jeudi 2 février 2012 09:50
France Inter, de Val en pis
tags : radio , livre , Radio France
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La Voix de son maître ? France Inter et le pouvoir politique 1963-2012
Augustin Scalbert
Nova Editions, 18,25 euros.
Du général de Gaulle inaugurant en 1963 la station, entouré de gardes républicains sabres au clair, à Philippe Val virant, cinquante ans plus tard, des humoristes coupables de lèse-majesté envers Nicolas Sarkozy, France Inter a-t-elle un souci avec le pouvoir ? C’est la thèse d’Augustin Scalbert, journaliste à Rue89, dans son livre La Voix de son maître ? France Inter et le pouvoir politique 1963-2012.
Paru dans Libération du 1 février 2012
Le point d’interrogation est d’importance : celle que, lors de son inauguration, De Gaulle décrit comme « notre radio française » est longtemps restée un outil de propagande du pouvoir gaulliste, puis giscardien. Ainsi, raconte Scalbert, une jeune journaliste (une certaine Arlette Chabot) voit chacun de ses reportages sur la campagne de Chirac en 1981 finir littéralement à la poubelle. Si « la laisse » se détend un peu sous Mitterrand et Chirac, elle se resserre brusquement sous Sarkozy qui, après avoir dégagé le patron de Radio France, Jean-Paul Cluzel, s’octroie le pouvoir de nomination des présidents de l’audiovisuel public. Ce sera Jean-Luc Hees, lequel nommera Philippe Val (ou l’inverse, écrit Scalbert) et le pathétique licenciement de Stéphane Guillon et Didier Porte. Licenciement que l’auteur attribue directement à l’Elysée.
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