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vendredi 2 mars 2007 12:34

  • jeux

Crackdown : le plein de super héros

Dans « Crackdown », on mitraille comme jamais et on se prend ausi pour Spider-Man.

par Sébastien Delahaye

tag : xbox 360

La mission : rétablir l’ordre dans Pacific City. DR

Il a marqué les années 90 avec Lemmings et le désormais classique Grand Theft Auto. David Jones, réalisateur chez Realtime Worlds, revient avec le jeu de superhéros ultime : Crackdown, sur Xbox 360. Ici, tout est gameplay, et le scénario, présenté lors d’une cinématique aux allures de comic book, n’est qu’un prétexte. Pacific City, la capitale du monde, est contrôlée par trois gangs. Seul un superflic peut rétablir l’ordre et la justice. Et si possible en remplissant les cimetières. Car inutile de s’encombrer de menottes : les chefs de gangs et leurs innombrables sbires sont tous condamnés à une mort violente. En lançant le jeu, un seul mot d’ordre : « Nettoyer la ville ». Explicite.

De prime abord, Crackdown ressemble à un jeu de mitraille caricatural, avec des explosions dans tous les sens. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Mais, au-delà d’un schéma cathartique somme toute classique, Crackdown s’aventure sur un terrain jusqu’alors quasi inexploré par le genre : la verticalité. Le joueur, croisement de Robocop et d’un Yamakasi, peut sauter à des hauteurs qui feraient pâlir Hulk d’envie. Très vite, on escalade les immenses gratte-ciel de Pacific City. Tel un glorieux fils du vent, on saute de toit en toit, de proie en proie. Ce nouveau mode de déplacement, inédit, devient vite grisant. Et c’est sans honte que l’on délaisse les classiques véhicules motorisés du jeu. D’autant que la ville, gigantesque et variée, laisse au joueur une liberté d’action totale.

Comme tout bon superhéros, le joueur de Crackdown ne commence pas avec la pleine maîtrise de ses pouvoirs. Divisés en cinq compétences (armes à feu, explosifs, conduite automobile, force et agilité), ces pouvoirs débutent à un niveau quasi misérable. Au fur et à mesure qu’il les pratique, le joueur s’améliore dans chacune des compétences. Ainsi, au début, la compétence « Force » permet de porter de vulgaires poubelles ; plus tard, on peut soulever sans souci un camion et le projeter sur les malandrins. Cette montée en puissance est l’une des grandes réussites du jeu. Frustrant pendant les premiers pas, Crackdown devient vite jouissif dès qu’il offre au joueur des capacités surhumaines. Faire des bonds de géant avec une voiture dans les bras ? Pas de problème ! Neutraliser cinq ennemis avec un coup de pied retourné digne de Chuck Norris ? Fastoche. Même les actions les plus classiques des jeux vidéo (soit l’utilisation des armes à feu et autres explosifs) sont sublimées dans Crackdown. L’utilisation des grenades, notamment, est élevée au rang d’art.

Subtilité, poésie, explosions gigantesques : tout y est. Quant aux fusillades, parfois brouillonnes, elles ne manquent pas de piquant. Le joueur comme ses ennemis prennent un plaisir évident à l’échange de munitions. A tel point qu’à côté de Crackdown, une production Michael Bay passerait pour un film d’art et d’essai. Seule la conduite de véhicules, poussive au début, est un peu décevante. Mais, après quelques heures de jeu, on ne navigue plus au niveau du sol. La liberté d’action totale qu’offre Pacific City permet de traquer les criminels uniquement en se baladant en haut des immeubles. Comme Spider-Man. Le lance-grenades en plus.


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A savoir

Crackdown
Un jeu Realtime Worlds
Edité par Microsoft
Pour Xbox 360
60 € environ

Jeux

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  • Crackdown
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