mardi 2 juin 2009
Compacts pros : La photo hors-norme
Les compacts haut de gamme peuvent être une bonne alternative aux reflex pour celui qui a des ambitions mais ne veut pas s’encombrer. Avec notre partenaire Ere numérique.
par Jean-Pierre Roche (Ere Numérique)
Le qualificatif de “pro” accordé à ces appareils est sans doute un
peu excessif. Cela veut dire qu’il s’agit de modèles destinés à des
utilisateurs exigeants qui souhaitent naturellement y trouver tous
les réglages nécessaires au contrôle du résultat souhaité. Et aussi, le plus
souvent, la possibilité d’utiliser divers accessoires comme un flash externe
par exemple. Ensuite, qu’ils soient utilisés par des professionnels ou des
amateurs n’a pas grande importance mais c’est évident qu’il ne s’agit pas
d’équipements professionnels au sens strict. Si on met à part le Sigma DP1 et en attendant d’éventuels modèles compacts
Micro 4/3, tous ces compacts sont équipés de capteurs de petite
taille, un peu plus grands que ceux typiquement utilisés sur les modèles
plus grand public mais néanmoins à ranger dans la même catégorie. Ils ne
sont donc pas exempts des problèmes posés par ce type de capteur, à
savoir le bruit dès que l’on souhaite monter dans les sensibilités ISO. Même
si des progrès considérables ont été réalisés et si l’on peut obtenir souvent
des résultats très honorables au moins jusqu’à 800 ISO, ces compacts,
malgré un traitement d’image parfois très élaboré, sont sur ce point évidemment
très en retrait sur les reflex avec leur capteur beaucoup plus
grand. Toutes choses égales, il est tout aussi évident que la tendance à
l’augmentation de la définition va à l’encontre des performances en haute
sensibilité. Ce n’est pas un hasard si le meilleur modèle en ce domaine, le
Panasonic LX3, se contente de 10 mégapixels. Les définitions supérieures
n’ont que relativement peu d’intérêt pour ce type d’appareil et ne peuvent
être réellement exploitées que si on se limite à la sensibilité de base du
capteur. Outre les prises de vue classiques au format JPEG, ces appareils
permettent les prises de vue en RAW (données brutes du capteur) pour permettre
un traitement en profondeur à ceux qui en ont le goût ou le besoin. Outre leurs fonctions classiques, les compacts "pros" peuvent offrir des
services plus ou moins spécialisés dont l’amateur typique n’a guère l’usage
ou qu’il n’est pas prêt à payer mais qui faciliteront la vie de l’utilisateur
concerné ou même lui sont indispensables. Lorsque le budget n’est pas
un obstacle majeur, il devient possible d’offrir de tels services et c’est ce
que l’on trouve souvent sur les compacts réunis ici. Ainsi, le Nikon P6000
intègre un GPS permettant de géolocaliser ses prises de vue : une prestation
de plus en plus recherchée par nombre d’amateurs à l’aide de
GPS accessoires mais que son intégration rend plus pratique pour les
utilisations plus professionnelles. De même, le niveau électronique du
Ricoh GR Digital II sera fort utile à tous ceux qui ont besoin de réaliser
des prises de vue parfaitement cadrées sans devoir passer par la case
retouche. Les compacts réunis ici n’ont pas renoncé aux automatismes classiques
ou plus récents. Ainsi, la détection de visage est présente mais, comme il
se doit pour des modèles destinés à pouvoir répondre aux nécessités
d’une utilisation exigeante, ils offrent aussi les modes qui permettent un
contrôle précis de l’image enregistrée : priorité diaphragme, priorité
vitesse et manuel. En effet, si les automatismes actuels fonctionnent fort
bien et donnent de très bonnes images dans la plupart des situations,
malgré tout, il reste des cas où le choix du photographe en fonction de
ses besoins et de son expérience reste la seule solution pour obtenir un
résultat aussi bon que possible. Dans le même esprit, la plupart des
modèles offrent une mise au point manuelle, arme absolue dans bon
nombre de situations délicates soit par la rapidité de réaction qu’elle permet
(on prérègle la mise au point, ce qui permet de déclencher instantanément),
soit tout simplement parce que c’est la seule qui fonctionne. Par
exemple dans l’obscurité plus ou moins profonde si on ne peut pas utiliser
une lumière d’appoint (cible trop petite, nécessité de discrétion). Au
niveau de la qualité d’image proprement dite, les compacts "pros" ne
sont pas forcément meilleurs que certains modèles grand public mais ils
permettront clairement d’obtenir des meilleures clichés dès que l’on sort
des situations classiques, pour lesquelles les appareils grand public sont
conçus. À condition naturellement que leur utilisateur ait des connaissances
suffisantes en technique photographique ! Voici donc les modèles testés :Capteur, mon petit capteur
Des services spécialisés
L’image sous contrôle
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Chronophage
Q - Compressing the Heart
« Vous vous réveillez dans un monde différent, après qu’une créature étrange a volé votre cœur. »
Lumix LX3 de Panasonic
PowerShot G10 de Canon
GR Digital II de Ricoh
Coolpix P6000 de Nikon
DP1 de Sigma

