C’est joli, on aime
24 janvier 2012
Vingt trucs qui se sont passés en 2011
par Camille Gévaudan
Des embûches sur une piste cyclable, une montagne de pixels, un chat-gâteau, un troupeau de bisons, un flux Facebook... Leur point commun ? Ils symbolisent tous un événement, un objet, une vidéo ou un site qui ont marqué 2011 sur Internet. L’agence Syzygy en a regroupé 20 sur une illustration unique, jolie et bordélique, en mettant les internautes au défi de tous les reconnaître.
De notre côté, on en a identifié 13 (ou 14 ?) et on compte sur nos talentueux lecteurs pour nous aider à compléter la liste :-)
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18 janvier 2012
Scotchant
par Sophian Fanen
Max Zorn réalise des portraits avec du scotch brun (oui, celui que vous retrouvez avec tant de plaisir à chaque déménagement) et un scalpel. Puis il escalade lampadaires et immeubles pour coller ses créations dans les rues, à San Sebastian, Lisbonne ou Berlin. Pourquoi faire beau et simple, quand on peut faire beau et compliqué ?
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17 janvier 2012
Peintures timbrées
par Camille Gévaudan
« Tout part d’un authentique timbre », explique l’Américaine Molly Rausch sur son portfolio en ligne. Elle le colle sur la feuille blanche qui lui servira de toile, puis « étend la scène représentée » à l’aquarelle ou à la gouache. Une fois finies, les peintures sont minuscules — 7 à 8 centimètres de côté — mais fourmillent de charmants détails.

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11 janvier 2012
Champs de la Terre lointaine
par Sophian Fanen
Wired a compilé des photos de terres agricoles prises depuis l’espace dans divers pays du monde. Des pixels naturels se dévoilent alors, créés par les différentes techniques utilisées pour cultiver et irriguer les champs. On peut aussi ne pas se poser de question et se contenter de trouver ça beau.
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2 janvier 2012
Le mur des animations
par Sophian Fanen
Invité par le festival de street art de Lecco, près de Milan, en octobre, le graphiste italien Pao a conjugué son amour pour la peinture murale et pour l’animation 8-bit... C’est un peu plus simple que l’animation murale version Blu, mais les briques pixels ont du charme.
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28 décembre 2011
Animation en roue libre
par Camille Gévaudan
En fixant ces napperons métalliques sur une roue de vélo, Katy Beveridge voulait savoir « s’il était possible de réaliser un film d’animation en temps réel ». Les motifs de la plaque blanche sont tous différents les uns des autres. Ils ont été spécialement dessinés pour que leur enchaînement, une fois filmés en pleine rotation, crée l’illusion d’un mouvement digne des premiers phénakistiscopes.
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20 décembre 2011
Des polygones dans la ville
par Sophian Fanen
L’artiste allemand Clemens Behr, 26 ans, embrouille les perpespectives et infiltre un peu de virtuel en carton dans les rues qu’il traverse, à New York, au Brésil, au Maroc ou à Amiens. Ses travaux sont à voir sur son site.
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8 décembre 2011
Le « Joueur de Flûte » enchanté
par Erwan Cario

L’histoire s’appelle Hobo Lobo of Hamelin et elle revisite le conte du Joueur de flûte de Hamelin, légende allemande bien connue transcrite par les frères Grimm. Mais, même s’il est très bien écrit (en anglais), ce n’est pas le texte qui retiendra l’attention, mais la mise en scène étonnante réalisée par un certain Mysterious Hoatzin.
Il s’agit d’une bande dessinée animée, et pour avancer dans l’histoire, il faut utiliser la barre de défilement horizontale en bas du navigateur. Le dessin ne se contente pas de se décaler vers la droite, il le fait à trois vitesses différentes sur trois plans. Et si on s’attarde sur une scène en particulier, il peut arriver qu’elle s’anime. Le résultat est magnifique.
Mysterious Hoatzin a commencé ce projet en janvier 2011 et l’enrichit petit à petit. Trois planches sont aujourd’hui disponibles, et la dernière, plus visuelle que les autres (sans vouloir gâcher la surprise, les rats ont commencé à suivre le joueur de flûte) rappelle l’esthétisme de Terry Gilliam dans les animations du Monty Python Flying Circus.
Petite particularité : tout le développement technique (non pas en Flash mais utilisant le HTML5, plus universel) est disponible sous licence Creative Commons et donc réutilisable librement pour un autre projet du même acabit.
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28 novembre 2011
OpenStreetMap transporté
par Camille Gévaudan
C’est un petit pas pour OpenStreetMap, mais un bond de géant pour concurrencer Google Maps ! Le projet de cartographie libre propose désormais deux nouveaux types de rendu des données géographiques sur son site openstreetmap.org.
Le premier, « Transport Map », permet de visualiser toutes les lignes de transport public. Les lignes de métro sont moins identifiables que chez Google car toutes rouges, mais les chemins de fer sont très faciles à suivre et toutes les lignes de bus sont présentes.
Le second, « MapQuest Open », fait ressortir les principaux axes routiers et notamment les autoroutes payantes.

Dans une vue générale de l’agglomération parisienne (comme sur l’image ci-dessus), par exemple, le réseau d’autoroutes est mieux mis en valeur que sur Google Maps. C’est un bon point pour l’alternative libre, qu’on pensera plus souvent à utiliser pour planifier ses déplacements.
Pour activer ces rendus, il suffit de cliquer sur le petit « + » bleu en haut à droite de la carte.
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24 novembre 2011
Au détour de Street View
par Erwan Cario
Le photographe Aaron Hobson a voyagé pour réaliser la dernière série de son projet Cinemascapes. Mais il ne s’est pas déplacé. Il a simplement utilisé un logiciel de traitement d’image pour travailler les clichés pris par les Google cars à travers le monde.
Il est parti, comme il l’explique, « à la recherche de contrées enchantées et lointaines, normalement réservées à leurs seuls habitants, mais aujourd’hui photographiées par l’objectif automatique et sans esthétique des voitures de Google Street View de passage ».
Les projets photographiques à partir du service de Google sont nombreux (nous en avons déjà évoqué quelques-uns, par exemple, ici et là), mais cette série vaut vraiment le coup d’œil. Petite sélection.
Pour comparer le travail de Hobson avec la prise de vue originale, nous avons retrouvé le lieu d’un des clichés.
La version de Aaron Hobson :
Et la version Google Street View (cliquez ici pour vous y rendre vous-même) :
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24 novembre 2011
Simon’s cat et le trouble-sieste
par Camille Gévaudan
Le chat de Simon Tofield peut définitivement tirer un trait sur sa tranquillité : un élément perturbateur aux miaulements suraigus et effrontés — certains appellent ça un « chaton » — vient de débouler dans sa vie de pacha domestique... pour notre plus grand bonheur.
Après Double Trouble, Catnap (jeu de mots entre catnip, l’herbe à chats, et nap, la sieste) est la deuxième animation inspirée par le scénario du nouveau livre de Simon’s Cat — Simon’s Cat et le chaton infernal.
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17 novembre 2011
Exclusif : La Terre est ronde !
par Camille Gévaudan
La lumière des métropoles, une aurore boréale, des orages, les côtes de l’Italie, la courbe de la Terre, les nuages effilochés... Un « time lapse » vu de l’espace, surtout en HD, ça fait toujours son petit effet. Celui-ci est une compilation de photographies prises par la station spatiale internationale entre août et octobre 2011, remontée par Michael König.
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3 novembre 2011
Rangers du risque du beurre de cacahuète
par Camille Gévaudan
On sait pertinemment que vendredi n’est pas encore arrivé, mais ce n’est pas une raison pour priver Écrans de poils et de kromeugnonitude animalière alors qu’une si belle occasion se présente à nous ! Le Daily Mail vient en effet de dénicher une extraordinaire série de photos mettant en scène des écureuils.
Les bestioles ont été apprivoisées par une postière retraitée, Kathy Pruyn, qui explique les avoir nourris « après une chute de leur nid. Depuis que je les ai relâchés, ils reviennent régulièrement dans mon jardin à la recherche de nourriture. » Kathy Pruyn a récemment eu l’idée de photographier ses protégés, en plaçant du beurre de cacahuète à quelques endroits stratégiques pour leur faire adopter la position désirée.

>> Toute la série de photo est visible sur le Daily Mail
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19 septembre 2011
Une soirée dans l’espace
par Virginie Malbos
En matière de time lapse, disons le franchement, il y a eu un avant et un après Don Pettit. L’année dernière, ce membre de la NASA a eu la très bonne idée de nous livrer une vidéo de la Terre vue de la station spatiale internationale accélérée 85 fois. Un ravissement pour les yeux. Et une malédiction : après cela, toute time lapse croisée paraissait soudainement bien fade. Mais c’était jusqu’à ce que James Drake nous propose à son tour un petit voyage dans l’espace. Certes, il n’y était pas, mais les 600 photos qu’il a récupérées sur le site de la NASA afin de réaliser une vidéo de 62 secondes font leur petit effet.
Le film débute au dessus de l’océan Pacifique et se poursuit le long du territoire américain. De l’Antarctique à Victoria, puis en passant par Vancouver, Seattle, Portland, San Francisco, Los Angeles et Phoenix. Avant d’arriver au Texas, de survoler le Nouveau-Mexique, Mexico, le golfe du Mexique et la péninsule du Yucatan. A ce moment, le guide nous explique que la foudre vient de tomber sur l’océan Pacifique. Mais déjà nous voilà au Guatemala. Suivront le Panama, la Colombie, l’Equateur, le Pérou, le Chili et l’Amazonie. Le tout en une petite minute et sans aucun visa.
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14 septembre 2011
L’Empire au jour le jour
par Virginie Malbos
Cela fait désormais 256 jours que Kristina Alexanderson s’oblige à respecter une hygiène de vie hors du commun. Son régime ? Du Star Wars matin, midi et soir, et une photographie de Stormtrooper pour conclure la journée. La Suédoise s’est en effet lancée dans un projet annuel qui consiste à illustrer, chaque jour, un moment de vie des soldats de l’Empire. Pour ce faire elle a recruté ses jouets préférés qu’elle met en scène avant de les afficher sur son Flickr (en prévenant toute la galaxie via Twitter et Facebook). Cela nous rappelle furieusement le travail de Stéfan Le Dû, qui s’était aussi fixé comme objectif de réaliser 365 photos de Stormtrooper. Dans les deux cas, une même conclusion : le côté obscur, vu comme ça, ce n’est pas si mal.
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6 septembre 2011
Un jeu de photos
par Erwan Cario
Iain Andrews se définit, sur son compte Twitter comme « Videogame photographer & addict » (« Photographe de jeux vidéo et accro ») et il suffit d’aller faire un tour sur son Tumblr, Steam Postcards, pour comprendre ce qu’il veut dire. Il cherche donc à utiliser la touche « Impr écran » de son clavier comme d’autres le déclencheur de leur appareil photo. Et les sujets sont nombreux, comme Deus Ex : Human Revolution, Assassin’s Creed : Brotherhood, Mafia 2 ou encore Mirror’s Edge. On trouve juste que l’exercice atteint un peu ses limites lorsque le personnage jouable est présent à l’écran, mais quelques clichés sont particulièrement réussis.
Assassin’s Creed : Brotherhood
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18 août 2011
Epictogrammes
par Julien Pépinot
Un pictogramme est une représentation graphique schématique, au dessin figuratif, ayant une fonction signalétique (ça, c’est fait). Bien souvent, on en trouve sur les substances chimiques : C’est la méchante tête de mort qui vous prévient qu’il y a du poison dans un produit, par exemple.
H-57 est un studio regroupant trois designers italiens. Ces derniers se sont amusés à raconter, pour le magazine First Floor Under, la vie de personnalités en pictogramme. Ou l’art d’exprimer beaucoup avec un minimum d’artifices.
L’histoire de Jésus : Ni plus ni moins que Le Nouveau Testament résumé en une affiche.
Encore plus compliqué, l’histoire de Darth Vader : Les six épisodes de Star Wars concentrés en quelques pictogrammes.
Le site Ufunk a regroupé les sept posters des designers italiens.
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12 août 2011
Dessine-moi un dessin
par Geoffroy Husson
Comme l’explique Garret Miller lui-même, le principe d’Imaginawesome est simple : « les enfants ont la capacité de parvenir à des choses assez étonnantes, mais pas toujours les moyens de dessiner exactement ce qu’ils imaginaient. Je suis là pour rendre ces dessins un peu plus proches de la réalité ».
A partir d’un gribouillis et d’une courte description de la scène représentée, le designer de 26 ans va mettre sa technique à contribution pour rendre fidèlement hommage à l’imagination des enfants. Touchant.
Mon frère et moi comme des sirènes.
C’est un tas de ninjas qui se bat contre un tas de squelettes.
Le cirque des animaux.
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9 août 2011
Rejoins notre réseau social, camarade !
par Julien Pépinot
Moyen d’embrigader les peuples pour les faire agir ou penser d’une certaine manière, la propagande est utilisée, via différentes techniques, depuis l’Antiquité. Particulièrement employée par les régimes autoritaires, elle a, au XXème siècle, bien souvent pris la forme d’une affiche peinte, iconique, avec un texte accrocheur.
Aaron Wood, designer américain, a imaginé à quoi ressembleraient, dans le contexte actuel, des affiches de ce type promouvant les réseaux sociaux. Cela donne une série de neuf posters (trois pour chacun des trois grands réseaux sociaux), au fort pouvoir d’embrigadement.
Victoire ! Aime-ça sur Facebook !
Twitter. Sois bref ! L’ennemi pourrait être en train de nous écouter !
Tout doit être partagé pour gagner la guerre. Google +.
On remarquera que, dans l’imaginaire d’Aaron Wood, Twitter se prête plus à l’iconographie nazie, quand Google + se décline aisément dans l’idéologie communiste.
Cette série fait penser à deux autres travaux du même genre. Plus branchée sixties, la campagne de pub de l’agence brésilienne Moma Propaganda, mettant en scène Facebook ou Twitter dans un genre rétro futuriste leur donnant un sacré coup de vieux. Plus généraliste, la série World War III Propaganda de l’Américain Brian Lane Winfield Moore, passe au crible les différentes thématiques d’Internet dans une ambiance de seconde guerre mondiale.
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8 août 2011
Pellicule à l’huile
par Virginie Malbos
Enfant, Richard Davies alias « turksworks », illustrateur et graphiste résidant au Royaume-Uni, devait être du genre à rêver devant les affiches de grands classiques du cinéma peintes à la main. Aujourd’hui, ce sont ces films qui l’inspirent, donnant naissance à de nouveaux posters comme ceux de Blade Runner ou de Metropolis. Mais pas seulement. Sur son flickr des classiques du cinéma cotoient des films récents comme Captain America, True Grit ou Shutter Island. Le tout dans un style fortement inspiré de celui de Drew Struzan - qui a signé entre autres choses les affiches d’Indiana Jones, de Star Wars, Blade Runner, Retour vers le futur etc. - dont Richard Davies avoue être un grand fan.
Blade Runner
Captain America
True Grit
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