Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

jeudi 19 août 2010 15:50

  • internet

Facebook est dans la place

par Andréa Fradin

tags : facebook , iPhone , géolocalisation

DR

Cela faisait un certain temps que Facebook nous faisait poireauter sur le terrain de la géolocalisation, mais cette fois c’est la bonne : « Places », « Lieux » en français, son propre service de « check-in », vient d’être lancé. A l’occasion d’une conférence de presse organisée hier à Palo Alto, en Californie, toute la jeune troupe dirigeante de Facebook s’est réunie pour présenter le dernier né.

Pour les utilisateurs français qui n’auront pas l’occasion de faire un tour outre-Atlantique dans les prochains jours, il faudra patienter avant de tester le bousin : « Places » est en effet uniquement disponible aux Etats-Unis, et sur mobile. Aucune date n’a été donnée quant à l’arrivée du service ailleurs dans le monde. Pour le moment, seul l’iPhone met à disposition une application permettant d’accéder au service, mais « toutes les applications mobiles qui en ont la possibilité devraient le supporter », a indiqué les boss de Facebook lors d’une séance de questions/réponses. Du coup, on suppose que ça s’active du côté de Blackberry et Android ; en attendant les utilisateurs américains pourront toujours accéder au service géolocalisé en transitant depuis leur mobile par le site Touch Facebook.  


Côté utilisation, le service du géant des réseaux sociaux n’est pas très différent de ses principaux concurrents en matière de repérage dans l’espace. Concurrents qui, il faut le noter, ont été enjoints à participer aux festivités : quatre compagnies rivales, dont Foursquare et Gowalla, ont en effet été appelées à contribuer à Places ; la guerre du territoire n’aura peut-être finalement pas lieu, ou alors sous une forme déguisée.

Pour en revenir à l’utilisation du système, Places se base sur la possibilité de faire des « check-in » aux endroits par lesquels on passe, qui s’affichent automatiquement dans le « fil d’actualité » des amis. Il est également possible de voir quelle personne est présente à proximité du lieu fréquenté. Rien de très nouveau sous le soleil géolocalisé, si ce n’est une spécialité estampillée Facebook, à savoir la possibilité de « tagguer » les amis qui nous ont accompagné (ou non) au bar, resto, parc ou autre, que l’on a choisi de présenter à nos amis en ligne.

Enfin, « choisir »... C’est un bien grand mot, puisqu’une fois encore, Facebook passe — déjà — pour le mauvais élève en matière de confidentialité. Alors que la plupart des sites qui ont tenté l’aventure de la géolocalisation jouent la carte de la prudence en privilégiant « l’opt-in » , autrement dit, la désactivation par défaut des fonctionnalités indiquant l’endroit où l’on se trouve, Facebook a pour sa part préféré tout basculer en « opt-out ». Autrement dit, la publication des « check-in » sur le mur de l’utilisateur, ainsi que l’ajout de ce dernier dans la liste « People here now » (« personnes en ce moment sur place »), sont activés par défaut. Seule protection d’emblée concédée par le site : le fait que « seulement les amis des usagers pourront voir où ils se sont “check-in” ou ont été taggués, à moins que l’utilisateur décide explicitement de partager cette information avec tout le monde », a précisé Marc Zuckerberg.

   

Pour défaire ces fonctionnalités, les utilisateurs devront donc mettre une nouvelle fois les mains dans les entrailles du site en farfouillant dans la rubrique « settings » (« paramètres »). Pour venir en aide aux utilisateurs largués, le site LifeHacker a déjà mis en ligne une vidéo montrant dans le détail où et comment désactiver les options liées à Places. Un coup de main également fourni par une association américaine, l’ACLU, qui pointe du doigt les négligences de Facebook, dont notamment le fait que le site ait « immédiatement ouvert les données de localisation aux applications et sites connectés ». « Cela signifie que les applications de vos amis pourraient avoir accès aux informations liées à vos plus récents check-in par défaut, dès que vous commencez à utiliser Places », alerte l’association sur son site.


Il y a 10 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

facebook - Facebook, une entrée en bourse « préparée avec négligence » ?

iPhone - iPhone : beaucoup trop d’applis gardent le contact

géolocalisation - Il est tracé par ici, il repassera par là

article précédent
Star Wars en tranches, l’intégrale
article suivant
Gamescom : La sélection vidéo


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Andréa Fradin
  • réactions (10)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • « Acte II de l’exception culturelle » : le décor est planté
  • Un clip dans ses petits papiers
  • Google-Motorola : les brevets qui valaient 12 milliards
  • Ecrans.fr, le podcast citoyen
  • Un médiateur entre Google et les plaignants antiracistes

Lib.fr

  • Hollande est rentré de Bruxelles en voiture
  • L'UE dit oui à la Grèce dans la zone euro, mais demande plus d'efforts
  • Feuilletez le cahier Livres
  • Printemps arabe, la répression continue
  • Croissance et frictions franco-allemandes au sommet
publicité

Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Chronophage

Spewer

Attention, jeu dégueu.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »


No comment

img75
Tu sais, Brad...

« J’aime venir de temps en temps ici et regarder les avions passer. »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008