Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mercredi 15 octobre 2008 12:31

  • cinéma

« Chop Shop », où New York achoppe

Souk. Bahrami filme ausculte l’autre versant de la ville, celui de la débrouille, du machisme et des sans-papiers.

par Didier Péron

DR

Chop Shop, de Ramin Bahrani, avec Alejandro Polanco, Isamar Gonzales, Rob Sowulski... 1h24.

Découvert il y a deux ans avec Man Puch Cart, fiction sur un immigrant pakistanais, vendeur de doughnuts dans les rues de Manhattan, le cinéaste d’origine iranienne Ramin Bahrani continue d’explorer les bas-côtés de l’Amérique plus si triomphante avec Chop Shop, qui se déroule dans un quartier du Queens connu sous le nom du « Triangle de fer ». Willet’s Point est une sorte de vaste zone de friche composée de terrains vagues et de dizaines d’échoppes spécialisées dans la récupération mécanique et la réparation de voitures. Lieu de rendez-vous des chercheurs de job sans-papiers de New York, cet hypermarché de la bagnole jouxtant un stade de base-ball (le Shea Stadium) et des autoroutes assourdissantes, Willet’s Point est un site parfait pour qui s’intéresse comme Bahrani à l’envers du décor d’une ville où tout le monde est toujours censé avoir sa chance et sa minute de gloire. En un sens, c’est ce que se raconte aussi le héros du récit, Ale (Alejandro Polanco), un Latino de 12 ans, orphelin, qui se débrouille tout seul avec sa sœur aînée, Isamar (Isamar Gonzales), pour tenir une place dans cet univers dur dominé par des hommes qui ne se font pas de cadeaux dès lors qu’ils savent que la vie ne leur en réserve aucun. Ale bosse dans un garage, le patron lui donne quelques billets tous les jours et une piaule rudimentaire. Avec sa sœur, il rêve de s’acheter une camionnette dans laquelle ils seraient leur propre patron et serviraient des repas chauds aux ouvriers du secteur.

Le cinéaste a passé un an à s’imprégner de l’atmosphère de cet espace humain et commercial tout à fait unique, mi-réglo, mi-mafieux, pour en restituer une image fidèle. Epaulé par un excellent chef opérateur (Michael Simmonds), on découvre un souk à l’américaine et on se demande quand même si la fiction est conforme à la réalité en voyant travailler si dur un enfant comme si l’on se trouvait en plein cœur d’un pays en voie de développement. Certaines invraisemblances de scénario diminuent sur le tard l’impact d’un film néanmoins fort recommandé.


Il y a 0 réaction à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

article précédent
Les Etats-Unis durcissent leur loi anti-piratage
article suivant
Pour une poignée d’or pur


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Didier Péron
  • réactions (0)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Un médiateur entre Google et les plaignants antiracistes
  • Derniers numéros de séries
  • Voici Filippetti, et Valois le travail
  • Portrait de Facebook en réseau boursier
  • Wikipédia au secours de la recherche ?

Lib.fr

  • Au procès Breivik, des témoignages suscitent émotion et rires
  • Législatives : en cas de risque FN, Aubry appellera à voter pour un «parti républicain»
  • Quels sont les candidats dans votre circonscription?
  • C'est beau un avion plein de touristes en short
  • Quel film de Zhang Yimou, honoré à Cannes, a été interdit en Chine ?
publicité

Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Chronophage

Spewer

Attention, jeu dégueu.


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »


No comment

img75
Tu sais, Brad...

« J’aime venir de temps en temps ici et regarder les avions passer. »


Inutile donc inutile

img75
Carte mémoire

Mille cinq années de mouvements de frontières en Europe résumées en onze minutes. Abstrait et hypnotique.




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008