Cinéma : « Bioshock » chez les Pirates des Caraïbes
Gore Verbinski va adapter pour Universal l’un des jeux stars de 2007.
tags : violence , FPS , blockbuster
Bioshock, le jeu. DR
Et hop, une nouvelle adaption de jeu vidéo au cinéma ! Cette fois, c’est au tour de Bioshock, gros succès critique de 2007. Développé par deux équipes, à Boston et Canberra, Bioshock a raflé une grande partie des prix d’excellence annuels décernés par la presse spécialisée. Il faut dire que le jeu, imaginé par le game designer Ken Levine, avait de multiples qualités. Dans une cité sous-marine à l’architecture Art Déco magnifique, le joueur découvrait une tentative ratée d’utopie anarchiste et ultra-libérale, inspirée de la philosophie objectiviste d’Ayn Rand. Dans les faits, un monde corrompu, qui permettait au joueur de réfléchir à la cause de ses actions. Succès commercial satisfaisant (deux millions d’exemplaires écoulés), Bioshock a surtout montré que l’on pouvait faire un jeu d’action tout en évitant les poncifs habituels du genre. A peine le jeu sorti, Take Two, l’éditeur du jeu (et d’un certain GTA IV), avait annoncé son désir d’en faire un film. Désir désormais sur le point d’être satisfait, puisque l’éditeur a signé un contrat hier avec Universal. Le studio américain n’avait plus touché à un jeu vidéo depuis l’échec de l’adaptation d’Halo en 2006. Signé en 2005, le projet d’adaptation, produit par Peter Jackson, avait capoté pour cause d’explosion de budget. Cette fois, le deal entre Universal et Take Two, révélé par Variety, ne mentionne aucun chiffre. Tout juste dévoile-t-il deux noms : John Logan (Gladiator, The Aviator, Sweeney Todd) au scénario, et à la réalisation Gore Verbinski. Lequel est en vacances depuis la fin de sa trilogie pop-corn Pirates des Caraïbes l’an dernier. Ken Levine, l’auteur du jeu, est également consulté par l’équipe du film, tandis que Take Two a décidé de superviser en partie la production afin de garder le contrôle sur le film. Le mélange Bioshock-Verbinski est surprenant. Bioshock, titre sérieux, adulte, violent, qui met le joueur face à des choix moraux difficiles. Et Gore Verbinski, machine à cash (les deux derniers Pirates des Caraïbes font partie des cinq films ayant rapporté le plus d’argent de tous les temps), habitué des remakes (il a réalisé celui de The Ring) et des films Disney et Jerry Bruckheimer à destination des ados. On peut au moins espérer que le film Bioshock bénéficiera d’un peu plus de soin que les habituelles adaptations de jeux vidéo : entre les Resident Evil, Tomb Raider, Dead or Alive, DOOM et autres Hitman, sans oublier les très Z films de l’Allemand Uwe Boll (Alone in the Dark, BloodRayne, Dungeon Siege...), le jeu vidéo n’a pas toujours été gâté. Il attire en revanche toujours autant Hollywood : outre Bioshock, qui devrait arriver en salles bien après le jeu Bioshock 2, prévu pour fin 2009, sont en préparation des adaptations de Prince of Persia, World of Warcraft, Street Fighter II, Max Payne, Onimusha et Gears of War.
Il y a 1 réaction à cet article.
Lire les réactions.Réagir à cet article.
Partager cet article
Partager Tweet


