mardi 4 janvier 2011 12:50
« À la Réunion, il semble qu’Hadopi n’ait pas fait de victime. »
par Camille Gévaudan (l'article, pas la citation)
tags : géographie , Hadopi , Outre-Mer
« L’objectif poursuivi par la loi Hadopi est louable, car il est plus que jamais urgent de trouver un moyen de protéger les artistes. Mais la vraie question est de savoir si la solution préconisée par le gouvernement sera efficace », observait en 2009 Alain Courbis, président du Pôle régional de musique actuel de la Réunion (PRMA). Un an et demi plus tard, on ne sait pas encore si les mesures « pédagogiques » d’Hadopi découragent réellement les téléchargeurs de France métropolitaine, mais il est clair que le dispositif manque d’efficacité outre-mer. « À la Réunion, il semble qu’Hadopi n’ait pas, pour l’instant, fait de victime, lisait-on la semaine dernière sur Clicanoo.re, spécialisé dans l’actualité de l’île de la Réunion. Les fournisseurs d’accès à Internet promettent ne pas avoir été saisis par Hadopi afin qu’ils livrent l’adresse de l’internaute à partir de son adresse IP, autrement dit la carte d’identité de l’ordinateur. » Un « fin connaisseur du secteur des nouvelles technologies » confirme dans l’article qu’il est effectivement « compliqué de repérer les internautes qui téléchargent illégalement à la Réunion ». Les raisons en sont techniques, comme l’explique Numerama : Trident Media Guard, la société chargée de « flasher » les téléchargeurs sur les réseaux peer-to-peer, utiliserait des filtres basés sur les registres européens du RIPE pour reconnaître les adresses IP françaises. « Or les adresses attribuées aux internautes de l’Ile de la Réunion ne figurent pas dans les plages du RIPE. Ce qui les place, au moins actuellement, hors du radar de TMG. »
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