Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mardi 11 août 2009 16:21

  • internet

FriendFeed, le nouvel ami de Facebook

Le réseau social aux 250 millions de membres a acheté Friendfeed, un agrégateur de réseau sociaux encore peu utilisé en France.

par François Arias

tags : twitter , facebook

Les logos de Friendfeed et Facebook - DR

Le réseau social géant Facebook, aux 250 millions d’utilisateurs, n’a besoin de personne pour gagner de nouveaux inscrits. Alors, quand il casse la tirelire pour acheter un site spécialisé dans l’agrégation de réseaux sociaux, ce n’est pas vraiment pour le nombre d’internautes qui l’utilisent. Créé en 2007 par 4 anciens de Google, Friendfeed permet à un internaute de regrouper les contenus de ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Flickr et bien d’autres) sur une page unique. Le site est surtout apprécié pour son système de commentaires, simple et clair qui permet des conversations plus faciles à suivre que sur d’autres plateformes comme Twitter. Mais c’est pour ses capacités de recherche en temps réel que le site est reconnu. Ce qui n’est pas vraiment suffisant : en deux ans d’existence, il n’a connu qu’un succès d’estime, étant particulièrement apprécié des geeks américains sans parvenir à acquérir une audience plus large. Le site perd même des utilisateurs depuis plusieurs mois.

Mais au delà du réseau et de ses utilisateurs, Facebook met surtout la main sur un groupe d’anciens de Google talentueux dont Paul Buchheit (le créateur de Gmail) et certaines personnes à l’origine de Google Talk ou encore Google Maps. Avec cette acquisition, Facebook continue de lorgner vers un micro-blogging à la Twitter. Les 12 employés de Friendfeed rejoindront donc leurs nouveaux collègues à Palo Alto.

Le mouvement de rachats et d’alliances dans le domaine des services web continue donc malgré la crise économique. Tendance confirmée ces dernières semaines par l’accord Microsoft/Yahoo sur les moteurs de recherches ou le rachat de On2 (spécialisé dans la compression vidéo) par Google. Concernant le prix d’achat, aucun tarif n’a été annoncé officiellement mais le Wall Street Journal évoque la somme de 50 millions de dollars dont 15 seraient versés en cash et le reste sous forme d’actions délivrées sur plusieurs années.

Du côté des réactions officielles, comme on pouvait s’y attendre, ce n’est que joie et bonheur. Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, déclare dans un communiqué que « depuis que j’avais essayé Friendfeed pour la première fois j’ai admiré leur équipe pour avoir créé un système si simple et élégant pour partager l’information ». Il affirme par ailleurs : « nous voulons faire de Facebook un endroit où les meilleurs ingénieurs viennent pour construire rapidement des choses que beaucoup de personnes vont utiliser ».

C’est le sentiment de beaucoup d’experts et d’utilisateurs : ce n’est pas un site ou une communauté qu’a acheté Facebook, mais une équipe d’ingénieurs de très haut niveau. Le blogueur Robert Scoble titre même son dernier billet « Oh ! Friendfeed est désormais le département recherche et développement officiel de Facebook », allusion aux multiples fonctions copiées ces derniers mois par Facebook.

Quant à l’avenir de Friendfeed en lui même, les utilisateurs ne se doivent pas se faire d’illusion. Même si le site est maintenu en ligne, son développement est dans les faits terminé. L’équipe devant intégrer le plus rapidement possible à la division R&D de Facebook, il n’y aura plus grand monde pour s’occuper du bébé. Ce que confirme implicitement Bret Taylor sur son blog en annonçant que « maintenant, nous avons la possibilité d’amener les innovations développées pour Friendfeed aux 250 millions d’utilisateurs de Facebook ».


Il y a 0 réaction à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

twitter - Censure : Twitter n’est pas prophète au Pakistan

facebook - Facebook, une entrée en bourse « préparée avec négligence » ?

article précédent
Pari en ligne, le projet de loi
article suivant
Zoom : « Chez 1et2 », on y rit plus qu’un peu


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à François Arias
  • réactions (0)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • « Acte II de l’exception culturelle » : le décor est planté
  • Un clip dans ses petits papiers
  • Google-Motorola : les brevets qui valaient 12 milliards
  • Ecrans.fr, le podcast citoyen
  • Un médiateur entre Google et les plaignants antiracistes

Lib.fr

  • Hollande est rentré de Bruxelles en voiture
  • L'UE dit oui à la Grèce dans la zone euro, mais demande plus d'efforts
  • Feuilletez le cahier Livres
  • Printemps arabe, la répression continue
  • Croissance et frictions franco-allemandes au sommet
publicité

Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Chronophage

Spewer

Attention, jeu dégueu.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »


No comment

img75
Tu sais, Brad...

« J’aime venir de temps en temps ici et regarder les avions passer. »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008