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2 mai 2013
« Hood », clip aspiré dans Street View
Un artiste de la scène électro française, Strip Steve, (découvert par le Dj allemand Boyz noise) dévoile son clip « Hood » pour le lancement de son nouvel album — cool, mais quel rapport avec Écrans ? — Par curiosité on regarde le clip. Le beat commence lentement, des images satellites se succèdent au rythme de la musique. Tiens, des captures d’images de Google Earth ! Quand la cadence électronique s’accélère, on se retrouve dans une rue au cœur d’un quartier résidentiel, avec des gens autour. On reconnait les tracés au sol de Street View qui indiquent le nom des rues. Le son nous entraîne et les images, déformées et saccadées, nous promènent un peu partout dans le monde.
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30 avril 2013
Domini, Domini, Dominos, Domino room...
par Camille Gévaudan
Quoi ? Une énième vidéo de chute de dominos en chaîne ? Oui... mais non. D’abord, cette vidéo-là est en réalité un clip, illustrant par moult petits bouts de plastique colorés le morceau de A-Trak & Tommy Trash, intitulé Tuna Melt. Ensuite, il y a vraiment un sandwich au thon à la fin. Et enfin, il y a un sous-marin dans une baignoire, un flipbook de photos, des colliers de perles, des brioches grillées, des plumes, un avion en papier et un feu d’artifice de balles de ping-pong. Trop trop bien.
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26 février 2013
Evolution graphique à la première personne
par Erwan Cario
L’incontournable site consacré aux simulateurs de meurtre Nofrag a consacré en tout début d’année un article sur vingt ans d’évolution graphique dans les FPS. Ils viennent de mettre en ligne la version vidéo. Les transitions entre chaque jeu sont particulièrement bien vues.
Les jeux présents dans la vidéo (ils sont pour la plupart très reconnaissables) sont listés par ici.
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22 février 2013
Jusqu’à ce jour
par Erwan Cario
Shane Koyczan a vécu une enfance difficile, harcelé par les autres enfants et surnommé « Pork Chops » (côtelettes de porc). Adulte, il raconte les brimades et leurs conséquences sur la vie des enfants qui en sont victimes. Le travail sur l’animation, la poésie du texte et la force de son interprétation font de To This Day une œuvre puissante.
C’est malheureusement en anglais, mais le texte est lisible sur cette page.
Traduction proposée par @vnz :
A ce jour
Quand j’étais enfant
Je pensais que les côtes de porc et les coups au karaté *
Etaient une seule et même chose.
Je pensais que les deux termes voulaient dire « Côte de porc »
Et comme ma grand-mère trouvait ça mignon
Et comme c’était mon plat préféré
Elle me laissa continuer à le croire
Ca n’avait pas grande importance
Un jour
Avant que je réalise que les gros enfants ne sont pas conçus pour grimper aux arbres
Je tombai d’un arbre
Et me fis un bleu sur le côté droit de mon corps
Je ne voulais pas en parler à ma grand-mère
De peur d’avoir des soucis pour avoir joué là où je n’aurais pas dû
Quelques jours plus tard le prof de gym aperçut le bleu
Et m’envoya dans le bureau du directeur
De là, on m’envoya vers une petite pièce
Où se trouvait une très gentille dame
Qui me posa toutes sortes de questions à propos de ma vie à la maison
Je n’avais aucune raison de mentir
Car de mon point de vue
La vie était plutôt agréable
Je lui dis « Quand je suis triste ma grand-mère de donne des coups de karaté »
Ceci entraîna une enquête de grande ampleur
Et je fus retiré de la maison pendant trois jours
Jusqu’à ce qu’ils se décident enfin à me demander comment je m’étais fait ce bleu
Cette amusante petite histoire fit vite le tour de l’école
Et me valut mon premier surnom
Côte de porc
A ce jour
Je hais toujours les côtes de porc
Je ne suis pas le seul enfant
Qui grandit ainsi
Entouré de gens répétant cette phrase sur les bâtons et les pierres ** comme si des os brisés
Auraient fait plus mal que les noms qu’on nous donnait
Et on nous les donnait tous
Nous grandîmes donc pensant que personne
Ne tomberait jamais amoureux de nous
Que nous resterions seuls à jamais
Que jamais nous ne rencontrerions personne
Qui nous ferait croire qu’il avait construit le soleil dans son établi
Juste pour nous
Nos cœurs brisés saignaient du bleu ***
Comme nous tentions de nous vider
Pour ne plus rien ressentir
Ne me dites pas que ça fait moins mal qu’un os brisé
Qu’une vie renfermée est une chose que des chirurgiens peuvent couper
Que ça ne fera jamais de métastases
Ça en fait
Elle avait huit ans
Le jour de notre entrée en CE2
Quand on la dit hideuse
Nous fûmes tous deux placé au fond de la classe
Pour ne plus être bombardés de boules de papier mâché
Mais les couloirs de l’école étaient un champ de bataille
Où nous nous trouvions en infériorité numérique
Jour horrible après jour horrible
Nous restions enfermés pendant la récréation
Car dehors, c’était pire
Dehors, nous devions nous entraîner à fuir
Ou apprendre à rester figés comme des statues
Pour que personne ne s’aperçoive que nous étions là
En CM2, ils accrochèrent un papier à son bureau
Où était noté « Attention, chien méchant »
A ce jour
Malgré un mari aimant
Elle ne se pense pas belle
A cause d’une marque de naissance
Qui recouvre un peu moins de la moitié de son visage
Les enfants disaient qu’elle ressemblait à une mauvaise réponse
Que quelqu’un aurait essayé d’effacer
Sans y réussir complètement
Et ils ne comprendront jamais
Qu’elle élève deux enfants
Pour qui la définition de « beauté »
Commence par le mot « Maman »
Car ils voient son cœur avant de voir sa peau
Qu’elle n’a jamais été rien d’autre qu’extraordinaire
Il était une branche brisée
Greffée sur un nouvel arbre généalogique
Adopté
Mais pas parce que ses parents avaient choisi un autre destin
Il avait trois ans quand il devint un cocktail
Composé d’un volume de solitude
Et de deux volumes de tragédie
Il commença une thérapie en quatrième
Eut sa personnalité faite d’examens et de pilules
Vécu comme si les bons jours étaient des montagnes
Et les mauvais, des falaises où se suicider
Un raz de marée d’antidépresseurs
Et une adolescence entière à être appelé « Le camé »
A cause d’un volume de pilules
Et de quatre-vingt-dix-neuf volumes de leur cruauté
Il tenta de se tuer en seconde
Quand un gamin qui avait encore ses deux parents
Eut l’audace de lui dire de « s’en remettre »
Comme si la dépression
Etait quelque chose qu’on pouvait soigner
Par le contenu d’un kit de premiers secours
A ce jour
Il est un bâton de dynamite allumé des deux bouts
Il pourrait vous décrire en détail comment le ciel se tord
Juste avant de tomber
Et malgré une armée d’amis
Qui lui disent tous qu’il est une inspiration
Il reste un moment de conversation pour des gens
Qui ne peuvent comprendre
Que parfois, se désintoxiquer
A moins à voir avec l’addiction
Qu’avec la santé mentale.
Nous n’étions pas les seuls enfants à grandir ainsi
A ce jour
Des enfants sont encore insultés
Les grands classiques étaient
Hé l’abruti
Hé le gogole
On dirait que chaque école a un arsenal d’insultes
Renouvelées chaque année
Et si un enfant se brise à l’école
Et que personne ne se décide à l’entendre
Fait-il encore du bruit ?
Ou est-il juste le bruit de fond sur une bande originale sans cesse répétée
Comme que les gens se contentent d’un « Les enfants peuvent être cruels » ?
Chaque école était un grand chapiteau
Et la hiérarchie était
Les acrobates au-dessus des dresseurs de lions
Les clowns au-dessus des forains
Et tous étaient des kilomètres au-dessus de nous.
Nous étions les bêtes de foire
Les garçons aux pinces de homard et les femmes à barbes
Des bizarreries
Jonglant entre la dépression et la solitude
Jouant seuls au jeu de la bouteille ****
Essayant d’embrasser nos blessures pour qu’elles guérissent
Mais la nuit
Quand les autres dormaient
Nous continuions à marcher sur la corde raide
A nous entraîner
Et oui,
Certains d’entre nous tombaient
Mais je veux leur dire
Que toute cette merde
Ce ne sont que des débris
Des restes quand nous décidons enfin de détruire tout ce que nous pensions être
Et si vous ne pouvez rien voir de magnifique en vous
Trouvez un meilleur miroir
Regardez d’un peu plus près
Observez un peu plus longtemps
Car il y a quelque chose en vous
Qui vous a fait continuer à essayer
Alors que tout le monde vous disait d’abandonner
Vous avez mis un plâtre sur votre cœur brisé
Et l’avez signé vous-même
Vous l’avez signé
« Ils avaient tort »
Car peut-être ne faites-vous partie d’un groupe ou d’une clique
Peut-être vous choisissaient-ils en dernier au basket ou à tout.
Peut-être rameniez-vous vos bleus et vos dents cassés
Pour dénoncer mais ne dénonciez jamais
Car comment rester droit sur le sol
Quand tout le monde voudrait vous enterrer sous celui-ci
Vous devez croire qu’ils avaient tort
Ils doivent avoir tort
Ou sinon, serions-nous encore là ?
On a grandi en apprenant à nous moquer du paria
Car on se voit en lui
Nous plantons nos racines dans la certitude que nous ne sommes pas ce qu’on disait de nous
Nous ne sommes pas des voitures en panne sèche bloquées sur une autoroute
Et si d’une manière ou d’une autre nous le sommes
Pas de problème
Il nous suffit de marcher pour aller chercher de l’essence
Nous sommes les membres diplômés de la classe de
« Va te faire foutre, on y est arrivé »
Pas les échos oubliés de voix hurlant
« Les insultes ne me feront jamais de mal »**
Bien sûr
Elles nous faisaient mal
Mais nos vies resteront toujours, à jamais
Un numéro d’équilibriste
Qui n’a que peu à voir avec la douleur
Et tant avec la beauté
* En anglais, côte de porc se dit "Pork chop" et un coup de karaté, "karate chop", d’où la confusion
** « Sticks and stones may break my bones, but names will never hurt me » : « Les bâtons et les pierres peuvent briser mes os, mais les insultes ne me feront jamais de mal », un dicton anglais populaire pour dire que les phrases d’autrui ne nous atteigne pas
*** En référence au blues, la déprime
**** Le jeu de la bouteille est un jeu traditionnel chez les ados américains, dont le but est d’embrasser une personne tirée au hasard.
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30 janvier 2013
Gangnam Flip
par Erwan Cario
L’utilisateur français de Youtube Etoilec1 s’était déjà fait remarquer pour ses flipbooks (suite de dessins qu’on anime en les faisant défiler avec le pouce) consacrés à l’animé Dragon Ball Z. Mais c’est grâce à sa dernière réalisation un peu folle qu’il devrait connaître la gloire qu’il mérite : la reconstitution minutieuse du clip de PSY, Gangnam Style. Il faut juste rajouter soi-même la musique.
Evidemment, un petit malin s’est amusé à monter la bande son... mais en dégradant l’image.
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7 janvier 2013
Vimeo : les 12 pépites de 2012
par Camille Gévaudan
Ce ne sont pas les jolies images qui ont manqué en 2012... et l’équipe éditoriale de Vimeo est bien placée pour le savoir. Elle surveille, chaque semaine, tout ce qui est mis en ligne sur l’outsider des plateformes vidéo : animation ou stop-motion, clips musicaux ou courts métrages de fiction, petites expérimentations graphiques et ambitieux projets documentaires. Les vidéos les plus intéressantes sont régulièrement mises en avant sur une chaîne spécifique, les Staff Picks. Et parmi tous ces titres accumulés au cours de l’année, l’équipe en a choisi douze, pour rimer avec « deux mille douze ». Une sélection rétrospective garantie « avec <3 ».
On y retrouve par exemple l’étonnant carnaval de Rio filmé en tilt-shift par Keith Loutit, dont nous avions déjà parlé à sa publication, mais aussi une animation française sortie des studios de Supinfocom à Arles — Le taxidermiste :
Coup de cœur pour Tame Impala, ses couleurs, ses formes et la texture de sa pâte à modeler. A savourer en plein écran :
Remarqué pour son magnifique Solipsist, Andrew Thomas Huang a été contacté cet été pour réaliser le clip de Mutual Core, pour Björk. Ces deux-là étaient faits pour s’entendre...
>> La sélection complète sur le blog de Vimeo
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2012 en 300 films
par Erwan Cario
C’est devenu un des rendez-vous incontournables de la fin d’année : le montage de Genrocks à partir des films sortis en salle sur les douze derniers mois. Après 270 films en 2010 (vidéo hors-ligne pour des soucis de droits toujours aussi ridicules), 230 en 2011, il revient avec une rétrospective 2012 avec plus de 300 films.
Comme toujours, Genrocks ne se contente pas de mettre des extraits bout à bout, mais il s’amuse à raconter une histoire. Et même si les films choisis sont presque uniquement américains, le résultat est fascinant.
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30 novembre 2012
Nintendo Remix
par Erwan Cario
Ce jour d’arrivée d’une nouvelle console est idéal pour un petit retour en arrière. Avec Nintendodope : A Brief History of Nintendo, l’agence Reverse Enginears revisite le temps d’un mix l’histoire des consoles de la firme japonaise, de la NES à la Wii.
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21 novembre 2012
L’argentine anime le forum des images
par Didier Péron

Le Carrefour du cinéma d’animation fête son dixième anniversaire au Forum des images.
Le pays invité cette année est l’Argentine, lieu d’origine de la petite Mafalda mais pas seulement… Son créateur, Quino, sera présent et une soixantaine d’étudiants vont réaliser un « cadavre exquis animé » à partir d’un de ses dessins. Le résultat sera projeté en clôture.
Autre événement de cette édition, la présence d’Eddie Bakshi, fils de Ralph Bakshi, l’homme qui a réalisé, en 1972, Fritz the Cat (ci-dessus) d’après le comics de Robert Crumb (premier dessin animé classé X outre-Atlantique) avant de se tourner vers des superproductions d’heroic fantasy telle qu’une première adaptation du Seigneur des anneaux en 1978 ou la comédie musicale en rotoscopie (American Pop, en 1981).
Paru dans Libération du 21 novembre 2012
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26 octobre 2012
Un Bruce Willis de destruction massive
par Erwan Cario
Le site Slacktory a réalisé un supercut compilant 26 films avec Bruce Willis montrant sa légère propension à tout détruire sur son passage. Le choix de la bande son est particulièrement judicieux.
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22 octobre 2012
L’homme à tête de clavier
par Sophian Fanen
Patrick Jean, réalisateur du classique Pixels, signe, avec Sébastien Loghman, le nouveau clip du producteur électronique allemand Boys Noize. Enfin la vérité sur le cimetière des ordinateurs ?
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5 octobre 2012
L’effet papillon
par Erwan Cario
Comme quoi, ce n’est pas toujours une bonne idée d’aller chercher du lait à l’épicerie d’en bas quand on est mal réveillé... The Butterfly Effect est un petit film d’animation réalisé par Dan Sumich, du studio londonien Passion Pictures, en partenariat avec les équipe du moteur 3D Unity.
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3 octobre 2012
Les courts bien en cour au cinéma des cinéastes
par Didier Péron

La Boîte de sardines - Louise-Marie Colon
La 8e édition du festival de courts métrages Court devant se déroulera au Cinéma des cinéastes à Paris, la programmation est comme à l’accoutumée pantagruélique et protéiforme. Il s’agit aussi bien de donner accès aux écrans et aux publics à des talents émergents issus des différentes écoles de cinéma internationales que de projeter des essais hors circuits institutionnels.
Cette édition, du 4 au 7 octobre, mélange fiction, animation, documentaire, avec un focus sur des films accompagnés de musique live, une invitation aux productions espagnoles… Parmi les initiatives, des producteurs et réalisateurs viendront parler des difficultés du passage entre réalisation de court et projet de longs (jeudi 4 octobre à 18 heures). Le président du jury fiction est le cinéaste Radu Mihaileanu, la marraine du festival Julie Gayet.
Paru dans Libération du 3 octobre 2012
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19 septembre 2012
Call me Gangnam
par Erwan Cario
Ce n’est pas le premier, mais le travail effectué par xaeroseven, utilisateur de SoundCloud, a le mérite d’être techniquement très abouti. Ensuite, on évitera de juger la qualité artistique de ce mashup. Prochaine étape, Call me Gangnam that I used to know ?
Et parce que vous ne les avez pas assez entendus, il nous faut absolument remettre ici les originaux. Vous n’êtes pas obligés de cliquer, hein ? (enfin, pour PSY, un peu, quand même).
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3 septembre 2012
Breaking Bad Remix
par Erwan Cario
Petite composition à partir d’extraits des deux premières saisons de la série Breaking Bad. La réalisation est brillante et le résultat reste en tête. Pas vraiment de gros spoiler à craindre, sauf peut-être si vous êtes en ce moment même en train de regarder ces épisodes. Breaking Bad, qui suit les aventures narcotiques de Walter White, en est actuellement à sa cinquième et dernière saison. A voir absolument.
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28 août 2012
Spectres sonores
par Sophian Fanen
Autoproclamé « laboratoire d’expérimentations », le groupe de designers Realität, installé à Mexico, a entrepris de figer en 3D la musique de ses disques préférés dans une série de « Paysages microsoniques ».
Pour cela, le spectre sonore généré par la musique a été figé et reproduit par les dernières technologies d’impression en relief. Le résultat montre la musique dans sa force mécanique : les poussées d’énergie créent de véritables pics rocheux, les silences des trous suspendus dans la matière.
Für Alina, le classique minimaliste du compositeur estonien Arvo Pärt, évolue par paliers francs, le doux Pink Moon de Nick Drake s’élève à peine, tandis que Third, de Portishead, laisse exploser ses rythmiques.
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20 juillet 2012
Musique digitale
par Sophian Fanen
Étudiante à l’École cantonale d’art de Lausanne, Joelle Aeschlimann a créé des boites à musique qui, chacune différemment, activent les formes et mélodies d’une application sur iPad.
Little Boxes ECAL/Joelle Aeschlimann from ECAL on Vimeo.
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13 juillet 2012
Beat NES
par Erwan Cario
Le musicien californien Yeuda Ben-Atar, alias Side Brain (site web, Soundcloud, Youtube), ne se contente pas de jouer avec les sonorités du jeu vidéo, il utilise aussi son interface. Il a en effet réussi à hacker le pad de la NES pour en faire un contrôleur musical.
Ce n’est pas une première pour lui, il avait déjà réutilisé de manière équivalente un pad arcade.
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26 juin 2012
London calling
par Sophian Fanen
Dans son projet City Symphonies, le Britannique Mark McKeague s’intéresse à la façon dont les mouvements jamais vraiment prévisibles des véhicules peuvent être représentés en sons.
Il a pour cela modélisé deux intersections londoniennes (Piccadilly Circus et la place du Parlement), dont les voies de circulation se transforment presque naturellement en portée musicale. C’est classique, mais bien exécuté.
On aimerait qu’un jour des voitures silencieuses improvisent des mélodies en passant dans la rue.
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30 mai 2012
Les fantômes du futur
par Marie Lechner
Nous sommes en 2040. Les Américains constituent une réserve de main-d’œuvre bon marché pour les Asiatiques. Le documentaire chinois se penche avec un mélange de paternalisme et de condescendance sur les « fantômes » (argot cantonais pour désigner les blancs) qui ont eu la malchance de naître dans les bidonvilles de Toronto.
Ghosts With Shit Jobs, film de science-fiction lo-fi de Jim Munroe, connu surtout pour ses romans graphiques et ses jeux vidéo indés, propose une galerie de portraits de ces travailleurs déclassés du futur, réalisant pour une bouchée de pain les jobs de merde qu’aucun Chinois ne s’abaisserait à faire. Il y a les fabricants de bébés, le concierge digital qui nettoie les mondes virtuels des contenus copyrightés, les ramasseurs de soie produite par des araignées géantes mutantes, ou encore ce humanspam glaçant, une femme séduisante dont le travail est de glisser dans la conversation ni vu ni connu des noms de marques en fonction des profils de ses interlocuteurs.
Le film d’anticipation, réalisé avec zéro budget et financé par Kickstarter, ne recourt à aucun gadget, ni aux effets spéciaux, les acteurs mimant simplement ces interfaces du futur. Car, estime le créateur, d’ici là, elles seront tellement sophistiquées qu’elles seront invisibles.
Tout le contraire de Parasite Choi, ce court métrage de sci-fi bouffi d’effets spéciaux, réalisé par « 15 artistes numériques de dix pays ».
Paru dans Libération du 26 mai 2012
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