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jeudi 31 mai 2007 15:17

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Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

Le discours de Charles Aznavour prononcé hier au premier sommet du droit d’auteur.

par Charles Aznavour

tags : politique , musique , téléchargement , piratage , économie , droits d’auteur

DR

Par Charles Aznavour, auteur-compositeur.

Il m’a semblé que je pouvais utiliser le premier sommet du droit d’auteur, sous les auspices des sociétés d’auteurs et de la CISAC, pour dire deux ou trois choses que je sais sur le métier de créateur. J’espère pouvoir contribuer ainsi à dissiper certains mythes récurrents à propos de notre activité et plus particulièrement sur les revenus des créateurs, sur les sociétés d’auteurs et sur nos rapports avec ces sociétés... qui sont NOS sociétés.

A mes débuts, dans les années 40, mes seuls revenus provenaient des droits d’auteur que me versait la Sacem générés par mes chansons écrites pour d’autres interprètes tels que Edith Piaf, Juliette Gréco et Les Compagnons de la chanson, entre autres... Il est évident que s’il n’avait pas existé de sociétés d’auteurs en France comme la Sacem ou en Suisse comme la Suisa, et un ensemble de sociétés soeurs dans les autres pays du monde, toutes liées entre elles par des accords de réciprocité, je ne crois pas que mes droits auraient été, d’une part, respectés et, d’autre part, perçus et répartis comme ils le devaient. Comme vous le voyez, les sociétés d’auteurs remplissent pour les auteurs un rôle fondamental. Elles sont à la fois les garantes que les droits sont perçus mais aussi les dépositaires des mandats qui leurs sont confiés sur le plan national et international.

Les auteurs, créateurs, sont des artisans sans aucune autre ressource que leur talent et leurs créations. Isolés, les créateurs sont faibles et vulnérables ! Au contraire, unis et solidaires au travers des frontières, ils disposent des moyens de se faire respecter. Ils y sont parvenus grâce à l’organisation des sociétés d’auteurs, qui représentent aujourd’hui plus de 2 millions et demi de créateurs de tous les genres et de tous les pays ! Lorsque les oeuvres rencontrent le succès, elles défient alors le temps et les frontières et contribuent non seulement à faire rêver le public, mais, on omet trop souvent de le dire, à faire vivre et prospérer tous ceux qui les jouent ou les diffusent. Alors que cette richesse profite à tous ceux-là, devront-ils être les seuls à devoir vivre d’amour et d’eau fraîche ? Ce serait romantique... mais court !

Pour d’aucuns, depuis l’irruption d’Internet, au nom de la culture et de l’art, une chanson, un film ou un texte devraient être gratuits, alors que, en fin de compte, cette prétention illusoire ne contribue qu’à accroître les bonus des dirigeants et les profits distribués aux actionnaires de grandes entreprises de plus en plus puissantes et concentrées. Naturellement, il ne s’agit pas de mettre en cause l’économie de marché, mais il importe que ceux qui sont à l’origine de ces flux et de cette richesse ne soient pas les premiers sacrifiés !

Les sociétés d’auteurs ont pratiquement toutes été fondées par les auteurs eux-mêmes, qui sont représentés majoritairement dans leurs conseils d’administration. Ne serait-ce pas ce pouvoir et cette indépendance qui semblent vouloir être remis en cause au travers de ces attaques incessantes ?

Avec l’irruption d’Internet, le monde bouge, le monde change, et nous devons très certainement nous y adapter. Cela étant dit, l’adaptation que l’on demande aujourd’hui aux auteurs au nom de la sacro-sainte économie numérique ne peut se résumer à abandonner leurs droits à l’heure où des entreprises multinationales voient exploser leurs profits grâce à la diffusion de leurs oeuvres. Sans les créateurs, sans leurs oeuvres, qui sont essentielles, ces tuyaux ne seraient que des TUYAUX VIDES. Il n’y a pas d’objection à la mise en oeuvre de l’agenda de Lisbonne, qui veut que l’Europe devienne un leader dans le domaine des nouvelles technologies, du contenu et des services. Mais...

Mais les sociétés d’auteurs ne peuvent en aucun cas être tenues pour responsables du retard pris dans la mise en place de l’économie numérique européenne, ni avoir constitué un frein au développement du contenu en ligne. Elles avaient même anticipé le mouvement dès la fin de la dernière décennie en inventant l’accord de Santiago, qui permettait d’accorder avec sécurité, efficacité et simplicité les licences requises.

Alors faute de solution alternative, la Commission a, dans la précipitation et sans véritable consultation, adopté la recommandation du 18 octobre 2005 sur la gestion des droits en ligne. Les conséquences les plus flagrantes en sont que : la division s’est installée entre sociétés d’auteurs, la confusion règne sur la titularité des droits, l’incertitude inquiète les utilisateurs, la rupture de l’égalité de traitement des créateurs plane et la menace sur la diversité culturelle s’accroît. Comment dès lors s’étonner que le Parlement européen se soit insurgé, que les ayants droit s’inquiètent et que les utilisateurs se plaignent ?

De toute la chaîne du numérique, il semble bien que ce soient les artistes, les créateurs en général, dont on fasse le moins de cas, dont on écoute le moins la voix. Pourrait-on, pour une fois, entendre les sociétés qui utilisent les oeuvres de création pour des objectifs commerciaux admettre que leurs services ne pourraient exister sans créateurs et que leurs objectifs commerciaux, leurs bénéfices et les dividendes versés à leurs actionnaires sont aussi réalisés à partir de nos oeuvres ?

Pourrait-on, pour une fois, considérer les créateurs dans le monde entier comme de véritables acteurs économiques, facteurs de croissance de la consommation et moteurs de développement économique ? Un acteur économique indispensable. Qui mérite donc que son point de vue soit entendu et ses intérêts protégés au même titre que ceux des grandes sociétés industrielles ou des consommateurs. Je voudrais que nos partenaires des médias, de l’informatique, des services en ligne ou de la téléphonie mobile comprennent que, certes, les auteurs ont besoin d’eux pour diffuser leurs oeuvres, mais qu’ils ont tout autant besoin d’oeuvres pour alimenter leur commerce... Sans oublier que l’auteur doit être ré-mu-né-ré ! Je peux vous assurer que cet argent n’est pas perdu : c’est un investissement, une prime pour le futur, une contribution au développement durable du patrimoine culturel mondial, un moyen d’assurer la pérennité de la création et de créer le contenu de demain.

C’est pourquoi je profite de cette tribune pour solennellement mettre en garde nos responsables politiques nationaux et communautaires, ainsi que tous ceux qui tentent de mettre à bas le patient et complexe édifice bâti au fil du temps : vous n’avez rien à gagner si finalement les créateurs sont plus démunis qu’avant.


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  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    4 juin 2007 20:43, par MaUn

    On nous dit qu’on peut "traquer" les internautes pirates, mais dans ce cas, pourquoi ne pourrait-on pas "traquer les morceaux téléchargés" ? Suffirait juste d’installer une seule plateforme officielle où l’on pourrait télécharger de la musique de bonne qualité, et avec le systeme de la licence globale, on pourrait rétribuer chaque artiste sur le nombre de telechargements de sa propre musique.

    Techniquement, qu’est ce qui est impossible là dedans ? RIEN !

    La seule impossibilité, c’est que les majors se mettent d’accord et bossent ensemble, ou encore, que les pseudos vedettes (Johnny and co) acceptent d’être payés selon le vrai nombre de telechargement de leur musique et non plus en prenant une part monumentale de ce que recolte la SACEM chaque année, juste parceque les Majors imposent leurs albums à toutes les radios et toutes les télés !

    Bref, les vrais fautif dans tout ce "fiasco", ce ne sont pas les "pirates", ce sont les Majors et les "stars" !

    La musique est un art avant d’être un business, et les plus grand artistes de tous les temps n’ont jamais eu à disposition le 10% de ce que possedent Johnny, Aznavour, U2 and co ! Les Mozart, Chopin and co vivaient limite dans la misère et ça les a pas empecher de produire la meilleure musique de ces 300 dernières années, voir plus ! Alors non, l’argent n’est pas un danger pour l’art musical ! C’est un danger pour les gens qui profitent de cet art et qui ne pourraient peut etre plus en profiter longtemps.

    • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais 5 juin 2007 03:56, par Poisson Rouge

      Parce que la licence globale est un peu comme le mouvement perpétuel. Toutes les propositions à ce sujet (et il y en a eu depuis des années, y compris par des économistes de harvard qui ce sont penchés sur la question) finissent toutes par butter sur un léger détail, comment répartir les sommes collectées, et comment mesurer le gigantesque transit de téléchargement. Si deja juste en France tant de gens se plaignent de l’obscurité et des méandres de la répartition Sacem, imaginez ce que ce serait à l’échelle mondiale. De plus pour que pour la licence globale puisse réellement fonctionner, il faudrait qu’elle soit simultanément mise en place par TOUT les pays du monde. D’ici a ce qu’on y arrive, on aura éliminé la faim dans le monde, organisé des rave-party sur Jupiter, et élu Jean-Claude Van Damme à la tête de l’ONU (quoique...)

      De plus la proposition la plus souvent retenue (pour raisons pratiques et techniques) pour mesurer le nombre de téléchargements de chaque artiste est de faire...des sondages. Autrement dit, si vous êtes un peu trop petit pour apparaître sur le radar, vous n’existez tout simplement pas. Contrairement aux idées reçues, seul les plus gros profiteront réellement du système. Je suis d’ailleurs plutôt surpris que les majors ne soit pas plus emballés par la licence globale sachant qu’elle maintiendra la même injustice actuelle, mais sous une autre forme en apparence plus "favorable" au "consommateur" (il s’agit bien de consommer, de s’empiffrer à volonté et sans limite comme dans un buffet jusqu’à l’indigestion, la grande bouffe, non... ?)

      Evidemment, pour les musiciens africains, indiens, ou chinois qui ne seraient pas "Up to date" et branchés à la bonne vitesse ADSL, et bien ceux là n’ont qu’a aller se rhabiller.

      Et si pour une fois on voulait écouter quelques personnes réellement brillantes comme Peter Gabriel ou Brian Eno s’exprimer sur tout ces sujets brûlants, regardez par ici :

      http://edition.cnn.com/2004/TECH/07/20/peter.gabriel

      http://mudda.org/

      Mais bien sur, on préférera plutôt retenir l’avis de hackers ados de 15 ans pour qui la vraie vie est de passer 16 heures par jour sur World of Warcraft...

    • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais 6 juin 2007 21:41, par soccer_marmotte
      Autre idée pour la licence globale : imposer à chaque utilisateur des ressources téléchargeables d’acquitter 30 euros par mois (ou une autre somme). Comment répartir entre les artistes me direz-vous ? Laisser l’internaute qui acquitte mensuellement cette redevance choisir à quels artistes (chanteur, réalisateur...) il va donner une part de cet argent... Paypal fonctionne bien, alors pourquoi pas ce système ? Comme nous vivons dans un monde marchand, l’homme politique qui utiliserait cette idée pourra me rétribuer via soccer_marmotte[AT]hotmail.com
  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    4 juin 2007 17:50, par benbravo

    "Pourtant, voici 2 ou 3 choses que vous êtes bien placé pour savoir, mais que vous omettez de rappeler, car les pirates que nous sommes sont souvent trop jeunes pour le savoir : M. Aznavour, vous faites votre blé en France mais payez vos impôts en Suisse depuis 35 ans, après avoir été poursuivi pour fraude fiscale. A votre décharge, comme le rappelle le Nouvel Observateur, vous êtes loin d’être le seul., etc..."

    Non seulement les défenseurs du P2P sont des radins mais ils sont de surcroît des balances !

  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    1er juin 2007 19:44, par Nonyme

    Monsieur Aznavour, amis internautes,

    L’heure n’est plus à la recherche de solutions !

    Ce débat nous le suivons depuis 20 ans, pour certains d’entre nous, et si les arguments des uns et des autres n’ont pas avancé d’un iota, les pratiques, elles, sont en évolution constante !

    Nous ne reviendrons jamais en arrière. Nos divisions sur le sujet sont notre première erreur. Dramatique, insoutenable, suicidaire.

    Le contrôle, les taxes en tout genre ne font qu’amplifier la dérive, vous en avez maintenant la preuve et l’intolérable est largement dépassé.

    Quel monde construisons-nous ? L’incompréhension devient seule certitude, non-sens, voie sans issue, source intarissable d’un perpétuel conflit.

    Un paradoxe, alors que l’évidence est d’une limpidité absolue ! Mais pour la voir ne faut-il pas prendre un peu de recul ?

    Tout d’abord, il est normal et logique que chacun, des acteurs concernés, défende son beefsteak et voie midi à leurs portes. C’est humain !

    Mais les forces qui nous gouvernent n’ont pas de sentiment !

    Ensuite, 20 ans de pratiques numériques laissent des traces indélébiles. Nous n’avons pas tous la même expérience, donc, pas la même approche du sujet.

    Si le début de cette aventure a démarré il y a déjà 50 ans (environ), internet a pris son envol dans les années 80. La Toile, comme nous l’appelons, a brisé les frontières physiques des États et a creusé des fossés entre les cultures.

    Nous sommes aujourd’hui 1 milliard de connectés sur 6 milliards d’individus. Cette progression n’est donc pas terminée et le chamboulement ne fait que commencer.

    Le réseau, même s’il est en évolution constante, a atteint un seuil critique pour les pays dits développés.

    C’est une évolution majeure de nos sociétés. Elles n’ont pas d’autres choix que de s’adapter et de se l’approprier, l’absorber. C’est la règle !

    Cette évolution est de la plus haute importance, car le langage et l’expression culturelle sont la base de l’évolution humaine.

    Nos racines, notre histoire et notre devenir passent par la transmission de la connaissance et du savoir. L’outil informatique en est insidieusement devenu le vecteur suprême. Les US en sont les maîtres.

    Aucune religion, aucun État, aucune multinationale, aucun groupuscule, ne sont en mesure d’y imposer une loi. Et ci cela devait arriver, c’est l’humanité entière qui serait en danger !

    Les remises en cause sont bien plus importantes qu’il n’y paraît, car c’est tout notre système structurel, politique, économique, social, culturel qui est concerné. En un mot, nos vies !

    Mais revenons au sujet. La première chose fondamentale qui impose le débat, c’est notre approche sur les brevets, copyright et droits en tout genre.

    Une redéfinition internationale et commune s’avère indispensable si nous souhaitons préserver notre indépendance.

    Simple à comprendre et incontournable, pourtant cela fait plus de 20 ans que nous attendons cette prise de conscience.

    En effet, nous ne pouvons plus contenir une évolution technologique qui avance vitesse lumière et des principes dépassés qui n’empêchent nullement sa propagation.

    Ce sujet s’avère primordial si nous souhaitons éviter un cataclysme. Pour cela, il est impératif d’oublier les idées reçues. Voir beau, voir grand, voir pour tout le monde !

    Ne souriez pas ! c’est parce que possible, que ce problème dérange… (C’est mon côté optimiste !)

    Autre dilemme l’art et l’argent ! Ils sont de tout temps liés ! c’est pas nouveau ! L’argent régule notre planète donc l’argent régule l’art.

    Les Questions : est-ce que notre économie est viable ? L’égalité des chances est-elle respectée ? Avons-nous d’autres alternatives ? … ?

    Je vous laisse le soin d’y répondre… Par contre, j’affirme haut et fort que l’Art est l’expression d’une vérité et qu’il n’y a pas de création sans liberté ! Aucun artiste digne de ce nom ne peut le contredire !

    Or, ce sont bien nos libertés individuelles et collectives qui demandent toute notre attention sur ce sujet crucial.

    Bon nombre d’artistes se font très petits sur la question. Il ne peut y avoir de demi-mesure et choisir son camp est d’une simplicité infantile.

    Alors oui, Monsieur Aznavour, je comprends votre réaction tardive, mais nous devons accepter que notre monde ait changé.

    Ce que vous décrivez c’était déjà hier ! aujourd’hui l’un de vos morceaux remixés à l’envers ne peut plus vous appartenir puisqu’il n’y a plus le même sens que vous lui avez donné à la base ! Ce n’est qu’un exemple, il y en a mille autres !

    Nous pouvons contester le bien-fondé de cette expression, mais pas l’empêcher ou l’interdire ! De plus, la technologie nous ouvre aussi de nouvelles possibilités.

    Mais le plus grave, c’est que votre travail ne sert qu’à vendre des pubs. Il est bien loin le temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… quant à la bohème…

    Oui, Monsieur Aznavour et vous internautes, nous n’avons pas autres choix que d’aller en avant. Le temps nous est compté à tous. La roue tourne de plus en plus vite, et l’équilibre devient instable.

    La Liberté, celle que nous chérissons, celle qui n’a pas de prix, celle que nous avons oubliée, en acceptant l’inacceptable, en tolérant l’intolérable, en faisant rentrer, dans notre plus profonde intimité, des intrus qui se donnent le droit de nous imposer leurs volontés.

    Nous voilà donc esclaves, consentants, ignorants, ou avertis. Peu importe. Notre conscience est sous emprise. Nous passons de l’auto censure à la soumission volontaire, voir inconsciente.

    Et pendant que nous perdons du temps dans ce débat stérile, les techniques de surveillances prennent une ampleur inimaginable à l’insu de notre plein gré.

    Faut-il effacer tous nos disques durs et les centaines de milliers d’heures d’enregistrements, de travaux en tout genre cumulés au fil du temps, juste pour contenter Sacem, Major et consorts ?

    Non évidemment ! Non seulement c’est impossible, mais nous avons déjà payé cent fois le prix lors du passage vinyle au CD, en investissent dans des ordis, dans des disquettes, des DVD, …, dans des mises à jour et j’en passe.

    Nous avons digéré les mises à niveau, les multiples formats, et les applications de plus en plus gourmandes et complexes pour un simple résultat.

    Et nous avons supporté abonnement obligatoire, taxe et prélèvement en tous genres, pour un problème toujours insoluble ! Stop !

    Des professions incompétentes et des lobbys et des médias dictent leurs volontés en oubliant que ce sont les Hackeurs qui ont imposé le cryptage au gouvernement US ? Ben, voyons !

    Le P2P n’est qu’un protocole incontournable et indispensable dans cette logique informatique. Lui seul peut préservé notre mémoire individuel et collective par ce que nous appelons la redondance. Le réseau a donné naissance à une myriade de sous réseau.

    Et nous oublions qu’il n’y a pas de sécurité en informatique !

    Il faudra faire avec. Et si vous voulez la guerre, OK !

    Mesurez d’abord la taille de l’ennemi. Ne le sous-estimez point. Ajustez votre tir. Tapez dans le mille. Rater ? Dégagez vous êtes morts !

    L’Art, Monsieur Aznavour, c’est la maîtrise. Vous le savez. Nous le savons. Nous déplorons comme vous que certaines valeurs soient disperses, mais nous ne pouvons tolérer aucune dérive mettant en cause l’avenir de nos enfants !

    Les artistes, j’en suis le premier et dés la première heure à les défendre et travailler avec eux dans l’ombre ! Et si aujourd’hui notre société n’arrive pas à faire face aux enjeux, c’est qu’elle n’a rien compris au film !

    Je ne peux point vous l’expliquer plus clairement ! Mais nous n’avons aucune chance si nous fermons les portes. Alors, ouvrons-les en grand, pour que ce monde découvre et adopte notre histoire, notre état d’esprit, notre sensibilité, nos auteurs, compositeurs, interprètes, écrivains, cinéastes, réalisateurs, photographes, peintres, créateurs, et autres agitateurs de la pensée…

    Le mélange crée de nouvelles couleurs, indispensable à notre survie. Cela va et viens de partout. Prenez, donnez , l’Art n’appartient qu’à celui qui sait le ressentir.

    Et si nous souhaitons créez de la valeur ajoutée, faisons travailler notre imagination ! parce que la rareté n’existe plus dans ce monde d’abondance !

    Les Pays dits sous-développés arrivent, ils n’auront, ni le temps, ni les mêmes scrupules. Ils nous le feront comprendre avec leurs sensibilités, leurs expressions, leurs philosophies, leurs maîtrises ! Plus question de voyager comme une valise, organisée avec tour opérator et traducteurs !

    La world musique est déjà passé et nous n’avons encore rien vu, rien entendu ! Sommes-nous en train d’inventer le racisme fascisme culturel virtuel ?

    Continuons à nous congratuler, à nous remettre des prix d’excellence d’un top nul désigné par une profession en mal d’existence, alors que le public bien plus curieux découvre avec émerveillement des talents nouveaux qui ne demandent rien d’autres que de partager un peu de leur histoire.

    Ce n’est plus notre condition, qui importe, mais celle du libre arbitre d’un public mondialisé. Il n’y a plus d’exception à la Française, mais une culture respectueuse des peuples.

    Dadvsi est mort-né, il ne peut sous aucune forme ressuscitée ! Il n’y a que le gouvernement qui n’a trouvé rien d’autre pour le moment à y croire. Le pire c’est que cette maladie est contagieuse, et que de nombreux pays persistent dans cette voie sans issue. Perte de temps inutile et fatal.

    Ou gagnons la prochaine guerre …parce que celle d’aujourd’hui, nous l’avons déjà perdu à tout jamais ! Alors, arrêtons de jetez de l’huile sur le feu, si nous voulons éteindre l’incendie.

    Le boycotte qui a fait ces preuves ne peut que s’accentuer !

    Et si nous pensons gagner du temps et rectifier le tir par un contrôle accru, n’attendons plus aucune bonne volonté d’une majorité d’internautes, mais préparons-nous à de nouvelles surprises…

    J’espère avoir été compris du plus grand nombre. Pardonnez mon insolence et la longueur de ce post. Il n’est que l’expression libre et volontaire d’une simple conscience au service du Beau, du Bon, du Sacré, en un mot de l’Art.

    Votre serviteur nonyme.

    • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais 1er juin 2007 21:18, par Poisson Rouge
      Très belle prose, mais euh... vous proposez quoi concrétement comme solution ?
      • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais 2 juin 2007 10:44, par nonyme

        @poisson rouge.

        La première phrase était relativement claire :

        “L’heure n’est plus à la recherche de solutions !”

        Néanmoins, afin de vous apporter des précisions sur ma perception du problème, il est urgent que l’artiste quel qui soit, se réapproprie son œuvre.

        Ceux qui utilisent l’œuvre a des fins commerciales doivent passer à la caisse, pas le public !

        Des propositions, ce n’est pas ce qui manque et nous nous devons de réinventer tout le circuit de l’exploitation artistique.

        Mais l’heure n’est pas encore venue puisque nous sommes toujours dans une phase d’un autre âge (préservation des acquis), et que nous préférons aller dans le mur.

        Les Lobbys sont encore trop puissant, l’état trop intéressé, les antagonistes trop nombreux, le marché trop juteux…

        Ne perdons pas de vue que l’art est, et a toujours été, un puissant outil de propagande. Souvent à l’insu des artistes eux-mêmes.

        Aujourd’hui, les artistes sont pris en otage par la puissance d’un circuit économique mondial (Pup,média,major…), des volontés étatiques soucieuses de l’ordre, du contrôle, de l’image morale…, d’un public volatil qui perd ses repères devant une offre toujours plus attrayante et conséquente et par la démocratisation d’outils de productions…

        Donc, puisque nous sommes dans l’Art de la guerre, affûtons nos armes !

        Un artiste a trop souvent la tête dans les étoiles, le cœur sous la main, les poches trouées, un pantalon trop court, des baskets trop grandes…

        Il est donc de plus en plus fragilisé et isolé dans une société de plus en plus ingrate. C’est un constat, une réalité.

        Certains diront qu’il en a toujours été ainsi. C’est vrai, mais les enjeux de la mondialisation, nos cultures, l’informatique, …, changent profondément la donne. Une sensibilité à fleur de peau, et un grand écart permanent deviennent prouesse.

        De plus les artistes d’aujourd’hui et de demain s’approprient l’outil informatique, car il répond à tous ses besoins créatifs, favorise l’échange et la divulgation de ses réalisations.

        De nouveaux circuits apparaissent et nous devenons tous citoyens d’une mégalopole hors-norme.

        Que faire ? Soit nous laissons l’équilibre s’opérer et s’organiser seule pour le meilleur et pour le pire, soit un accord mondial tente de réguler et organiser la production.

        La première solution pourrait être approfondie si nous définissons et éliminons le pire. Mais nous ne pouvons plus faire confiance au circuit professionnel et le public devra quoiqu’il advienne avoir son mot à dire !

        Si nous choisissons la deuxième solution, ce sont les US qui mènent la danse…(fini l’exception culturelle à la Française)

        Aujourd’hui, un artiste musicien ne touche guère plus que 7% sur un contrat, il est urgent qu’il en tienne 51%, qu’il ait le contrôle absolu de son œuvre et que l’on arrête de nous fabriquer des interprètes jetables au service de… des fils et des filles de…

        La dématérialisation amène une autre vision. Soit nous l’acceptons, soit nous passons à côté…

        De plus, nous avons un souci de mémoire collective, et nous ne pouvons en aucun cas la confier aux instances actuelles, si nous souhaitons échapper à l’art éphémère.

        Changer de normes tous les quatre matins ne sera jamais une solution, prendre les internautes pour pirates accentuera la dérive, flicquer ou indexer les œuvres et les consommateurs inutiles et dangereux.

        Nous sommes rentrés dans une nouvelle ère, et il se dessine un nouvel horizon avec de nombreux pièges monstrueux que personne ne soulève. Alors, allons-y gardons bon pied, bon œil, une perspective en 3D et n’oublions jamais, l’Art est le reflet de notre société, l’informatique et le réseau en sont devenus l’expression ultime !

        Il y aurait mille fois plus à dévoiler, mais nous ne sommes toujours pas prêts !

        En attendant, il y a ceux qui ont accès au tout gratuit, et ceux qui en payent mille fois le prix. Choisissez votre catégorie…

        J’espère avoir répondu en partie à votre question.

        Cordialement.

        Nonyme.

  • Mais que d’hypocrisie... !

    31 mai 2007 22:08, par Poisson Rouge

    Je vais en énerver plus d’un ici, mais que d’hypocrisie dans vos commentaires ! ça va être long mais je vous promet que ça en vaut la peine...

    D’abord les trois quarts des arguments techniques déployés ici ne sont plus d’actualité. Les principaux vendeurs de musique téléchargées , iTunes en tête n’utilisent plus de DRM. On peut donc acheter de chez n’importe qui, et lire ce contenu sur n’importe quel lecteur à peu près moderne, même sur des téléphones portables à 2 balles. De plus la qualité sonore est enfin devenue tout à fait décente, iTunes est monté maintenant à 256k pour l’AAC ( le double d’avant), et, bien que ce ne soit pas encore officiellement confirmé, le Lossless (qui prendra beaucoup plus d’espace disque pour obtenir une qualité identique au master) est prévu pour très bientôt dès que les bandes passantes et les prix des disques dur le permettront .

    Maintenant c’est quoi un prix pas trop cher ? 10€ ? 5€ ? 1 cent ? Même si le prix baisse à 1cent l’album il y en aura toujours pour s’insurger. 10€ sur iTunes pour un disque qu’on peut avoir légalement en 5 minutes même en habitant au fin fond de la campagne, c’est trop ? Je ne trouve pas. De plus il ne faut pas oublier que iTunes n’est qu’un acteur et que d’autres arrivent dès cette année comme Amazon avec un catalogue gigantesque et sans drm. La concurrence jouera de plus en plus, et le prix des albums chutera bien plus vite qu’on ne croit. Et tous vous permettent d’écouter des extraits d’au moins 30 sec avant d’acheter.

    Maintenant à propos des majors. Ils ne représentent que 20% de la production mondiale ! Les autres sont tous des labels indépendants et des artistes autoproduits. Sauf que les majors s’accaparent 80% des ventes (et en versant moins de 10% aux artistes). Et vous savez quoi ? ON S’EN FOUT ! parce que c’est deja presque fini pour eux. Il y a de moins en moins d’artistes qui cherchent à se faire signer par des majors et de plus en plus qui s’éditent directement ou sur de très petits labels, justement grâce à internet. Là où les majors réussissaient à bloquer les indépendants en leur rendant difficile l’accès et la distribution dans les magasins physiques, les nouveaux vendeurs comme iTunes, emusic, Amazon et ceux à venir, prennent TOUT le monde directement, sans passer par la case maison de disque. Dans le cas de iTunes, ils reversent 70% du prix de vente que ce soit à la maison de disque (majors et indépendants) ou directement à l’artiste autoproduit,. De plus grâce aux forums, à des sites comme Myspace et autres, tout les indépendants peuvent commencer à rivaliser avec les majors au niveau promo. Encore mieux : des solutions clés-en-main sont en train d’arriver pour permettre pratiquement à n’importe quel musicien même peu doué (techniquement parlant :-) ) d’installer en quelques heures sur son propre site web les moyens de vendre directement ses mp3. Les conséquences sont énormes. Même plus besoin de passer par iTunes et consorts !!

    Enfin ! on arrive à un modèle économique juste et équitable pour tout le monde. Les artistes peuvent vendre leur création directement à leur auditoire à des prix bien plus bas car ils auront éliminés les trois quarts des intermédiaires qui se sucraient auparavant sur leur dos, ces dinosaures de majors en premier.

    Alors pitié, arrêtez de demander que les musiciens deviennent des mendiants auprès de sponsors corporate, arrêtez avec cette licence globale fumeuse quand on sait qu’elle sera cauchemardesque à gérer et sujette à toutes les manipulations. Et surtout arrêtez de dire "et comment ils faisaient les musiciens il y a 200 ans ? " Et bien Il y a 200 ans, ils demandaient l’aumône auprès du bon Roi, ou ils crevaient de faim tout simplement. Désolé, c’est fini tout ça. Si vous voulez qu’on revienne comme il y a 200 ans, et bien allons y, rétablissons l’esclavage, supprimons leurs droits aux femmes, soumettons nous aux caprices de l’Empereur, et remettons la guillotine à la mode.

    Il est en train de s’installer enfin un équilibre économique simple et juste pour les 2 partis. Ne le tuez pas dans l’oeuf. De surcroît, plus aucune étude indépendante sérieuse ne conteste aujourd’hui l’impact du piratage sur les ventes. Le débat se porte uniquement sur la proportion ( 30%, 40%, plus ?) même en prenant en compte d’autres facteurs indiscutables comme la fragmentation du budget des loisirs (entre dvd, jeux vidéo, etc..)

    Et si vous voulez continuer à piller les artistes après tout ça à coup de P2P cryptés en prétendant leur rendre service, faites le au moins en vous assumant en tant que pilleurs, sans chercher à vous déculpabiliser avec des arguments foireux pour vous donner bonne conscience.

    A bon entendeur, salut.

    PS : je ne suis pas Charles Aznavour :-)

    • Mais que d’hypocrisie... ! 31 mai 2007 23:52, par A

      La réalité c’est qu’actuellement les morceaux sans DRM ne doivent pas représenter plus de 10% du catalogue d’iTunes (et pour EMI peut-être 50%). Sachant qu’iTunes n’est déjà pas une source exhaustive et que le prix du sans DRM est 30% plus cher on est loin d’une réelle alternative.

      Je n’ai pas lu le reste, trop long, mais si déjà vous vous trompez sur le premier argument...

      • Mais que d’hypocrisie... ! 1er juin 2007 01:17, par Poisson Rouge
        Faux. 1-L’intégralité du catalogue de EMI est quasiment présent. Il n’est complétement visible pour la simple raison que le réencodage n’est pas fini, et donc le reste apparait au fur et à mesure, je vois de nouveaux titres apparaitre même heure par heure. L’ensemble des maisons de disques indépendantes et artistes autoproduits aussi ont répondu présent à l’appel et sont en train de tout reconvertir. Plus de 60% du contenu de iTunes sera dé-DRMisé d’ici decembre. Seul quelques dinosaures comme Universal attendent pour voir. 2- Le prix de l’album reste inchangé. la qialité de son elle est doublée 3- Si entre iTunes, emusic, magnatune (tous sans drm) et quelques dizaines d’autres disquaires indépendants vous ne trouvez pas que le choix commence à etre diablement exhaustif... De toutes façons a partir du moment ou l’on a décidé qu’on avait pas envie de payer pour quoi que ce soit, meme l’ensemble de la production musicale sur terre pour 1€ paraitra trop cher...
        • Mais que d’hypocrisie... ! 1er juin 2007 09:56, par A

          Je fais une phrase au présent, et je rajoute un adverbe pour bien précisé que c’est la situation présente et vous me parlez au futur ?

          En matière de culture on a pas le choix, il n’y a pas deux Smashing Pumpinks, soit leurs albums sont disponible sans DRM soit ils ne le sont pas. Moi je ne prédis pas l’avenir aussi bien que vous, et tant que les principales maisons de disques n’auront pas rendu leur catalogue accessible sans DRM je resterais otage des DRM.

          • Mais que d’hypocrisie... ! 1er juin 2007 12:00
            euh...Smashing Pumpinks est deja dispo sans DRM sur iTunes...
            • Mais que d’hypocrisie... ! 1er juin 2007 13:35, par A
              Les morceaux individuellement, pas les albums, en tout cas pas celui que je viens d’acheter.
    • Mais que d’hypocrisie... ! 1er juin 2007 19:29, par mr.powers

      "Même si le prix baisse à 1cent l’album il y en aura toujours pour s’insurger. "

      Qui parle d’hypocrisie ?!

      Plus sérieusement, c’est trés beau ce que tu as écrit, mais pour parler de modéle économique "juste et équitable", sais-tu au moins combien touche un artiste sur un morceau téléchargé sur Itunes ? Pourquoi ne pas communiquer sur cet aspect des choses ? Tu nous dis que c’est pour le bien des artistes, mais tu ne donnes aucun chiffre ! Pour rappel : Emusic, l’une des premières plateforme française, a été condamné parcequ’elle ne payait rien à la SACEM. Et qui la dirigeait ? Pascal Négre, qui n’a de cesse de se plaindre des vilains pirates qui volent les artistes ... (http://www.bucheron.net/weblogs/index.php ?2005/02/23/1865-la-sacem-assigne-universal-et-son-site-e-compilfr-en-justice) En fait, sur la trés grand majorité des plate-formes légales, un artiste touche à peine quelques centimes sur un titre acheté légalement. Pour plusieurs centaines de milliers de téléchargement (le rêve !), il ne touchera que quelques milliers d’euros. Sérieusement, tu appeles ça juste et équitable ? Et tu ne répond à aucun des problèmes que pose la SACEM aux artistes et aux diffuseurs qui ne souhaitent plus la rejoindre. Evoquer une solution "fumeuse" pour la licence globale alors qu’elle est à l’origine du succès des radios commerciales, et dire que le temps des rois est fini, alors que c’est encore (et que ce sera probablement toujours) les grands groupes de média qui décident ce que doivent écouter leurs auditeurs (et en boucle s’il te plaît, en prenant leur dîme au passage), c’est oublier rapidement l’état lamentable de la diffusion musicale de masse depuis 20 ans. (http://www.lepoint.fr/content/economie/article ?id=35994) Et : "si vous voulez continuer à piller les auditeurs après tout ça à coup de DRM et de procès en prétendant leur rendre service, faites le au moins en vous assumant en tant que pilleurs, sans chercher à vous déculpabiliser avec des arguments foireux pour vous donner bonne conscience."

      • Mais que d’hypocrisie... ! 1er juin 2007 21:47, par mr.powers
        Pour les liens ci-dessus, il faut enlever l’espace dans l’adresse (j’ai oublié de l’enlever) : après index.php pour le premier, et article pour le second.
      • Mais que d’hypocrisie... ! 2 juin 2007 00:43, par Poisson Rouge

        1- D’abord je crois que tu confond emusic et e-compil. e-compil dont tu parles (et dont je n’avais jamais entendu parler avant) n’a rien a avoir avec emusic qui est une boite américaine. Tu peux aller voir toi meme www.emusic.com

        2- Relis mon post, j’y donne les chiffres. iTunes reverse 70% du prix de vente du morceau ou de l’album.

        3- A qui vont ces 70% ? Alors c’est là que ça devient intéressant. Si c’est une maison de disque qui est l’intermediaire (qu’elle soit une major ou une indépendante) c’est à elle que l’argent est versé, ensuite ç’est entre l’artiste et la major de se débrouiller. Comme pour la vente d’un CD, avec une major il recevra des miettes, oscillant entre 5 et 10% (dans le meilleur des cas). SAUF QUE : l’interet avec iTunes , Emusic, Magnatune (qui reverse 50%) c’est que eux traitent aussi directement avec les artistes autoproduit !

        Je recapitule une derniere fois si je ne me suis pas bien fait comprendre : Supposons un artiste X. X vient de finir l’enregistrement de son album de techno-reggae-bulgare. Au lieu de faire le pied de grue auprès de Universal et compagnie pour esperer un jour qu’on veuille bien de sa zik et qu’on lui jette ses 5% de royalties, et bien il peut contacter iTunes (ou les autres) directement pour y avoir son album en vente . S’il vend 2 morceaux, et bien Apple lui reverse à lui DIRECTEMENT 70% du prix de vente. Voila. Dans la réalité le processus est un peu plus complexe que ce que je decrit ( il suffit pas d’appeler Apple : "oui bonjour j’ai de la zik a vendre") , il y a une demarche parfois un peu longue à suivre mais bon dans l’ensemble c’est ça. Et pareil pour les autres (du moins les plus serieux comme magnatune et emusic). Je connais un peu ce processus pour avoir un pote musicien au US qui est sur iTunes, et qui se passe completement de maison de disques (sa musique est tellement peu commerciale et bizarre qu’il s’est fait refuser par plein de labels)

        Quand au probleme de la SACEM, c’est un autre debat, et la je suis fatigué. En plus c’est un probleme franco-français à ce que je vois.

        • Mais que d’hypocrisie... ! 2 juin 2007 10:26, par mr.powers

          1. non, je ne confond pas emusic et e-compil. Ce n’est pas parceque tu débarques et que tu ne connais pas l’histoire de la musique dématérialisée que c’est moi qui me trompe (as-tu au moins jeter un coup doeil au lien que j’ai indiqué ?). 2.J’aimerai avoir un lien confirmant les fameux 70%. Et avoir accès à la répartition des 70 % entre les artistes et les autres intermédiaires. Quant à parler de miettes pour les CD, alors que si un cd à 10 € un artiste touchera prés de 1 euro en moyenne, alors qu’il ne touchera que quelques centimes pour un titre dématérialisé, c’est limite quand même.

          Quant à ton modéle idéaliste, oui, il verra peut-être le jour dans le futur. En attendant, tu fais l’impasse sur la situation monopolistique des diffuseurs privés. Croire que tout le monde a internet chez soi, croire que tout le monde est prêt à passer plusieurs heures à chercher la perle rare, c’est utopique. Ce sont encore les grosses boîtes qui tirent leur épingle du jeu, et c’est vraiment pas prêt de changer.

          Quant aux problèmes de la SACEM, c’est trop facile de déclarer que c’est un problème franco-français quand on écrit sur un article d’Aznavour pour défendre cette institution centenaire.

          C’est bien beau de donner l’impression que tout est en train de s’arranger alors que l’on cadenasse un peu plus les mélomanes et les artistes chaque jour. Alors oui, ton pote, il diffuse sur itunes, tant mieux pour lui. J’aimerai juste que tu me dises ce qu’il gagne vraiment : de quoi vivre financièrement ? ou l’espoir d’y arriver un jour ?

          Il serait aussi temps que les personnes qui s’intéressent à ces questions arrêtent de focaliser sur certains aspects et tentent de prendre l’ensemble du phénoméne dans sa globalité. A part lire que je me suis trompé et que je confonds emusic et e-compil, je n’ai lu aucune réponse à mes autres questions (radio, sacem, licence globale déjà instaurée pour les groupes de média ...).

          Que l’avenir soit à la musique dématérialisée, je le pense aussi. Mais pas à n’importe quel prix, et pas avec n’importe quel argument, en évitant un débat de fond sur des questions sérieuses pour cause de fatigue.

          A bon entendeur ...

        • Mais que d’hypocrisie... ! 2 juin 2007 10:33, par mr.powers
          Autant pour moi : en relisant ma première réponse, je parle de emusic, alors que je voulais dire e-compil. Mea culpa
  • C. Aznavour : Deux ou trois choses que vous savez

    31 mai 2007 20:56

    M. Aznavour, vous venez donc faire la morale aux Français.

    Pourtant, voici 2 ou 3 choses que vous êtes bien placé pour savoir, mais que vous omettez de rappeler, car les pirates que nous sommes sont souvent trop jeunes pour le savoir : M. Aznavour, vous faites votre blé en France mais payez vos impôts en Suisse depuis 35 ans, après avoir été poursuivi pour fraude fiscale. A votre décharge, comme le rappelle le Nouvel Observateur, vous êtes loin d’être le seul.

    "De Charles Trenet à Alain Delon en passant par Mireille Mathieu ou Dalida, tous ont connu des déboires fiscaux qui ont fait l’objet de redressements ou de condamnations. Claude François, en 1972, devra rembourser l’une des amendes record - 2 millions de francs - à l’issue d’un contrôle fiscal. Alors qu’il partageait sa vie entre la France et les Etats-Unis, Johnny Hallyday fut inculpé pour fraude fiscale portant sur 400 millions de francs non déclarés, en 1976."

    Johnny... C’est la mode en ce moment, les chanteurs grabataires et milliardaires qui donnent des leçons de civisme aux Français du haut de leur exil fiscal.

    Nul doute que M. Sarkozy, que vous soutenez et qui vous a promis de s’attaquer aux pirates, lui a assuré de confortables déductions d’impôts pour qu’il juge finalement rentable de rentrer dans notre beau pays. Mais j’espère que les Français auront compris qu’il est devenu inutile d’acheter les disques d’un "artiste" artistiquement au bout du rouleau et moralement discutable, malgré tout le tapage médiatique orchestré autour de ses sorties par les majors et les revues people.

    Quand à vous, M. Aznavour, vous qui nous écrivez cette si belle lettre depuis votre chalet suisse, je pense que votre voix sera mieux entendue quand vous vous déciderez à payer les impôts que vous devez à ceux qui achètent vos disques, et même à ceux qui achètent les disques qui ne sont pas les votres, puisque nous autres Français payons une taxe sur les supports vierges.

    Je continuerai donc à acheter des disques d’artistes qui vivent et payent leurs impôts en France, et qui, eux, ne s’en plaignent pas. En attendant, votre plaidoyer me paraît quelque peu teinté d’hypocrisie.

  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    31 mai 2007 20:30, par mr.powers

    M. Aznavour,

    comment est-il possible que la SACEM, que vous défendez tant, interdise à ses membres de mettre à disposition gratuitement leurs morceaux au téléchargement ? Si certains pensent que le téléchargement peut avoir un effet promotionnel, pourquoi leur interdire ? Il ne s’agit pas d’obliger tout le monde à le faire, mais que ceux qui le souhaitent le puisse.

    Pourquoi ne pas autoriser aux particuliers ce que l’on autorise aux radios ? L’instauration d’une licence globale, qui est actuellement discutée dans de nombreux pays, aurait permis de respecter vos auditeurs aussi bien que vous respecter les diffuseurs de votre musique. En effet, les radios participent à la rétribution des artistes via la SACEM de manière très comparable à ce qu’aurait pu être une licence globale. Pourquoi celles-ci auraient-elles plus de droits que les citoyens de ce pays ?

    Nous avions l’occasion d’être des précurseurs, et la SACEM avait l’occasion de se moderniser. Au lieu de cela, on empêche les auteurs de faire ce qu’ils souhaitent de leur oeuvre au nom de leur protection. Au lieu de cela, on criminalise toute une partie de la population, qui pour la plus grande partie d’entre elle, aimerait pouvoir rétribuer les artistes justement. C’est à dire en tenant compte des téléchargements dans le partage du gâteau SACEM, et de l’immense réduction des coûts qu’engendre la musique dématérialisée.

    En attendant, comme vous le signalez, ce sont les sociétés de matériels informatique et les fournisseurs d’accès qui se remplisse les poches. A qui la faute ?

  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    31 mai 2007 18:31

    Une seule ligne de défense :

    tous les supports numériques sont soumis à une taxe pour la copie privée, qui est reversée ... aux auteurs !

    Y compris quand ces supports sont utilisés pour des fins toutes autres que la copie de musique, films ...

    Autrement dit les auteurs sont bien remunerés par les copieurs ... où alors à quoi sert cette taxe ?

  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    31 mai 2007 17:58, par Ghost

    Le problème, c’est que les utilisateurs légitimes sont de plus en plus attaqués. Par exemple, j’achetais il y a quelques années 10-20 CD par mois. Si si, par mois. J’ai arrêté le jour où les CD ont été de plus en plus protégés : impossible de les écouter chez moi (car PC au centre de mon installation hifi-cinéma), en ballade (lecteur mp3) ou au bureau. A la place, je vais à des concerts, au théâtre ou j’achète des BD. En gros, mon argent va toujours à des artistes - mais à des artistes qui respectent mes droits ! Le problème des DVD témoigne du même manque de respect : si j’achète légalement, je dois me coltiner des pubs (pardon, bande annonce) et des menaces impossible à zapper. Si je pirate, je peux profiter de mon contenu librement. Même chose pour la musique en ligne, même si la situation se débloque enfin. Mais tout de même ! Si j’achète sur iTune, j’ai au prix du CD physique un média dégradé (car compressé) et une perte sèche (car la revente d’occasion est illégale contrairement au support physique). Si je pirate, j’ai un média encodé en APE donc sans la moindre perte due à l’encodage. Pourquoi l’utilisateur honnête est-il systématiquement traité en criminel et laisé par des produits dégradés au nom de la lutte contre le piratage ???

    Sur la rémunération, je pense que peux de gens pensent sérieusement à ne pas vouloir rémunerer les artistes. Par exemple, je suis un farouche défenseur du status d’intermittence qui permet à temps d’artiste de vivre et à la France d’être un des pays en pointe au niveau de la création artistique. Mais il faut remettre à plat cette rémunération. Quand un morceau est diffusé sur le P2P, les internautes prennent en charge les frais de copies et de diffusion, évidemment, mais aussi les frais marketing en faisant la promotion du morceau. La rémunération doit tenir compte de cette suppression des intermédiaires, de cette fluidité accrue, des possibilités techniques et sociales apportées par le réseau.

    Il y a des solutions de rémunération multiples et novatrices. M. Aznavour parle de l’opposition entre capitalisme et artiste, mais, précisemment, ces modes de rémunération peuvent permettre d’échapper à cette logique. Les artistes ont existé depuis des millénaires, le consumérisme artistique de masse à moins d’un siècle ! On peut par exemple imaginer un retour au mécénat, mais qui s’appuierait sur un socle de millions d’internautes - c’est le micro-mécénat. Ou encore considérer les fans comme des investisseurs et l’album comme une entreprise. Chaque fan verse une somme en échange d’un pourcentage des revenus. C’est le micro-investissement. Le financement par le publicité, comme c’est le cas au moins en partie pour la presse, la télévision et les salles de cinéma. Ou même la license globale, qui se pratique dans bien d’autres domaines : cinéma, télévision, radio... Et surtout, combiner ces modes de rémunération pour arriver à un nouveau modèle adapté à la société post-industrielle...

  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    31 mai 2007 17:54, par James

    Bonjour,

    Ce message est intéressant, instructif et probablement révélateur de l’état d’esprit des artistes au sein d’un univers chamboulé par l’apparition de canaux non controlés par la mafia du disque.

    Pourquoi est ce qu’on ne lit jamais, nulle part, les vérités suivantes :

    Le chiffre d’affaires des maisons de disque baisse parce que le marché des loisirs numériques s’est profodément transformé. Avant, on achetait des CD et des VHS. Maintenant, on achète des CD, des DVD, des BlueRay, des Jeux (PC, Consoles salon et portable), des lecteurs MP3, des morceaux de musique en ligne, etc... Ces messieurs des majors s’imaginent ils que notre budget ’loisir’ est extensible à l’infini ? Et bien non, il faut choisir. Donc, forcément, mécaniquement, on achète moins de CD parce qu’on achète plus de DVD et autres... Donc, forcément, mécaniquement, le chiffre d’affaire des majors baisse... est ce la faute aux pirates ?

    De plus, des études indépendantes (pas comme nos politiques) ont démontré qu’il n’y a pas de corrélation entre le téléchargement via P2P et la baisse du chiffre d’affaires des majors. Cela serait il du à l’explication avancée ci-dessus ? non, trop simple ? les explications les + simples ne sont-elles pas les meilleures...

    A quand la grande remise en question des majors ? Leur rémunération est elle a la hauteur de leur valeur ajoutée ? Les prix demandés pour un morceau de musique sont ils justifiés ? Est il normal qu’un morceau acheté en ligne ne puise pas être lu ? Est il normal qu’il coute aussi cher (voir, plus cher) qu’un morceau acheté en magasin ?

    N’existe t’il pas des modèles basés sur la gratuité (apparente) qui sont couronnés de succès au point de faire de l’ombre aux plus grosses capitalisations boursières ? regardez le monde de l’open source... et vous comprendrez qu’il existe d’autres modes de rémunération que le stupide prix unique, taxe, amende, etc...

    Conclusion : OK pour le point de vue des artistes ? et quand allons nous prendre en compte le point de vue du client ? quand allons nous arrêter de le prendre pour une vache à lait ecervelée qui doit payer sans réfléchir ?

    L’industrie du numérique ne s’est jamais aussi bien porté. L’industrie musicale ne s’est jamais aussi mal portée. En moyenne, tout ceci croit énormément. Le seul problème de tout ceci est UNIQUEMENT QUE CE NE SONT PLUS LES MEMES QUI RAFLENT TOUT.

  • Il y a téléchargement et téléchargement.

    31 mai 2007 17:52, par Jean-Claude

    1er exemple :

    un ami nous dis : "Tiens, je viens de télécharger le dernier Aznavour, écoute le !" C’est de la promotion gratuite. Lorsqu’on télécharge pour écouter, on ne vole rien à l’auteur !

    2ème exemple :

    un ami nous dit : "Tiens, je viens de télécharger le dernier Aznavour, si tu veux je te le fais à 8 euros." Lorsqu’on télécharge pour vendre il y préjudice, car l’ami en question se fait de l’argent sur le dos d’Aznavour.

    Mon disquaire habituel.

    Dans le premier exemple je peux si j’aime ce que je viens d’écouter aller acheter l’album chez mon disquaire habituel. De même, en P2P, je peux télécharger et connaître des artistes qui n’existent pas chez mon disquaire habituel. Si les distributeurs sont plus rapides que les internautes pour présenter les nouveautés sur le Net, les auteurs vendront plus ! Celui qui va morfler, c’est mon disquaire habituel, mais là tout le monde s’en fiche !

  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    31 mai 2007 17:18

    Autant je comprends cette reaction, autant je trouve qu’elle manque singulierement de propositions de solution.

    Il est évident qu’il faut rémunérer les créateurs. Mais regardez le fonctionnement actuel : pour l’instant, il coûte aussi cher ou plus cher d’acheter une chanson en ligne que de l’acheter sur un CD. Pourtant, il n’y a plus de coût de fabrication, de coût de distribution (à part les serveurs informatiques) et d’espace dans les boutiques ou de vendeurs. Alors ou passe le différentiel ? Je ne crois pas que ce soit dans la poche des artistes.

    De même, l’achat en ligne, qui devrait être pratique, est encore très limité : on ne peut pas faire ce que l’on veut de la musique chez soi comme on peut le faire avec un CD, ça ne marche pas sur tous les systèmes, tout cela soit disant afin de faire baisser le piratage (DRM, mais ça commence à évoluer). Ce que je remarque, c’est que quand j’achète un DVD, quand je vais dans une salle de cinéma, j’ai droit à plusieurs minutes de menaces antipiratage ("vous risquez des années de prison") alors que justement je fais partie de ceux qui payent ! Les pirates, tant mieux pour eux, échappent à ces avertissements.

    D’autre part, parmi les raisons qui m’ont beaucoup éloigné de l’attitude des sociétés d’auteur, en plus de ce que je viens de citer il y a le lobbying pour une augmentation sans fin de la durée du copyright. Je ne vois pas pourquoi les enfants d’un artiste devraient bénéficier d’une rente parce que leurs parents étaient artistes. Autant je comprends la nécéssité de donner une période de copyright à l’artiste pour qu’il vive de son travail, autant ce copyright gêne la création lorsqu’il est trop long : toute oeuvre devrait tomber dans le domaine public après une période d’environ 20 ans afin d’enrichir le patrimoine culturel public et donner des sources d’inspiration aux futurs artistes. A ce propos, je ne vois pas de profession qui continue à être payée pour son travail plusieurs dizaines d’années après ce travail...

    Autre mesure qui décrédibilise totalement à mes yeux l’idée présentée de gagner en fonction de son travail, c’est la taxe sur les supports vierges, qui fait payer à toute personne utilisant un CD ou un DVD vierge une taxe pour les sociétés d’auteur. J’aimerais bien qu’on justifie pourquoi dans mon travail (imagerie médicale) quand j’archive mes propres données (quelques centaines de Go), je dois payer pour les artistes. Et à qui va cet argent ?

    • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais 31 mai 2007 18:00, par James

      Sur la dernière question, j’ai une réponse : Aux majors.

      Tiens, au fait, au niveau des absurdités liées aux majors, je vous en rappelle une assez récente.

      Universal a négocié avec YouTube (juste avant le rachat par Google) de ne pas le poursuivre pour violation du droit d’auteur si YouTube lui versaint X millions de dollars (je crois que c’était 500 millions). Cette somme a t’elle été reversée aux auteurs concernés ? NON. C’est du racket organisé... Ceci a bien sûr été possible grace qu rachat de YouTube par Google (plus de 1 milliard, pour un site Web !!!!). Pourquoi ca a couté aussi cher, pour payer ces 500 millions à Universal...

      Vous en avez entendu parler ? non. Pourquoi ? parce que les médias et les politiques sont complices de ces arrangements. et les artistes, dans tout ca, qui les défend ? certainement pas Universal...

  • P2P : Deux ou trois choses que je sais...

    31 mai 2007 16:22, par jlsiouperstar
    Mr Aznavour ... que j’écoute depuis mes 20 ans, qui m’a fait pleurer si souvent, fait rire aussi fréquemment , que j’ai vu plusieurs fois en concert avec ravissement et émotion, que j’écoute toujours avec autant de plaisir, dont j’ai du racheter certains albums car rayés à force d’écoute ... je voulais vous dire que certains utilisateurs du P2P demandent simplement une nouvelle répartition et un nouveau système de distribution. Non pour escroquer les artistes & les créateurs, mais pour diffuser plus massivement la culture, la création, les oeuvres. Toute révolution nécessite de nouvelles règles. Il y a eu opposition des acteurs économiques lors de l’apparition de la radio, du magnétoscope, des bonnes vieilles cassettes audio et maintenant internet bouscule à nouveau les frontières. Certains intermédiaires disparaitront certainement. C’est la loi de l’évolution. Vous pestez aujourd’hui parce qu’une partie de votre monde de la création refuse d’avancer, de regarder vers l’avant, d’imaginer un nouveau futur... Signe paradoxal, vous ne trouvez pas ?
  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    31 mai 2007 16:20

    Ca me fait très plaisir de voir enfin l’avis d’un artiste dans le débat sur le droit d’auteur, la distribution de la musique, etc... Ca me fait d’autant plus plaisir de voir que vous rejoignez l’avis de nombreux internautes (une majorité ?) pour qui le problèmes n’est ni la Sacem (et autres organisations semblables), ni les auteurs/compositeurs/interprètes mais bien les maisons de disque. Ces sociétés ne produisent rien, elles vendent un service (à l’artiste : promotion, aux consommateurs : distribution). Le prix à payer par l’artiste : céder ses droits et accepter un faible % sur les ventes. Celui payé par le consommateur : achat de l’oeuvre et perte progressive de sa liberté de disposer du bien acheté comme bon lui semble (DRM et autres systèmes de protection limitatifs).

    Malgré la protection de l’Etat ce système sera ammené à changer, les consommateurs aussi que les artistes verront bien que ce système est loin de les avantager comme il le devrait.

    Si les consommateurs en essayant de se faire entendre/comprendre se font traiter de pirates, peut-être est-ce à vous les artistes de vous faire écouter pour faire évoluer le marché dans le bon sens ?

  • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais

    31 mai 2007 15:47, par Moi moi toujours moi et mon portefeuille aussi.
    C’est toujours les pires qui l’ouvrent, les plus riches qui pleurent pour en avoir plus... C’est tout à fait légitime de vouloir protéger son travail, rien de plus naturel, mais ça me gonfle un peu qu’on vienne nous les briser comme si on était responsables des emmanches des grosses boîtes avec leur bras armé : l’Etat. Parce que si l’Etat ne protège plus les citoyens au nom de la liberté de chacun, il protège les grosses boites au nom d’on ne sait quoi. Alors t’inquiète pas Charlie, tu seras jamais ruiné toi, parce que tu te vends mieux que des biscottes et du papier essuie-tout.
    • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais 31 mai 2007 16:09, par sebthecat
      ta réaction est idiote. il utilise simplement sa notoriété pour faire passer un message. il sait très bien qu’il peut finir ses jours tranquille. il pense simplement que si c’est lui, parce qu’il est respecté, qui le dit ce sera entendu et non pas un sombre inconnu. et par ailleurs ses rémunérations permettent aussi à ces sociétés d’auteur de vivre en perçevant un pourcentage sur l’argent qu’il génère. donc quand il génère des droits il participe à l’écologie du système, pour les plus jeunes auteurs. si tu veux travailler gratuitement, présentes-toi tu vas trouver du travail tout de suite. tu veux être boulanger, charcutier, employé de hot-line sans être payé ??? TU ES BIEN SUR ??? réfléchis un peu.
      • Droit d’auteur : Deux ou trois choses que je sais 31 mai 2007 17:06, par dupont
        Comparaison totalement indécente. Le boulanger travaille tous les jours et ne touche pas de droits à vie sur ses baguettes. Cessons de dévaloriser son activité. A bas le travail ! Les créateurs qui réussissent s’enrichissent et placent leur pognon pour en gagner plus, tant mieux pour eux, on les comparera au boulanger quand ils accepteront les mêmes conditions de vie et de salaire que lui. Pourquoi les richissimes artistes philantropes (toujours volontaires pour se faire de la promotion en soutenant une cause ou une autre) ne font-ils pas don d’une partie de leurs fortunes à leurs collègues dans le besoin au nom de la solidarité. Pourquoi c’est toujours le boulanger qui doit être solidaire. L’industrie du disque s’est créée pour vendre du matériel (philips, sony, etc.), qu’elle paye ses serviteurs. Les artistes sur scène, bon sang !!

 

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