuristes : une belle source d’inspiration graphique.
Couvertures de janvier 1920 et de décembre 1926
Couvertures de juillet 1930 et de janvier 1932
Couvertures de mai 1948 et de juin 1968
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9 mars 2010
10 ans de Record Makers : des fesses, un air
Turzi, Sébastien Tellier, Kavinsky... Plutôt classe, le catalogue du label Record Makers qui fête en 2010 une décennie d’existence. Pour l’occasion, une vidéo extrêmement classe signée Mrzyk et Moriceau sur fond de Tellier a été mise en ligne. On y voit un derrière de jeune femme avancer de manière lancinante, quasi hypnotique :
Une application iPhone est également disponible (mais attention, elle est lourde, donc téléchargement via Wifi ou iTunes obligatoire), elle permet aux wannebe graphistes d’élaborer toute sorte de visuels en combinant ceux mis à disposition, et de télécharger le clip fessier en intégralité sur leur téléphone, retrouvable via le site anniversaire du label.
Trois combinaisons sont par ailleurs « gagnantes », et les veinards qui les trouveront remporteront divers prix (disques, concerts). Ah, et la musique est notamment signé Mr Oizo, ce qui ne gâche rien.
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2 mars 2010
La peinture vue du ciel
par Andréa Fradin
« Énorme ! Tu crois qu’on voit mon appart’ ? Voyons, tape l’adresse ! » Qui n’a pas vécu cet enthousiasme fourmillant en manipulant pour la première fois Google Maps, ou plus précisément la fonction « Satellite » de ce service, lancé en France il y a près de quatre ans ? En fournissant gratuitement des images de la Terre prises aux quatre coins du ciel, via Earth ou Maps, Google a fait fort, faisant même des remous plus ou moins drôles.
Le dernier en date est le projet d’une artiste américaine, Molly Dilworth. Depuis un an, elle réalise des « peintures pour satellites », entendez par là des œuvres visibles de l’espace et donc susceptibles d’atterrir sur Google Earth -et Maps. L’artiste a déjà pris d’assaut le toit d’un immeuble de Manhattan, précisément ici.
Sur la 27e rue de Manhattan, à deux pas de l’Hudson
Avant-projet : rendu envisagé sur GoogleMaps
Souci : aucune trace de la performance sur la carte, précisément parce que Google n’a pas réactualisé tout son stock de prises de vue. Et à en croire Miss Dilworth, cela ne devrait pas se faire avant plusieurs mois, voire plusieurs années. Ce qui la désole. Mais ne la décourage pas pour autant. Elle poursuit son travail, perchée sur les hauteurs de New-York et ce malgré son vertige. Elle n’achète pas de peinture, mais récupère les pots à moité entamés. Et espère bien collaborer avec des architectes eco-friendly, en créant par exemple des fresques à base de peinture réfléchissante, qui limiterait le réchauffement climatique. Par son travail, elle souhaite « marquer l’espace digital », étonnée de voir qu’une « technologie aussi impersonnelle » que Google Earth puisse autant marquer les gens, qui vivent une expérience « étonnamment intime » en voyant s’afficher sur leur écran le faîte de leur home sweet home...
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26 février 2010
Chats en suspension
par Andréa Fradin
On avait déjà eu droit à la version électro-canine du concept. Cette fois ci, ce sont les chats qui sont pris au bond. Dans sa série Airborne cats, le photographe Junku a capté ces bébêtes en suspension dans les airs. C’est mignon — à condition bien sûr d’aimer la fourrure, et ça donne envie de mettre son chat sur un trampoline, en mettant à fond Cosmic Dancer de T-Rex.
Photos : Junku
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23 février 2010
20 000 idées sous les couvertures
par Camille Gévaudan
« Pour le Tour du monde en quatre-vingts jours, j’ai décidé d’incorporer à la jaquette une montre de poche. En tournant le cadran, on suit le voyage des personnages autour du globe. L’idée est de le faire correspondre avec le chapitre qu’on est en train de lire. » Et sur le Voyage au centre de la Terre ? Une jaquette semi-transparente, pour la profondeur, la dissimulation et la découverte des surprises qui attendent les personnages...
Les quatre brillantes couvertures des romans de Jules Verne ont été réalisées par Jim Tierney, étudiant à l’Université des Arts de Philadelphie, qui dit se demander souvent « pourquoi tant de classiques ont une couverture chiante. » Il présente son projet de thèse sur son blog, son site personnel et une vidéo qui donne furieusement envie de lui passer commande.
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22 février 2010
NASA : des badges qui font la navette
par Andréa Fradin
Atlantis, Discovery, Endeavour : d’ici à 2015, ces navettes appartiendront à l’histoire. La NASA a en effet décidé de stopper le Space Shuttle Program à la faveur de la reconquête lunaire et de l’exploration, à plus long terme, de la planète Mars. Largage du télescope Hubble, assemblage de la Station Spatiale Internationale... trente ans de voyages en navette ne se mettent pas comme ça au placard. Pour marquer le coup, l’agence américaine a lancé en octobre dernier un grand concours auprès de la centaine d’employés qui ont participé à l’aventure. L’enjeu : réaliser un badge commémoratif que l’on retrouvera sur les mugs, tee-shirts et autres porte-clés souvenirs de la NASA.
Le lauréat vient d’être désigné, son blason se plaçant dans la droite ligne de la tradition des voyages spatiaux. Des étoiles, un drapeau US, tout ça sur fond de diamant stylisé... Tout cela est fort joli, mais il y a mieux : le magazine Wired a déniché quelques perles dans les créations. Et certaines sont savoureuses.
Les States, Popeye de l’espace
Du minimalisme
Hommage aux potes soviétiques
Notre sélection : Happy Birthday Photoshop !
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22 février 2010
La musique actuelle pour les nuls
On a déjà eu l’occasion d’évoquer par ici les méfaits dessinés du bien nommé Terreur Graphique, blogueur BD amateur d’humour trash et de rock’n’roll. Avec l’auteur Dampremy Jack, il vient d’ouvrir un nouveau blog intitulé La Musique actuelle pour les nuls, du nom d’une rubrique que les deux compères tiennent régulièrement sur le webzine Gonzai.
Le concept : en une planche, on y parle d’un sujet musical, avec toujours de bonnes doses d’érudition, de vécu et d’humour potache. Les thèmes brassés vont du kraut rock à travers les âges à Gainsbourg en passant par le bon usage de la musique pourrie pour éduquer vos enfants. Ce dernier post est clairement essentiel :
(cliquez sur l’image pour la découvrir en grand format)
MAJ : le blog a déménagé du côté des Inrocks : http://blogs.lesinrocks.com/lamusiqueactuellepourlesnuls/
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22 février 2010
« Recode » décode à Londres
par Marie Lechner
Le Victoria & Albert Museum, institution londonienne consacre, jusqu’au 11 avril, une exposition « Recode : Digital Design Sensations », dédiée aux artistes (Troika, Golan Levin, Julius Popp, Rafael Lozano-Hemmer…) qui ont fait du code informatique leur matériau, avec des œuvres génératives, d’autres en réseau et des installations interactives. L’artiste Karsten Schmidt a été chargé de l’identité visuelle de l’exposition « Recode ».
Le code de l’œuvre a été mis à disposition en open source, chacun peut le télécharger et le modifier pour créer sa propre déclinaison. Elles sont présentées dans la galerie en ligne Recode Decode.
Les meilleures d’entre elles sont diffusées aussi sur les écrans vidéo du métro londonien durant toute la durée de l’exposition. Parmi les heureux élus, la version de l’artiste autrichienne Lia, celles de Henner Wöhler ou de Joe Turner, à découvrir en ligne.
Paru dans Libération du 20 février 2010
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17 février 2010
Du Paplar sur la Toile
Transmusicales, Vieilles Charrues, Francofolies, Hell Fest, Scopitone, Route du Rock... Autant de festivals plutôt à l’ouest, géographiquement parlant, mais jamais décevant musicalement (bon, à quelques pétouilles de programmation près). Leur point commun est d’avoir accueilli ces dernières années un nouveau venu de la presse musicale, Paplar.
Cette publication gratuite est basée sur un concept aussi simple qu’efficace (et rude pour les rédacteurs...) : proposer, au jour le jour, pendant un festival, un petit magazine quotidien avec interview des artistes programmés, compte rendus des concerts de la veille, photos... Autant dire qu’entre deux sets, l’équipe de Paplar ne chôme pas.
Bonne nouvelle pour tous ceux qui voudraient redécouvrir les anciens numéros, le site de Paplar vient d’être refait, et c’est plutôt pas mal. Au menu, des news fraîches, de l’autopromo, et toutes les archives du mag pour tenter de retrouver sa trogne pleine de boue dans les douves fraîches de Saint-Malo.
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12 février 2010
"Dancing shoes", les pieds du rock
par Andréa Fradin
De 2004 à 2009, le photographe allemand Gerrit Starczewski a choisi d’immortaliser les stars de la scène rock en shootant... leurs pieds. Panards cracra, bottes croco ou chaussettes déglinguées, il y en a pour tous les goûts. L’émission Trax d’Arte consacre ce soir un reportage à ce projet, intitulé Dancing Shoes. Mise en bouche.
Gossip / Photo : G. Starczewski
REM / Photo : G. Starczewski
Whitest Boys Alive / Photo : G. Starczewski
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11 février 2010
Ciné a minima
par Andréa Fradin
Il y a quelques temps, on avait vanté le travail du designer autrichien Albert Exergian, qui s’amuse à illustrer les séries télé incontournables par une iconographie aussi sobre qu’efficace.
Dans la même veine, nous célébrons aujourd’hui l’anglais Jamie Bolton qui se distingue dans l’affiche minimaliste, mais de films cette fois-ci. Allez, on s’enfonce un peu plus dans l’épure et le symbolisme...
Star Wars
Shining
Retour vers le Futur 1, 2 et 3
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10 février 2010
La mort suspendue
par Andréa Fradin
Des animaux empaillés, des fruits en décomposition... Vue comme ça, l’œuvre de Claire Morgan — et pas Clara, rien à voir — tend inévitablement vers le glauque. Mais si un vague "beurk" traverse d’abord l’esprit, les installations de l’artiste provoquent inévitablement une certaine fascination esthétique et un brin morbide, on vous l’accorde.
Le principe est globalement toujours le même — tant et si bien que miss Morgan s’est vue suspectée de sérieux troubles obsessionnels compulsifs. Des milliers de fils de nylon, sur lesquels on retrouve plumes, végétaux ou débris naturels en tout genre, sont tendus dans l’espace, semblant ainsi figer le temps en un ensemble géométrique cohérent. Et dans un coin de cette figure, on retrouve généralement un ou plusieurs animaux empaillés.
La rencontre d’une structure rigide créée par la main de l’homme et des êtres -anciennement- vivants est sensée provoquer un questionnement sur notre place dans la nature et sur l’inéluctabilité de la mort, qui lie le sort de chaque organisme sur Terre. Bon, et si ces concepts ne sont pour vous que vaste verbiage, vous pouvez toujours imaginer l’expérience visuelle et olfactive qu’on peut vivre face à des centaines de machins suspendus en train de pourrir. Rien que pour ça, ça vaut le détour.
While You Were Sleeping / Claire Morgan
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