mardi 29 novembre 2011 12:54
« Esthétiquement, et phonétiquement, le terme liseuse ne rend grâce à rien »
par Camille Gévaudan (l'article, pas la citation)
tags : linguistique , livre numérique
« Tout le monde a bien vu, ou possédé un : Lecteur K7
Alors pourquoi dit-on « liseuse » et non « lecteur ebook » pour désigner un appareil capable de lire des livres numériques, comme le Kindle ? Bonne question. À vrai dire, on ne se l’était jamais posée avant que Nicolas Gary, fondateur du site Actualitté, jette un pavé dans la mare avec son billet intitulé « Liseuse, la catastrophe lexicale ». Sa comparaison avec les autres appareils électroniques de ce début de siècle nous laisse profondément perplexe. Nicolas Gary note aussi qu’en Allemagne, en Italie et en Espagne, on a gardé le terme très générique de « lecteur d’ebooks » pour traduire l’anglais e-book reader. « Mais pour cet appareil, en France, il fallait un terme différent, plus poétique, comme si c’était un manque de respect pour la lecture — qui n’en sort pas vraiment ni grandie, ni plus attractive... D’ailleurs, esthétiquement, et phonétiquement, le terme liseuse ne rend grâce à rien... » D’autant plus que la page « liseuse » du dictionnaire était déjà bien remplie avant que débarquent les Kindle et consorts :
Sur Ecrans.fr, en tout cas, l’histoire du petit châle « que les femmes portaient pour lire au lit » nous a définitivement refroidis. On dira désormais « lecteur d’ebooks ».
Lecteur CD
Lecteur DVD
Lecteur MP3
voire un lecteur de carte SIM, ou un lecteur de carte SD… »
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