vendredi 19 janvier 2007 14:12
Bienvenue dans la déprime post-Noël
par Miss Gloss (recueilli par Stéphanie Estournet)
tag : wii
Toutes les deux semaines, en alternance avec le Professeur Scrine, retrouvez le maraboudficelle de Miss Gloss.
Josy a été malade au sortir de la niche de Noël. Dinde toute sèche aigrie de son sacro-saint shopping de fêtes, elle a appelé le lendemain pour sous-entendre, bitch, que les huîtres n’étaient peut-être pas très fraîches « sans parler du reste ». Tout encore imprégnée de l’esprit de Noël, vous lui avez fait parvenir une boîte de charbon et une d’Imodium par Chronopost, avec un mot de remerciement « pour le délicat réveillon » que vous aviez « une fois de plus » partagé (aux dernières nouvelles, elle n’est toujours pas sortie de la case Toilette, et envisage un stage chez un purgatologue). Tout aurait donc pu être pour le mieux s’il n’y avait eu cette terrible engueulade avec votre tendre – que, du coup, vous estimiez beaucoup moins tendre, voire complètement rassis du bec, un vrai marron pourri, même pas fichu d’enfiler son string bonbons sans l’exploser. Heureusement, dès la Saint-Sylvestre, vous vous retrouviez, avec quelques collègues de travail autour d’une Wii, pour un réveillon ludique. Là, dansant avec cette manette d’un nouvel âge parmi des lapins et des boules de bowling, vous découvriez que, hum, certains de vos camarades dégorgeaient de ressources insoupçonnées. Encouragées par leurs applaudissements même à vos piètres résultats, vous étiez dansante, aérienne, la Wiimote comme un bouquet de plumes accompagnant vos gracieuses performances. « Une Bond year », vous souhaita l’un d’eux de sa voix chaude comme une plage des Seychelles – vous en rougissez rien que d’y repenser. Le 1er janvier – votre premier en solitaire depuis bien longtemps, votre moins tendre ayant décidé de tirer les rois avec sa sœur ( « ça ne se fait pas », ne vous êtes-vous pas privée de lui dire) – vous le consacriez à déterminer LA bonne résolution que vous tiendriez mordicus (quoique, ces histoires de bonnes résolutions sont toujours un peu exagérées, estimiez-vous en tout honnêteté avec vous-même). Et alors que vous vous réjouissiez de reprendre le travail, estimant que votre moins tendre se calmerait et que l’amitié de vos collègues vous aideraient à faire passer ce mauvais moment, tout s’effondra. Votre jules vous plaqua avec un style de macaque (« j’ai attendu le 2 janvier pour que le souvenir ne te gâche pas tes prochains réveillons ») et vos collègues, éparpillés ici et là au gré de leurs activités, n’avaient plus l’esprit au jeu. Depuis, vous hésitez entre déprime lente sur fond de routine et envie de tout liquider. Bienvenue dans la déprime post-Noël. Sans compter qu’en la matière, il y a de l’avenir : dans un mois, la Saint-Valentin !
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