vendredi 3 septembre 2010 14:44
Des sites très auscultés
tag : santé
Doctissimo, Santé-AZ, E-santé, SeSoigner, Médecine-et-santé, Santé-sur-le-net, Docteurclic, Hôpital.fr… Il existe en France des milliers de sites dédiés à la santé. De la simple vulgarisation médicale aux sites institutionnels, comme les pages internet de la caisse d’assurance maladie (Ameli), en passant par les sites d’associations de malades (Entrepatients) ou de professionnels (Atoute), le Net médical s’emballe. Pour y voir plus clair, la Haute autorité de Santé leur délivre depuis 2007 un label nommé «hon code». Une norme prouvant que les sites respectent un ensemble de règles : transparence du financement (pour éviter que le contenu soit biaisé par la pub), justification des affirmations sur les produits ou traitements, respect des données personnelles, etc. «Ça ne signifie pas que ceux qui n’ont pas le label sont mauvais, ni que tout ce qui est écrit sur un des sites certifiés soit exact», précise Etienne Caniard, membre du collège de la haute autorité de Santé. Pour l’instant, environ 950 sites ont obtenu ce label. Pourtant, 71% des internautes ne font pas la différence entre ceux qui sont certifiés et ceux qui ne le sont pas. Doctissimo, le plus populaire, est en cours de certification. Pour ses infos médicales, pas pour ses forums, où 200 000 à 250 000 messages de qualité variable sont postés chaque jour. Selon les sites de santé, le Conseil national de l’ordre des médecins et la haute autorité de Santé, les forums ne représentent pas de réels dangers : «Il y a peu de différence entre un forum et une discussion avec son voisin, détaille Etienne Caniard. Ce qui change, sur Internet, c’est qu’on a des millions de voisins. Quand de fausses informations circulent, les internautes se modèrent entre eux.» Les forums ont d’ailleurs permis de «mettre en lumière certains troubles tabous [ndlr : incontinence, troubles érectiles, dépression masculine…]. Les malades ont des besoins auxquels la communauté répond. Elle permet de sortir de l’isolement»,ajoute Valérie Brouchoud, présidente de Doctissimo. Paru dans Libération du 1er septembre 2010
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