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mardi 4 mai 2010 16:52

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Ce soir, le libre s’invite à la Cité des sciences

par Camille Gévaudan

tags : exposition , licence libre , contrefaçon

La Cité des Sciences (domaine public)

C’est ce soir, à la Cité des Sciences et de l’Industrie, que sera lancée officiellement la nouvelle « Vraie expo qui parle du faux » sur le thème de la contrefaçon. De manière pédagogique et ludique, comme la Cité des sciences sait bien le faire, l’exposition abordera tous les aspects liés au droit d’auteur et à la propriété intellectuelle : paternité et protection d’une création de l’esprit, déposition de brevets, copie non autorisée, contrefaçon de produits de luxe ou piratage informatique, leur ampleur et les moyens de lutte... Tous les aspects, donc.

Même le Libre ? Ah, non, pas celui-là. Par « moyens de lutte », l’exposition n’entend que les solutions de répression (notamment avec l’Hadopi), et pour sensibiliser le public au droit d’auteur, elle ne compte qu’« offrir des clés pour exercer sa vigilance et déceler le vrai du faux ». En zappant l’alternative des licences libres à la philosophie du copyright à tout-va. La polémique déclenchée par le retrait d’un texte d’Isabelle Vodjdani et les réclamations de l’April, association de promotion du logiciel libre, n’ont rien pu y changer.

L’April avait obtenu d’être reçue le 29 avril par Claudie Haigneré, la présidente d’Universcience (Cité des sciences + Palais de la découverte), pour s’entretenir de la place du Libre dans l’exposition sur la contrefaçon. Il ressort de son compte-rendu que la Cité des sciences reconnaît des « maladresses » mais refuse d’être taxée de censure, puisqu’elle prévoit d’évoquer le logiciel libre dans d’autres manifestations à venir, comme l’Ubuntu Party des 29 et 30 mai au Carrefour numérique. Il n’était en revanche pas question d’intégrer un espace sur la culture libre dans l’exposition, pour « des raisons logistiques » et pour ne pas « centrer l’exposition sur cette partie ». Promis juré (PDF), il ne s’agit pas d’un coup de pression donné par l’INPI — sponsor de l’exposition — qui utilise d’ailleurs tout plein de logiciels libres dans ses bureaux.

L’April, l’association Framasoft, ainsi que les partis pirate français et international, soutenus par Richard Stallman himself, ont alors choisi de monter leur propre stand pédagogique, ce soir à partir de 18h, pour rééquilibrer l’expo. Tracts, FramaDVDs et aimables militants libristes accueilleront les visiteurs pour expliquer la situation et surtout faire circuler le texte de Vodjdani. « Pour réparation ».

Sur le même sujet :

La Cité des Sciences bâillonne le logiciel libre


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