jeudi 24 mars 2011 14:17
Cinéma espagnol : Nantes au « pain noir » et au sangre frais
tags : fantastique , cinéphilie , festival , Horreur
Balada triste de trompeta - DR
Du 24 mars au 5 avril, cinéma Katorza, Nantes. Du court au long, du documentaire au film d’horreur, le Festival du cinéma espagnol de Nantes renouvelle, pour sa 21e édition, le grand mélange qui fait son charme. À la possibilité fort appréciable de papoter avec les nombreux invités autour d’un verre s’ajoute la découverte de films aussi prometteurs qu’inédits en France, comme le grand gagnant des derniers goyas, Pa negre (« Pain noir ») d’Agustí Villaronga ou le dernier Alex de la Iglesia (le génie derrière le Jour de la bête et Action Mutante au discours rafraîchissant sur la législation anti-piratage), Balada triste de trompeta. Avec 113 films produits en 2010, l’Espagne fait certes encore moins que l’Italie (141), sans parler de la France (261 l’an dernier, un record), mais permet au Festival de proposer une programmation cohérente. Entre les films en compétition et les rétrospectives, signalons la copieuse Nuit fantastique du samedi 26 mars proposée par l’Absurde Séance, promettant des litres de sangre jusqu’au petit matin. Au menu de cette longue soirée (de 23 heures jusqu’au petit matin, petit dèj inclus...), quatre longs métrages et un court. Ce dernier, Brutal Relax, a été réalisé par un Adrián Cardona visiblement sous influence à en croire son trailer jouissif :
(les impatients ou ceux ne pouvant se rendre à la soirée peuvent d’ores et déjà le voir ici) La soirée proposera également de voir l’attendu Secuestrados, de Miguel Angel Vivas, en première française. Un home invasion movie qui promet : Pour les retardataires ayant loupé cette production Guillermo del Toro sortie en décembre dernier en France, ce sera ensuite l’occasion de rattraper Les Yeux de Julia, avant de découvrir l’inédit en France La Posession de Emma Evans (anciemment titré Exorcismus), signé Manuel Carballo. Une nuit blanche n’étant rien sans nanar, c’est une vieillerie poussiéreuse de 1971, La Malédiction du Vampire, de José Maria Ellorieta, qui achèvera la soirée (et les spectateurs). Tout le programme est à feuilleter ici.
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