Film, shoot again
par Olivier Séguret
tags : blockbuster , Moi jeux
Milla Jovovich dans Resident Evil : Extinction. DR
Après avoir squatté le box-office américain, Resident Evil Extinction de Russell Mulcahy est sorti hier en France dans une relative discrétion. Non pas par le nombre de copies (408) ni par celui des entrées espérées, mais au contraire par le décalage entre son impact commercial attendu et sa visibilité minimale sur les grands médias. Le fait qu’il soit adapté d’un jeu vidéo extrêmement célèbre n’est presque plus considéré comme une information déterminante pour le définir : c’est un fait secondaire, dont la référence est exclue des affiches, même si l’on compte en partie sur la complicité acquise du public des gamers pour y succomber. En décembre, ce sera le tour de Hitman de rouler des mécaniques sur grand écran. Transposition des aventures d’un tueur à gages familier des joueurs, le film est réalisé par Xavier Gens, à propos duquel on notera ce qui commence à ressembler à une filière : l’appel fait par Hollywood à notre vivier de frenchies émergents pour exécuter la besogne moyennement chic d’adapter un jeu vidéo. Christophe Gans ne semble pas avoir à le regretter puisqu’il est paraît-il en route vers un Silent Hill 2. On voit ainsi combien le filon qui conduit du jeu au cinéma n’est pas près de se tarir. Il n’a pas encore produit le blockbuster superlatif qui finira par arriver et qui en deviendra la référence, mais il doit être largement assez rentable pour justifier d’être tant exploité. Ce n’est pas toujours facile, comme l’ensablement du projet Halo que pilotait Peter Jackson l’a démontré. C’est peut-être là l’épreuve qui manque au deal entre jeu et ciné : le défi d’honorer un grand jeu d’un grand film.
Il y a 0 réaction à cet article.
Lire les réactions.Réagir à cet article.
Partager cet article
Partager TweetSur les mêmes thèmes:


