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mardi 12 avril 2011 18:17

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Coucoucircus : Et pour sortir des moments difficiles, avoir des amis c’est très utile

par Camille Gévaudan

tags : série , musique , droits d’auteur , dessin animé , SACEM

DR

Quand on a rendez-vous dans les bureaux de la Sacem, avec trois responsables de la perception des droits d’auteur, pour évoquer le sort d’un site Internet qui diffuse des milliers de morceaux chaque jour sans avoir jamais payé un centime aux ayants droit, et qui n’a absolument pas les moyens de régler ses huit ans d’arriérés, on doit avoir un peu le trac. C’est la situation que vient d’affronter Xavier Coulange, l’administrateur de Coucoucircus.org.

Comme on l’expliquait ici-même il y a quelques semaines, cette caverne d’Ali Baba pour les amateurs de génériques télé a été approchée par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique pour régulariser sa situation. Mais l’issue des négociations était d’autant plus incertaine que le site ne génère pratiquement aucune recette.

Bilan ? C’est très simple : s’il n’y a pas de recettes, il faut en créer. Et, si possible, inventer un modèle économique réaliste et adapté au fonctionnement de Coucoucircus. Le contrat-type proposé par la Sacem était par exemple irréaliste : en payant un demi-centime d’euro à chaque écoute de morceau et vu l’ampleur du trafic sur Coucoucircus, il aurait fallu reverser près de 200 euros de droits d’auteur par jour. Heureusement, nous explique Xavier Coulange, « une alternative peut être mise en place pour que la Sacem perçoive 10,5 % des recettes du site Internet. » La solution envisagée est alors de créer un système d’abonnements « sur le modèle de la chaine Nolife, par exemple. » Les 90% de recettes restants seraient réinvestis dans le développement du site — « la qualité des sons, de nouvelles fonctionnalités »...

Le forfait basique, qui donne accès à toutes les musiques du site pendant un an, pourrait coûter une dizaine d’euros. Mais « il serait intéressant de proposer plusieurs niveaux d’abonnement donnant plus ou moins de droits d’accès aux internautes. Cet accès pourrait aller jusqu’à la participation au fonctionnement même de coucoucircus.org, donc un vrai droit de vote. » Les visiteurs gratuits garderont la possibilité d’écouter quelques morceaux — « soit les nouveautés en intégralité, soit une durée limitée d’écoute » — en guise d’échantillon gratuit.

Même s’il « comprend ceux qui diront "par principe, je paie pas" », Xavier Coulange espère que tous les internautes attachés à Coucoucircus feront l’effort de participer pour qu’un jour, pourquoi pas, le site puisse être « extrêmement fier de pouvoir afficher sur toutes ses pages que le site respecte les droits d’auteur ! »

Et pour « tirer un trait sur le passif de Coucoucircus », oublier les 8 ans d’arriérés et rouvrir le site le plus tôt possible, son administrateur s’est accordé avec la Sacem sur une somme forfaitaire à régler sans délai. Un appel aux dons est lancé en page d’accueil : « Imaginons que chaque signature de la pétition ait rapporté un peu d’argent à Coucoucircus, nous pourrions d’ores et déjà proposer la réouverture du site ! »

Le graphique ci-dessus, affiché en page d’accueil, « représente le montant des dons par rapport à la proposition que je juge intéressante de faire à la Sacem pour que coucoucircus.org puisse repartir du bon pied. » À ce jour, plus de 16 600 internautes ont signé la pétition mise en ligne... Et Coulange ne veut « pas croire que le soutien que vous avez tous montré ne puisse pas être pérennisé. »

Sur le même sujet :

Coucoucircus : Il était une fois... La Sacem


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