mercredi 8 février 2012 12:35
« C’est un peu comme si vous rajoutiez des dizaines de bières sur le plateau d’un serveur : au bout d’un moment, il tombe. »
par Camille Gévaudan (l'article, pas la citation)
« Faut-il avoir peur des Anonymous ? » se demande cette semaine Stratégies, pas anxiogène pour un sou, dans une grande enquête de deux pages sur « ces bidouilleurs-bloqueurs qui font du contre-Internet comme on faisait de la contre-culture ». Le sujet n’est manifestement pas facile à traiter. L’identité de ces anonymes est indéfinissable, leur nombre fluctuant (mais Stratégies croit savoir que le « noyau dur » français compte 30 à 40 internautes) et leurs méthodes bien difficiles à comprendre pour qui n’est pas calé en informatique. Prenons les attaques par déni de service, par exemple. Elles consistent, comme l’explique Stratégies, à « saturer un site sous le poids des requêtes ». C’est techniquement exact, mais peut-être trop obscur pour le lectorat du magazine. Intervient alors Nicolas Diaz, chargé des nouvelles technologies à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), qui éclaire notre lanterne avec la plus belle métaphore jamais lue dans l’histoire de l’informatique : « C’est un peu comme si vous rajoutiez des dizaines de bières sur le plateau d’un serveur : au bout d’un moment, il tombe. » Ben quoi ? Serveur web, serveur de café... Il y a une logique indéniable. Par contre, quand Stratégies affirme qu’« il suffit d’un simple compte Facebook » pour contribuer à une attaque DDoS, on a quelques doutes.
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