Apple : tout va très (très très) bien
Apple a annoncé hier des bénéfices et ventes « record » au premier trimestre de son exercice décalé, tirés en particulier par les ventes d’iPhone 4S. L’action s’envolait de 8% à 454 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance officielle de Wall Street. « Nous sommes ravis de nos résultats exceptionnels et de nos ventes record », a commenté Tim Cook, directeur général d’Apple. L’entreprise, qui a perdu début octobre son mythique co-fondateur et PDG Steve Jobs, bénéficie « d’une dynamique incroyablement forte, avec de nouveaux produits fantastiques dans les tuyaux », a-t-il ajouté dans un communiqué. Son bénéfice a plus que doublé sur un an à 13,1 milliards de dollars lors des trois derniers mois de l’année. Le chiffre d’affaires est également largement supérieur aux prévisions, avec une progression de 73% sur un an à 46,3 milliards de dollars. Le fabricant californien se félicite des « ventes les plus élevées jamais enregistrées » de téléphones iPhone, de tablettes iPad et d’ordinateurs Mac, entre octobre et décembre.
Le groupe a vendu 37,04 millions d’iPhone au cours du trimestre, soit un bond de 128% sur un an, 15 millions d’iPad (+111%), 5,2 millions de Mac (+26%) et 15,4 millions de baladeurs iPod (+21%). Le directeur financier Peter Oppenheimer a souligné que l’iPhone 4S, lancé courant octobre, avait particulièrement dopé les ventes de smartphones du groupe. L’iPad s’est également révélé « particulièrement populaire pendant la saison des fêtes », se sont félicités les dirigeants d’Apple, notant que la tablette était de plus en plus adoptée par le monde de l’entreprise et dans l’enseignement. La marge brute a quant à elle doublé, démontrant que les coûts de fabrication, de recherche et développement et de commercialisation augmentent moins vite que les recettes du groupe à la pomme. Le groupe, qui a généré plus de 17,5 milliards de dollars de flux de trésorerie pendant le trimestre, se trouve aujourd’hui face à un problème épineux : que faire de son argent ? « Nous discutons activement de la manière dont nous pouvons utiliser nos liquidités mais n’avons rien à annoncer pour le moment », a indiqué le directeur financier. Interrogé sur la concurrence des tablettes moins chères comme la liseuse Kindle d’Amazon, il a estimé que « les tablettes à fonctions limitées comme les liseuses électroniques n’entrent pas dans la même catégorie que l’iPad ». Avant d’ajouter : « Je ne pense pas que quelqu’un qui possède un iPad se contenterait » d’un produit dédié à une seule fonction. (AFP)
Il y a 25 réactions à cet article.
Lire les réactions.Réagir à cet article.
Partager cet article
Partager TweetSur les mêmes thèmes:


