Assistance à gogos
La Coopération française briefe les nouveaux venus sur le site.
par Luc Peillon
tags : univers persistants , second life , réseau social
© Marco Cadioli
«Comment gagner des sous?» Mackenzie Macardle le confirme, tous les Français qui débarquent dans son bureau depuis janvier posent la même question. La faute aux médias, «qui ont fait croire que l’on pouvait gagner facilement son Smic sur Second Life». Responsable de la Coopération française sur l’area 51, ce professionnel du podcast sur Internet dans la vraie vie a voulu créer un «lieu communautaire et non lucratif». Un espace d’échanges de bonnes infos et de mises en garde contre les arnaques. «Les nouveaux venus à la recherche de quelques Linden dollars tombent dans tous les pièges.» Le plus courant? Le réseau pyramidal, où l’on demande au bleu de donner 50 Linden dollars avec la perspective d’en récupérer dix fois plus. Avant, bien sûr, de ne jamais revoir sa mise. L’autre arnaque pour l’avatar crédule est d’acheter des freebies, des objets pourtant libres de droits. Plus grave: l’embrouille immobilière, où l’acheteur d’un terrain n’aura pas contrôlé ce qui se construira en face ou à côté. Ségolène Royal a ainsi vu pousser à deux pixels de son siège de campagne... une série de boutiques de lingerie coquine. D’autres achètent une villa face à la mer, parfois très cher, avant de voir le propriétaire de l’île élever un gratte-ciel en plein vis-à-vis. «Il y a une vraie méconnaissance du jeu pour ceux qui débarquent, alors qu’un simple clic permet de vérifier l’identité du propriétaire ou les règles régissant le terrain», rappelle Mackenzie Macardle. Sa Coopération française, forte de 2 000 membres, est un des endroits incontournables pour tout nouveau venu sur Second Life.
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