jeudi 24 novembre 2011 15:55
Avec un ciel si bas, qu’une Google Car s’est perdue
par Camille Gévaudan
tags : vie privée , Google Street View , Belgique
Pegman, la mascotte de Google Street View, visite la Belgique...
Cela fait seulement quatre ans et demi que Google Street View a débarqué sur nos écrans... Et pourtant, il semble faire partie du paysage internautique depuis toujours. Parti de quelques villes américaines, le service a ensuite couvert le parcours du tour de France puis l’Hexagone en entier, le Japon et l’Australie, l’Afrique du Sud, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Scandinavie, le Brésil et même les manchots d’Antarctique... Bref, toute la Terre est occupée. Toute ? Non ! On vient de découvrir ce matin, avec stupéfaction, qu’un petit pays au cœur de l’Europe occidentale avait résisté encore et toujours aux Google cars... En bleu foncé les pays couverts par Street View, en bleu clair les pays qui le seront bientôt Mais si, là, regardez !
Comment la Belgique avait-elle pu échapper aux caméras à roulettes ? Google a eu quelques démêlés juridiques dans le pays, où il a dû verser 150 000 euros d’amende cet été pour avoir capté « involontairement » des données personnelles via les antennes Wi-Fi de ses voitures, mais la polémique n’a pas retardé la mise en place du service. Peut-être que la Belgique n’était tout simplement pas prioritaire dans le planning surchargé de Google... Et pourtant, ils le disent eux-mêmes : « la Belgique est un petit pays par sa superficie, mais grand par sa culture. 300 châteaux, 40 sites classés au patrimoine mondiale de l’Unesco, 200 musées, 500 bières et 2 000 chocolateries... » Ça en fait, des photos à prendre !
L’Atomium de Bruxelles
Le grand canal de Gand La Grand Place de Bruxelles Aujourd’hui, les Belges découvrent donc simultanément les beaux clichés des Google Cars — leur retard a permis de bénéficier d’une couverture quasi-complète du pays à l’ouverture du service — et les inévitables questions de vie privée qui les accompagnent. Sypol, un syndicat policier, y voit par exemple un « outil de repérage » offert sur un plateau aux « auteurs de vols qualifiés dans des habitations, de home jackings ou autres tiger kidnappings »...
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