lundi 20 octobre 2008 19:26
En prison pour excès de vitesse sur YouTube
par Fabien Salliou
De la moto sur YouTube - DR
Filmer ses exploits et les faire partager sur Youtube, ça peut rapporter gros. Ou pas. Hier, Sandor Ferenci, un britannique de 28 ans, a été condamné à douze semaines de prison et à l’annulation de son permis de conduire. Roues arrières en plein trafic, dérapages incontrôlés, dépassements dangereux, conduite sur une route de l’Oxfordshire à contresens à plus de 209 KM/H. Tout était sur Youtube. Pourtant, l’histoire aurait pu tourner autrement. Dénoncé à la police par un automobiliste qui avait assisté à l’une de ces “prouesses” inconscientes et qui avait noté le numéro de sa plaque d’immatriculation, Sandor Ferenci, à la vu des forces de l’ordre à la porte de son domicile, s’est empressé de déclarer : « C’est au sujet des vidéos sur YouTube ? » Or ça ne l’était pas. C’est ainsi que les policiers, qui ignoraient l’existence des vidéos, ont eu tout le loisir de découvrir sur internet l’accumulation d’infractions au Code de la route. En France, un cas similaire avait été jugé : l’affaire « Loic et sa trottinette ». C’était le titre de la vidéo d’un jeune homme de 26 ans qui s’était filmé sur une route a rouler à plus de 225 km/h au lieu des 110 légalement admises. Il fut mis en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Et le premier février 2008, le tribunal correctionnel de Nancy a estimé que la vidéo postée sur Youtube ne peut être retenue comme preuve car il est impossible de dater la réalisation des images et donc le point de départ de l’infraction. Dés lors, le tribunal avait tranché en faveur de l’argument de l’avocat de la défense, Maître de Caumont, pour faire valoir une éventuelle prescription des faits. Mais à la différence de l’affaire jugée en Grande Bretagne, il n’y avait pas de témoin.
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