jeudi 16 avril 2009 18:42
Assassin’s Creed 2 : « l’histoire, une source privilégiée d’inspiration »
par Erwan Cario
tags : interview , Assassin’s Creed
Ezio, le héros d’Assassin’s Creed 2 - DR
C’est un des jeux les plus attendus de 2009. La suite d’Assassin’s Creed, succès à l’ampleur inattendue (plus de huit millions d’unités vendues) de la fin d’année 2007 commence tout juste à se dévoiler. Personnage séducteur, avec de nouvelles capacités évoluant dans l’Italie de la renaissance, le menu est plutôt alléchant. On a par ailleurs essayé de faire un petit bilan de ce qu’on connaît à l’heure actuelle. L’occasion pour nous de poser quelques questions par mail à Patrice Désilets, réalisateur à Montréal du premier et du deuxième épisode, que nous avions déjà rencontré en 2007. Vous pouvez aussi écouter le dernier numéro de notre podcast Silence on joue où le sujet est abordé
Lors de notre précédente rencontre, vous sembliez très attaché à l’histoire, au fait que le jeu vidéo permette de se promener dans différentes époque. Mais il y a tellement d’époques inexplorées. Pourquoi l’Italie de la renaissance ? Comment s’est prise cette décision ?
Altaïr, le héros du premier épisode, n’était pas vraiment du genre sociable, ce qui semble plutôt naturel pour un assassin, mais pour Ezio, on parle même d’un séducteur, pourquoi ce revirement ?
150 personnes, ça semblait déjà beaucoup, mais 300 !? C’est encore possible de faire un jeu avec une “âme” avec tout ce monde ?
En ce qui concerne les scènes “WOW !”, vous allez nous refaire la même chose (des vues en altitude et des plongeons dans le vide) ? Vous avez cherché d’autres pistes ?
Assassin’s Creed a été un gros succès. On a plus de pression quand on travaille sur une nouvelle grosse licence, ou quand on réalise une suite qui n’a pas vraiment le droit à l’erreur ? Du coup, quelles étaient vos plus grandes craintes au début du projet ?
A la fin du développement du premier Assassin’s Creed, avant même d’avoir vraiment réfléchi à la suite, de quoi aviez-vous envie pour ce deuxième épisode ?
La première chose qui m’est venue à l’esprit était de poursuivre l’aventure de Desmond et de ces ancêtres. J’avais l’impression d’avoir ouvert tout plein de portes et j’avais hâte de pouvoir en fermer quelques-unes. Pour moi, Assassin’s Creed est beaucoup plus qu’un jeu, c’est tout un univers que nous avions créé et j’avais simplement hâte d’y revenir. J’avais hâte de voir où le tout allait nous amener sur le plan créatif... Je voulais aussi « réparer » certaines erreurs, comme la répétitivité ou encore de belles grandes villes un peu vides.
En effet, j’ai souvent dit que l’Histoire constitue pour moi une source privilégiée d’inspiration. Et je crois que le jeu vidéo est le médium idéal pour communiquer sur le sujet. L’idée de faire AC2 pendant l’époque connue sous le nom de la Renaissance et en Italie est venue de notre scénariste Corey May qui avait fait une liste de périodes et de lieux potentiels pour la suite des choses. C’est ensuite en meeting créatif que nous avons pris la décision d’y aller avec l’Italie de la Renaissance, avec Florence, Venise et la Toscane… Nous avons choisi cette époque pour le moment pivot de l’Histoire qu’elle nous permettait de vivre, ainsi que des personnages qu’elle nous donnait à rencontrer.
DR
Pour deux raisons : j’avais envie d’un personnage qui est socialement plus profond et deuxio je voulais un peu plus de femmes dans le jeu (il n’y en avait que 2 dans tout AC1)… et pour faire un perso séducteur il faut le faire italien, non ?
Oui, c’est possible, mais ça demande un don de soi de tous les instants, mais surtout il faut qu’une partie de l’équipe d’AC1 soit de retour pour AC2 afin « d’évangéliser » les autres. Nous avons cette chance... L’âme reste la même donc et elle s’améliore de tous les nouveaux. Il faut aussi être en mesure de communiquer la vision devant une grande foule. ceci dit, je me confesse, je ne connais encore pas tous les membres de mon équipe par leur prénom…
DR
Ce qui a rendu AC1 spécial est de retour, c’est notre signature en quelque sorte, donc les sauts dans le vide, les combats… mais on a travaillé très fort pour rajouter des mouvements d’assassinat qui j’espère deviendront aussi iconiques que le saut de l’ange le fut pour AC1.
La pression est toujours présente peu importe le succès, mais aujourd’hui elle me semble moindre car je connais mon sujet, ce qui était moins le cas pour AC1. Il nous fallait toujours vendre l’idée, le concept, alors que cette fois, tu dis « AC2 » et tout le monde t’écoute, ça facilite grandement les choses. Personnellement c’est la première suite de ma carrière, alors c’est tout nouveau tout beau et j’aime bien en fait.
Il y a 6 réactions à cet article.
Lire les réactions.Réagir à cet article.
Partager cet article
Partager Tweet
Actualit
Lib.fr
Jeux
PLUS D'INFOS SUR:
Dixit
« C’est un peu comme si vous rajoutiez des dizaines de bières sur le plateau d’un serveur : au bout d’un moment, il tombe. »
De saison
L’hommage de Google à François Truffaut
François Truffaut aurait eu 80 ans ce 6 février 2012. Google en fait donc son Doodle du jour.







