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Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

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Hum, bizarre...

10 mai 2012

  • jeux

Les heures les plus sombres de Draw Something

par Camille Gévaudan

On a beau s’efforcer de penser à autre chose, il n’est pas si facile d’oublier les heures les plus sombres de notre histoire... Et si l’on n’y prend pas garde, on a tôt fait de laisser le troisième Reich submerger notre inconscient. On cauchemarde de nazis sanguinaires, on hallucine des croix gammées, on croit voir surgir Hitler dans son assiette de spaghetti bolognaise. Si, si ! Cette affection psychologique n’est certes pas très connue, mais elle transparaît clairement chez quelques individus fragiles, tel cet artiste en herbe qui sévit sur Draw Something.

Dans cette application de « Dessinez c’est gagné » qui fait un tabac sur les smartphones, il dessine Hitler. Systématiquement. Quelle que soit la consigne donnée par le jeu. Il faut croquer une écharpe ? C’est Hitler qui la porte. Un tibia ? Facile : Hitler en short. Godzilla ? No souci, on lui met des brassards ornés de la svastika. Un fil à dents ? Eh bien quoi, Hitler aussi surveille son hygiène dentaire...

 

 

Pour ne pas embrouiller son partenaire de jeu, le mystérieux traumatisé montre d’une flèche la partie du dessin qu’il faut deviner, et précise « Ignore Hitler ».

Ses chefs-d’œuvre sont désormais regroupés sur un blog et une page Facebook (à prendre au troisième ou quatrième degré, bien sûr). Il ne reste plus qu’à répandre cette drôle de mode parmi d’autres utilisateurs de l’application pour voir naître le premier mème made in Draw Something !

 

 


Hum, bizarre...

19 avril 2012

  • internet

L’attaque des chats

par Camille Gévaudan

« Cette vidéo annonce les événements qui surviendront en 2012, expliquent les réalisateurs de ce très what-ze-fuck Attack of the Cats. Ne vous faites pas d’illusions : les chats de tous les continents ont déjà commencé à mettre en œuvre leur plan de domination du monde. » Nous, c’est ce qu’on a toujours dit.

 


Hum, bizarre...

6 avril 2012

  • médias

Le CSA se penche sur un spot proche des idées de Sarkozy

Est-ce une pub, ou un spot UMP ? Depuis mi-mars, BFM TV, BFM radio et RMC diffusent une campagne de l’Institut Montaigne, un think tank libéral réputé proche du patronat et de l’UMP. Officiellement, il s’agit de promouvoir une trentaine de propositions de l’institut.

Mais le message ressemble à s’y méprendre au projet de Nicolas Sarkozy. A tel point que, selon le Nouvel Observateur, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) est en train d’instruire le dossier. Il dira si cet achat d’espace publicitaire respecte ou non la législation. Alors que télés et radios sont soumises à l’obligation de stricte égalité de temps de parole entre les dix candidats à la présidentielle, les médias de NextRadioTV diffusent jusqu’à neuf fois par jour cette campagne aux spots d’une minute, format inhabituel pour une pub.

 

 

La majorité des propositions du think tank sont d’inspiration libérale : assouplissement des conditions de rupture d’un CDI, instauration d’un chèque syndical, réduction des cotisations patronales, légalisation des statistiques ethniques dans les entreprises… Certaines reprennent carrément des arguments de campagne de Nicolas Sarkozy, notamment sur la TVA sociale. La diffusion des publicités prendra fin une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle.

 

Paru dans Libération du 5 avril 2012


Hum, bizarre...

16 mars 2012

  • internet

Twitter : Le Keyboard Cat discriminé ?

par Camille Gévaudan

Quand on présente sa candidature à la présidence des États-Unis, il s’agit d’avoir l’air sérieux. Y compris sur les réseaux sociaux, que tous les candidats exploitent à fond pour faire circuler leurs idées et l’agenda de leur campagne. Ils prennent donc soin de demander à la direction de Twitter un « compte vérifié », également appelé « profil certifié », qui garantit l’identité de son propriétaire.

 

 

@BarackObama, @RickSantorum, @MittRomney... Tous disposent de leur petit macaron bleu pour indiquer aux internautes qu’ils sont bien aux commandes de leur compte Twitter et qu’il ne s’agit ni d’une parodie ni d’une usurpation d’identité. Tous ? Non. Un candidat n’a toujours pas de compte vérifié.

Le Keyboard Cat, qui a annoncé sa candidature en novembre 2011 et inscrit l’éradication de la pauvreté dans son programme politique, semble faire l’objet d’une odieuse discrimination. Qui sait s’il n’y a pas eu des pressions en haut lieu pour le mettre à l’écart, pour des sombres raisons de racisme anti-chat ?

En tout cas, la twittosphère se rebelle. Depuis hier, des milliers d’internautes postent des messages de soutien et apostrophent la direction de Twitter avec le hashtag #verifykeyboardcat.

 

 

Même le Nyan Cat s’est mobilisé, par solidarité féline.

 

 

Nous espérons qu’un relais de cette sombre affaire politique sur Ecrans.fr pourra influencer le cours des choses, et tenons en attendant à exprimer, nous aussi, tout notre soutien au candid-chat. #verifykeyboardcat !


Hum, bizarre...

13 mars 2012

  • internet

Vos paupières sont lourdes...

par Camille Gévaudan

 

Resn est une agence néo-zélandaise de design numérique dont le site officiel est décoré de moult cygnes aux ailes déployées, dinosaures multicolores, chevaux au bord d’un lac et chauve-souris zombie en suspension, ce qui dénote déjà une certaine maîtrise de l’esthétique LOL / WTF séduisant à coup sûr les gens qui passent trop de temps sur Internet.

Sur le site en question, une page s’appelle Threaded. On ne sait pas bien comment elle est arrivée là, ni pourquoi. Les designers de Resn disent ne pas le savoir eux-mêmes. Elle héberge « une expérience interactive sur le transfert numérique de l’intelligence artificielle vers un instrument humain, qui ressentira une réponse tactile aux stimuli du monde réel, tel qu’une bucolique balade le long d’une plage de sable blanc ». Autrement dit n’importe quoi... Mais un n’importe quoi assez captivant, et en plus il y a des chats.


Hum, bizarre...

12 mars 2012

Un fonds de superstition

par Marie Lechner

 

Il existerait « une corrélation inquiétante entre la construction de tours et la survenue imminente de krachs », d’après des analystes de la banque Barclays Capital, citant le cas de la construction de l’Empire State Building qui précède la Grande Dépression. C’est ce genre de liens bizarres qu’examine Shing Tat Chung dans son projet Superstitious Thoughts.

« Le niveau de superstition augmente, lié à l’instabilité contemporaine, causée par les incertitudes financières et économiques », constate l’artiste, qui estime que les marchés et leurs comportements erratiques sont un terreau particulièrement fertile. Le designer développe d’ailleurs un algorithme de trading baptisé Uncanny (troublant) algorithm. Durant un an, il va acheter et vendre sur le London Stock Market des actions de façon totalement irrationnelle, posant la superstition comme seule logique. Il se fondera sur des croyances collectives, comme la peur du nombre 13 ou l’opportunité de vendre avant la survenue d’une éclipse. Et pourquoi pas ? Il y a bien des hedge funds qui recourent à l’astrologie, ou des traders qui achètent selon la direction des tétons de la fille de la page 3 du tabloïd britannique The Sun…

 

Paru dans Libération du 10 mars 2012


Hum, bizarre...

27 février 2012

  • internet

Amis en miettes

par Marie Lechner

Pig Pile

 

Invité par la galerie en ligne Fach and Asendorf, l’artiste Rollin Leonard fait subir un sort peu enviable à ses amis, dont il réinvente l’anatomie dans l’expo en ligne « Réarrangements ».

Manipulant leurs photos, il déplace les pixels, les atomisant ou les brassant comme des cartes, selon la technique du mélange pharaon. Les amis sont désintégrés en essaims de pixels ou découpés en tranches. Des visages s’écrasent dans un baiser collision et les corps tombent et s’aplatissent au sol, transformés en tas dans Pig Pile ou en flaque (Splat, Josh).

 

 

Son goût pour la décomposition des corps, du sien en particulier, s’exprime également sur son site où il fait onduler son nombril dans une étrange danse du ventre (Belly wave ou Spiral Unravel/Ravel).

 

 

Paru dans Libération du 25 février 2012


Hum, bizarre...

8 février 2012

  • internet

Les sosies sont six

par Sophian Fanen

Vous ne vous êtes jamais dit que votre voisin de train ou de fil d’attente ressemblait à un personnage de fiction ? Le magazine Spray a rassemblé six exemples de ce genre de clichés furtifs et troublants où on ne sait jamais vraiment différencier l’imitation du hasard.

 

 

 


Hum, bizarre...

30 janvier 2012

  • internet
  • high tech

Brouille ta bouille

par Marie Lechner

 

Dans sa vidéo Philip K. Dick Mascarade, l’artiste FreeKa Tet endosse le « complet brouillé » (« scramble suit ») tel que décrit par l’écrivain dans son roman Substance mort (A Scanner Darkly). Un procédé électronique projette en alternance sur celui qui le porte le visage et le corps d’un million de personnes à une telle vitesse que l’on ne perçoit qu’une image floue, nébuleuse. Un manteau d’invisibilité qui permet de se dissimuler sous de multiples apparences et qui fait qu’on ne peut ni décrire ni se souvenir de celui qui le porte.

 

 

Le « complet brouillé », seul élément de science-fiction du roman, est aujourd’hui devenu réalité, et chacun peut se l’approprier, puisque l’application utilisée par FreeKa Tet et développée par Kyle McDonald est disponible en ligne. Les images sont calibrées sur votre propre visage — filmé par une webcam — qui devient la surface sur laquelle s’impriment ces figures aux traits mouvants se mêlant les uns aux autres.

 

 

Le même Kyle McDonald avait réalisé quelques mois plus tôt un Face Substitution, où il se métamorphosait en personnages célèbres (Marilyn, Brad Pitt, Obama, Steeve Jobs, etc.). Dans un style similaire, le Faces d’Arturo Castro ou encore la déclinaison spéciale Halloween de l’artiste japonais Daito Manabe.

 

Paru dans Libération du 28 janvier 2012


Hum, bizarre...

5 janvier 2012

  • internet

Mais pourquoie ?

par Sophian Fanen

Party Rock Anthem, la Macarena 2011 signée par les infâmes LFMAO (ne laissez JAMAIS vos enfants approcher de leur musique) a mené à de nombreuses flashmobs plus ou moins réussies à travers le monde ces derniers mois. Mais la plus fascinante est de loin celle-ci. Une façon de dire que les fans du duo formé par le fils et le petit-fils du producteur Berry Gordy sont des pigeons ?

 


Hum, bizarre...

14 décembre 2011

  • internet

Super saucisse à la rescousse

par Camille Gévaudan

Ou comment le hot-dog inventa le hot-doigt.

 


Hum, bizarre...

9 décembre 2011

  • internet

La chasse d’eau est ouverte

par Camille Gévaudan

 

Sur une carte Google Maps en vue « satellite », un petit point bleu avance lentement mais sûrement, à une vitesse moyenne de 5 km/h. On ne connaît pas sa destination, mais lui sait très bien où il va. Il sort du palais de l’Elysée, bifurque vers la gauche, puis remonte les Champs-Elysées… jusqu’à atteindre un centre de traitement des eaux usées. Car tout poétique qu’il soit, ce petit point bleu traversant Paris d’un air qu’on imagine déterminé ne représente qu’un vulgaire étron.

Lancé à l’occasion de la 10e Journée mondiale des toilettes (si, si, ça existe), le site Flush Tracker propose donc de répondre à une question essentielle qu’on ne s’était pourtant jamais posée  : « Où vont vos selles une fois que vous avez tiré la chasse  ? »

Le choix de l’Elysée comme point de départ par défaut n’est qu’une blagounette destinée à nous faire rire bêtement. Le véritable intérêt de l’outil est de pouvoir entrer sa propre adresse pour suivre, dans les conditions du direct, la dernière chasse d’eau que l’on a tirée… Et se réjouir de « la chance que nous avons d’avoir des égouts » dans nos contrées occidentales.


Hum, bizarre...

9 novembre 2011

  • internet

Moustacheveux

par Camille Gévaudan, Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos

« Quand les hommes se mêlent aux moustaches qui se mêlent aux cheveux qui se mêlent aux moustaches qui se mêlent aux cheveux qui se mêlent aux MOUSTACHEVEUX. »

 

 

 

 

Etc, etc...


Hum, bizarre...

28 octobre 2011

  • internet
  • téléphone

Duo avec Siri

par Camille Gévaudan

Jonathan Mann écrit, compose et chante une chanson par jour, qu’il uploade ensuite sur YouTube sous les oreilles ébahies de ses 100 000 fans fidèles. Forcément, vu le rythme de travail, certaines de ses compositions sont plutôt bâclées (on ne lui pardonnera jamais sa proposition de publicité pour Microsoft, par exemple). Mais on lui doit tout de même quelques perles, comme cette très étrange déclaration d’amour à Ginny Weasley — la petite amie d’Harry Potter, oui oui, elle-même.

D’humeur romantique la semaine dernière, Jonathan Mann s’est à nouveau épris d’un personnage fictif vaguement féminin... l’assistant vocal de l’iPhone 4S, Siri. Sa voix est robotique, son intelligence plus que limitée et ses répliques à la limite du flippant, quelque part entre HAL 9000 et GLaDOS. Mais en duo avec un humain, il (elle ?) est irrésistible.

 


Hum, bizarre...

11 octobre 2011

  • internet

Dis-lui dis-lui Wiki #Wikipop

par Camille Gévaudan

C’était une soirée comme les autres sur Twitter. Les sites d’actu annonçaient leurs articles, les journalistes live-tweetaient la télé, les politiques récitaient leur emploi du temps médiatique, les copains de la vraie vie twitpiquaient leur dîner, les loleurs lolaient, et les wikipédiens wikipédiaient.... en écoutant du Balavoine.

C’est là que tout a basculé.

« File » = fichier photo, sur la médiathèque libre Wikimédia Commons.

 

Peut-être était-ce une simple soupape de sécurité que @K_rho a ouverte à ce moment-là, pour soulager @JeanFred de son fastidieux travail. Peut-être était-ce la météo maussade ou encore l’approche de la pleine lune... On ne saura sans doute jamais ce qui a déclenché cette vague de folie, mais le fait est que, hier soir, sans crier gare, l’inimitable bande de twitteurs wikipédiens francophones a brusquement inondé notre timeline d’un nouveau genre musical qui restera dans les annales de Twitter : le #wikipop.

Le sens des paroles n’est pas immédiatement accessible aux novices... Aussi vaut-il mieux, pour les lecteurs qui ne parlent pas couramment le wikipédien, s’armer d’un dictionnaire du jargon encyclopédique pour apprécier ce qui suit.

 

Et pour garder une trace plus exhaustive de cette envolée lyrique, @alphosWP a commencé à compiler sur une page dédiée tous les tweets #wikipop de la nuit... avec sources, liens et références. On ne refait pas un wikipédien !


Hum, bizarre...

21 septembre 2011

L’étrange en six faces

par Virginie Malbos

Il y a des sites qui mériteraient à eux seuls la création d’une nouvelle rubrique. Celui de l’Américain Jason Nelson, professeur d’Internet Art et de littérature électronique en Australie, est de ceux-ci, avec un intitulé tout trouvé, heureux mélange de trois de nos sympathiques tags : « Hum, bizarrement étonnant, noooooooon ? » Car comment réagir autrement face à Six sided strange, la nouvelle oeuvre de cet net-artiste qui nous laisse un peu, beaucoup, pantois. Approximativement, cela ressemble à une série d’œuvres artistiques : douze tableaux, construits à partir de Rubik’s cubes impossibles à résoudre, et incluant du texte, en anglais. Une espèce de puzzle, voire de sculpture interactive construite autour d’un cube central, et ornée de pixels et de lignes colorées qui circulent. Autrement dit, on n’a pas tout compris.


Puzzle 6, cela se complique et ne ressemble plus du tout à un Rubik’s cube.

Mais heureusement, lors d’une interview accordée au Guardian, Jason Nelson s’explique : « J’ai toujours été fasciné par le Rubik’s cube, voyant cette boîte comme une construction sociétale qui démontre comment nous aimons et haïssons les Borgs (Star Trek) et leurs super-technologiques vaisseaux de forme carrée. Avec Six sided strange, je voulais jouer avec cette forme et créer une série de sculptures interactives numériques, d’étranges et multi-dimensionnels espaces narratifs jouant avec la couleur, le mouvement et les monstres pixelisés. Il y a même des récompenses cachées près de combinaisons impossibles. » Hum, bizarrement étonnant, noooooooon ?

Totalement largués, on a donc essayé de comprendre par nous même, via le site de l’artiste Net Art/Digital Poetry Games. Une très mauvaise idée : on apprendra alors que celui-ci n’en est pas à son premier essai, et a déjà signé de nombreux jeux artistiques. Parmi eux, Game, game, game and again game et I made this. You play this. We are enemies, homogènes dans la circonspection qu’ils provoquent chez nous.

Et plus récemment Scrape Scraperteeth, une œuvre commandée par la San Francisco Gallery of Modern Art. Pas avare d’explications, l’artiste détaille : « Scraperteeth Gratter, une monstruosité / jeu / poésie artistique, est inspiré par la ville de Gold Coast, en Australie, où j’ai vécu et vaguement enseigné les sept dernières années. [...] Chaque niveau du jeu est une image, un croquis du panorama de la ville. L’idée est simple. Pour voir d’autres bâtiments et une petite partie d’océan, le public est hypnotisé par la négociation de ses futurs revenus afin d’obtenir des petites boites empilées de béton. Le jeu tourne autour de cette folie immobilière. » Cette fois, on a pigé (enfin on croit). Mais cela ne nous explique toujours pas le coup du Rubik’s cube.


Hum, bizarre...

29 août 2011

  • internet

Uchronies postales

par Julien Pépinot

Le cours de l’Histoire ne tient pas à grand chose : une invasion d’aliens, une révolte de robots détraqués, un lézard radioactif mutant qui attaque subitement New York... Et notre présent serait bien différent. Certes, rien de tout cela n’est arrivé. Ce qui n’empêche pas de se demander : et si... ?

Cette simple interrogation donne lieu à une série, Alternate Histories, mise en scène par l’Américain Matthew Buchholz. Ce dernier détourne de vieilles cartes postales pour imaginer des uchronies plus étranges les unes que les autres. On y croirait presque.

Une bête gigantesque attaque le port de Boston au XVIIIème siècle.

La mort du général Albertus Frankenstein (en lieu et place de Joseph Warren) à la bataille de Bunker Hill lors de la guerre d’Indépendance des États-Unis.

Les Jeux olympiques zombies de 1932 à Los Angeles.


Hum, bizarre...

25 août 2011

  • internet

Le blues de l’astronaute

par Julien Pépinot

On imagine bien ce pauvre Astronaute, devant sa télévision le 21 juillet dernier, assister à l’atterrissage définitif de la dernière navette spatiale US, Atlantis. Peut-être même faisait-il partie de l’équipage de ce vol, marquant la fin de la conquête spatiale américaine : Le mystère demeure.

Ce qui est sûr, c’est que l’homme derrière le scaphandre n’a pas bien pris la décision d’Obama, mais alors pas bien du tout. Mis au chômage technique, se sentant inutile, déprimé, il met fin à ses jours dans une série de 14 clichés absurdes, Astronaut Suicides, que l’on doit au photographe Neil Dacosta.

En espérant que le malheureux trouvera sa place parmi les étoiles. Plus que la fin d’un astronaute, la fin d’une ère.


Hum, bizarre...

22 août 2011

  • internet

Cadavre épique

par Geoffroy Husson

DR

On connaît les cadavres exquis, ces histoires collaboratives, souvent drôles, parfois poétiques. Contrairement à l’idée reçue, le cadavre exquis n’est pas exclusivement textuel, il prend aussi la forme de dessins. C’est suivant cette idée que Xavier Barrade a décidé de s’appuyer sur le net pour lancer son projet Epic Exquisite Corpse, ou le cadavre exquis pour les nuls et à (très) grande échelle.

Il suffit de cliquer sur Draw pour se mettre à dessiner à la souris ou la tablette graphique, tout en prolongeant les gribouillis cernant notre petit carré. En quelques secondes, ou minutes pour les plus précautionneux, on a ajouté nos pixels à l’édifice. A l’heure actuelle, 18 516 espaces ont été remplis, sur le million que propose le site. Allez, un petit effort, on approche des deux pour cent.


Hum, bizarre...

29 juin 2011

  • internet

Le Fomo, syndrome très Net

par Emmanuèle Peyret

 

Ah, chouette un nouveau concept. Euh, non, un nouveau syndrome, apparu dans le Urban Dictionary (dico en ligne alimenté en temps réel par des internautes aux taquets).

Donc le Fomo, pour « Fear of missing out », ravage ceux qui sont accros aux réseaux sociaux : c’est l’angoisse de manquer quelque chose. Quand tu vas sur la Toile, les autres ont toujours l’air de s’éclater et de faire des choses passionnantes ? Tu n’arrives plus à faire de choix, de peur d’en rater, tellement tu es sollicité ? Tu as pris l’habitude névrotique de reporter des rendez-vous parce que mieux s’annonce ? Pas de doute, tu souffres d’un Fomo, ou la paralysie devant le possible mauvais choix.

Bon, ça existait déjà du temps où il fallait choisir entre la soirée de Patrice et celle à Jean-Marc. Mais là, il y a néoconcept, on s’incline.

 

Paru dans Libération du 28 juin 2011


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