« Chuck », chic geek
Yvonne Strahovski, Zachary Levi et Adam Baldwin dans Chuck. DR
Chuck, c’est la série facile à consommer de l’année. Un truc pas mal, avec des acteurs sympathiques, une bande-son top moderne (The National, Finlay Quaye...), un peu d’action mais pas de morts, ou si peu, en tout cas pas de sang... et puis pas trop de moyens non plus, passés les trois premiers épisodes. Derrière, on retrouve un grand mix : le réseau NBC aux commandes, avec McG (le réalisateur de Charlie et ses drôles de dames...) et Josh Schwartz, le créateur de The O.C., à la production exécutive. Pas étonnant qu’en France, ce soit TF1 qui ait racheté les droits ! Et pourtant, ça vaut franchement le coup d’œil. Au début, c’est plutôt du grand n’importe quoi : Chuck (Zachary Levi), vendeur de matériel informatique, grand dadais modèle geek asocial fan de jeux vidéo, se retrouve avec l’intégralité des secrets de la NSA son cerveau. Ne cherchez pas : c’est un agent secret ex-camarade de fac qui lui a envoyé un email magique. Pour protéger Chuck, devenu propriété du gouvernement américain, deux agents concurrents : John Casey (Adam Baldwin, qui reprend son rôle de porte-flingue sarcastique de Firefly) et Sarah (Yvonne Strahovski), dont Chuck tombe évidemment irrémédiablement amoureux. Mais bien sûr, le contenu du savoir de Chuck doit rester secret, même de sa famille et de ses amis (dont Morgan, pire nerd que Chuck). Le tout donne une avalanche d’aventures d’espionnage (hop, un agent double, pan, un vilain) saupoudrées de scènes comiques au travail ou à la maison, avec une grosse couche de références geek (les inratables Star Wars, Seigneur des Anneaux, Star Trek, mais aussi des jeux comme Halo 3 ou Call of Duty 4, des comics, une obsession pour les gadgets...) et pas mal de placements produits. Chuck joue sur la place sociale du geek, toujours déplacé, qu’il soit en pleine chasse à l’espion (coincé dans une voiture), en train de draguer (coincé tout court), dans sa famille ou dans son milieu professionnel. C’est rigolo, pas sérieux pour un sou, ça fonctionne bien et ça se laisse regarder facilement, avec même un certain plaisir. Notamment parce que Chuck, dont une deuxième saison est déjà prévue l’an prochain, fonctionne comme une série à l’ancienne : il y a bien une vague histoire en trame de fond, mais avec une progression tellement lente qu’on pourrait sans heurt regarder les épisodes dans le désordre. Puisqu’on vous dit que tout va bien se passer...
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