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jeudi 11 janvier 2007 13:55

  • télévision

Des réalisateurs français refusent la tendance "tout séries"

par Bruno Icher

tag : série

Le groupe 25 Images, créé en 1999 et regroupant des réalisateurs de films de télévision, s’en prend au formatage dont sont victimes les œuvres de fiction sur les chaînes française et, en particulier, sur le service public. « Certes, par sa vitesse et sa modernité, l’auto-zapping de ce format peut séduire des gens pressés. Mais pourquoi réduire les fictions sur les chaînes françaises au seul 52 minutes ? » dénonce le communiqué de l’association qui pointe également du doigt le caractère contradictoire des demandes des chaînes. « Bien sûr, nombre de séries américaines diffusées actuellement montrent beaucoup d’inventions, d’audace et de talent. mais elles sont, notons-le, une sélection du meilleur de toute la production de leur pays, dont la moitié est créée pour des chaînes câblées ou à péage, c’est-à-dire pour un public qui accepte de payer pour les voir, obligeant ainsi les chaînes hertziennes américaines à une stimulante rivalité. Ici, nos antennes généralistes nous demandent de copier ces séries, mais en les aseptisant pour les rendre consensuelles (Sex & the City mais sans sexe, A la maison blanche mais sans politique…) alors qu’elles ont justement été conçues pour choquer, surprendre et faire la différence, en avivant la concurrence entre diffuseurs ».

C’est vrai que l’obsession du 52 minutes semble faire école avec, entre autres cette année, RIS Police scientifique sur TF1, certifié conforme du gros succès de la chaîne cette année, les Experts, l’Etat de Grace sur France 2, comédie poussive mettant en scène la première présidente de la République française, ou encore David Nolande, incursion timide dans le registre du fantastique à la télévision. Et, si l’on en croit les réalisateurs agacés, ce n’est qu’un début. Explication : « Ce format est vieux comme la télévision, il a débuté avec elle ; ce qui est "innovant", c’est cette technique importées des séries américaines où on ne raconte pas une histoire mais plusieurs, que l’on peut interrompre à tout moment par de la publicité ». Ce qui, pour le service public disposant, comme chacun le sait, de la manne de la redevance, est effectivement un brin discutable.

Lire la déclaration complète sur le site de l’association.


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  • Des réalisateurs français refusent la tendance "tout séries"

    11 janvier 2007 16:39

    En 52 minutes, ils devraient peut-être jeter un oeil sur certaines séries comme sleeper cell (saison1 : 10 épisodes et saison 2 : 8 épisodes) et dexter (saison 1 : 12 épisodes) par exemple, diffusée par showtime et qui font les meilleures audiences du câble aux us (dans les 2 millions de spectateurs).

    En revanche, les chaines comme la fox par contre avec 24 font dans les 16 millions d’audience, Grey’s anatomy dans les 20 millions. Mais ces séries là, disponibles pour un plus grand nombre, se sont réduites à des épisodes de 42 minutes (et des saisons plus longues, entre 22 et 24 épisodes).

    Ensuite, pour moi, les nouvelles séries américaines ne sont pas celles, qui comme le dit 25 images, racontent plusieurs histoires en même temps. Il manque l’aspect principal. Les nouvelles séries américaines sont celles qui racontent une seule histoire tout au long d’une saison. Et l’apparition de chacun des personnage et des intrigues intermédiaires sont liées à l’intrigue principale, celles-là sont les plusieurs histoires dont parle 25 images. Dommage de passer à côté de ça.

    C’est ce que j’appelerai plus communément le fil rouge. On pouvait déjà sentir cette tendance il y a une dizaine d’année, dans des séries comme X-files avec un fil rouge qui portait sur la vie de mulder, son expérience avec les extra-terrestres et le complot généralisé gouvernemental. Mais certains épisodes, pour remplir la saison, se portaient sur des sujets qui n’avaient finalement rien à voir avec cette histoire.

    Désormais, on a des séries comme 24 dont les 24 épisodes portent sur la même journée et suivent un raisonnement similaire. On a des séries comme vanished (annulée cette année car peu d’audience mais qui reste palpitante) qui suivent ce schéma similaire et le nombre de séries de ce type augmente. On peut citer bien sûr Lost, Heroes (la nouvelle série qui fait un carton, environ 15 millions d’audience), The lost room (une mini série de 3 épisodes sur un même sujet à nouveau) et il y en a bien d’autres.

    Seulement, j’ai cette malheureuse impression qu’en france, on ne donne pas assez la chance aux scénaristes pour trouver des histoires et les écrire de manières aussi poussées et aussi palpitantes. Est-ce qu’on ne les paye pas assez ? Ne sont-ils pas assez nombreux ? Les chaînes sont-elles frileuses ? Je suis incapable de répondre à ces questions mais si on s’y penchait un peu, je suis sûr qu’on pourrait trouver des solutions.

    Enfin dernière chose, 25 images parle de formatage de la télévision et qu’ils sont contre ça. Je sais pas mais personnellement, je trouve que c’est en contraignant le couple scénaristes/réalisateurs (bien sur pour une série aux us, ils sont des dizaines de scénaristes et des réal. presques différents à chaque épisode) que nous pouvons voir si ils ont du talents, ou pas.


 

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