Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

samedi 20 mai 2006 14:16

  • dvd

Cunningham haut de gamme

Deux ballets exemplaires de la recherche chorégraphique de l’artiste.

par Marie-Christine Vernay

tags : spectacles , danse

Biped/Pond Way Merce Cunningham Company, deux ballets filmés par Charles Atlas, MK2, 23 euros.

"Biped » et « Pond Way » sont deux des chorégraphies les plus singulières de Merce Cunningham, chorégraphe américain qui, depuis ses recherches dans les années 50, a toujours poussé la danse là où elle était la plus imprévisible. La dissociant de la musique et du décor, lui donnant une entière autonomie, décrétant que chaque danseur était le centre et fichant donc par terre le centre de la scène comme point de référence, recyclant ses chorégraphies dans des events, il a souvent surpris, presque autant que son complice, le compositeur John Cage.

Pond Way (création en 1998 à l’Opéra Garnier) est une pièce plutôt figurative dédiée à la vie dans les marais et autour d’eux. Assez proche de Beach Birds, consacrée aux oiseaux, ce spectacle se découpe sur l’immense toile de Roy Lichtenstein (Landscape With Boat de 1996) et utilise la musique de Brian Eno. Un trio comme Cunningham aime à les réunir.

D’une tout autre facture, Biped, que l’on a pu voir en 1999 au Théâtre de la Ville, utilise le numérique. Sur la scène, les danseurs réels sont confrontés à des virtuels, leurs doubles, leurs fantômes. Avec la musique de Gavin Bryars, ce ballet joue des transparences, des perspectives. Depuis les années 90, le chorégraphe bidouille avec son logiciel Life Forms afin de mettre au point de nouveaux mouvements qu’il expérimente ensuite en studio avec ses danseurs. Son travail avec le computer ne l’a jamais amené à abandonner un de ses principes d’écriture reposant sur le hasard et l’aléatoire.

Le DVD réunit autant les chorégraphies avec un gros travail de captation que les commentaires de Cunningham lui-même, qui explique chez lui, dans une conférence ou dans le studio de danse, les grandes lignes de son écriture. Le tout filmé par Charles Atlas, un fidèle de l’équipe Cunningham, on ne pouvait que s’attendre à des images léchées, cadrées et décadrées comme il le faut. A classer dans sa vidéothèque, autant pour le plaisir que pour l’intérêt historique.


Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

spectacles - La création numérique en fête à Issy-les-Moulineaux

danse - Frères de rythme

article précédent
Foudre divine sur « Popetown »
article suivant
« La dépendance aux gadgets high-tech nous rend plus faibles »


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Marie-Christine Vernay
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Ecrans.fr, le podcast citoyen
  • Un médiateur entre Google et les plaignants antiracistes
  • Derniers numéros de séries
  • Voici Filippetti, et Valois le travail
  • Portrait de Facebook en réseau boursier

Lib.fr

  • Ecrans.fr, le podcast citoyen
  • Réformes de l'Education : Peillon rendra sa copie fin juillet
  • Drapeau vert sur la majorité des lieux de baignade européens
  • Cinq cas de tuberculose dans un lycée du Val-de-Marne
  • Montebourg condamné pour injure envers les patrons de SeaFrance
publicité

Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Chronophage

Spewer

Attention, jeu dégueu.


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »


No comment

img75
Tu sais, Brad...

« J’aime venir de temps en temps ici et regarder les avions passer. »


Inutile donc inutile

img75
Carte mémoire

Mille cinq années de mouvements de frontières en Europe résumées en onze minutes. Abstrait et hypnotique.




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008