mardi 8 février 2011 11:40
Courts du monde au Labo
par Marie Lechner
tags : court-métrage , Canal+
DR
Mensomadaire, l’internationale numérique, Canal+
L’émission est visible ici
Le Mensomadaire pose son œil sagace sur les savants fous, dérangés du pixel, et autres escamoteurs de l’image en mouvement, dans ce numéro consacré à l’Internationale numérique. A l’occasion des 10 ans du Labo, la compétition expérimentale du festival du court métrage de Clermont-Ferrand qui se poursuit jusqu’à samedi, le magazine défricheur de Canal+ propose un tour du monde des réalisateurs les plus loufoques du moment. L’occasion de retrouver quelques films marquants de cette décennie comme I Am (not) Van Gogh, un trip visuel combinant animation sur papier et pixilation (prises de vue réelles image par image) de l’Américain David Russo, entre-temps passé au long métrage : Ou encore le film abstrait à haute tension Energie ! de l’Allemand Thorsten Fleisch, qui s’ingénie à électrocuter du papier photographique avec des décharges de 30 000 volts. Autre habitué du Labo, le Néerlandais Rosto, dont on apprend qu’il peaufine son nouveau film. Le Mensomadaire nous livre les premières images de son Monstre de Nix, conte de fées existentiel et musical, présenté comme un spécial « vingt-six minutes pour les enfants », ce qui est plutôt inquiétant quand on connaît l’univers macabre et les histoires biscornues de l’artiste. Le scénario devrait coller des cauchemars aux charmants bambins : « Un monstre carnivore dévore la moitié d’un village, dont la grand-mère du petit Willy. » Au rayon bizarreries, le Britannique Chris Cairns a lui décapité les DJ de Scratch Perverts, et collé leurs têtes transformées en beatbox sur des platines. Un trucage également décliné sur scène, avec des têtes en 3D projetées sous forme d’hologrammes. http://vimeo.com/17521946 A l’opposé de ce bluff technologique, Reuben Sutherland recycle, lui, les techniques précinématographiques dans d’hypnotiques performances audiovisuelles. Le Néo-Zélandais, qui s’est fait connaître grâce à son court d’animation Hitchcock, chorégraphie de voitures à la Busby Berkeley, revisite le disque d’images qu’il fait swinguer sur des platines, filmées par une caméra, tandis qu’un comparse, le musicien Dan Hayhurst, mixe des cassettes au sein du duo analogique Sculpture. Paru dans Libération du 07/02/2011
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