jeudi 28 juin 2007 15:40
Free dans les conditions du direct
Le fournisseur d’accès français lance TV Perso, un service communautaire de partage de vidéos et de diffusion en temps réel.
tags : vidéo , communauté , web 2.0 , économie , FAI
L’interface de TV Perso sur une télé. DR
Free se lance dans le site communautaire. Avec « TV Perso », son nouveau service, le fournisseur d’accès français entend proposer une alternative aux sites de partage de vidéos comme Youtube ou Dailymotion. Avec une grosse différence : le service TV Perso n’est accessible que pour les abonnés Free, et il ne marche qu’en branchant la Freebox sur la télévision. « Nous souhaitons créer une communauté de Freenautes », explique Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad (maison mère de Free). Exit donc les abonnés des autres fournisseurs d’accès ou les internautes étrangers. Exit aussi ceux qui ne branchent leur Freebox que sur leur ordinateur. Des contraintes qui vont de facto limiter la taille de la communauté. « Nous avons 2,5 millions d’abonnés, continue Lombardini. Nous leur proposons une nouvelle dimension de la vie communautaire. » TV Perso, qui est activé gratuitement depuis ce matin, propose les mêmes fonctionnalités basiques que des services comme Youtube et Dailymotion. On peut y voir des vidéos, mettre en ligne les siennes (à condition d’avoir la dernière version de la Freebox), voir un top des vidéos les plus vues et choisir ses préférées. En revanche, impossible de laisser des commentaires. TV Perso propose aussi une option moins courante : diffuser en direct un flux vidéo live issu d’un camescope ou de toute autre source. La vidéo est alors diffusée avec celles des autres Freenautes sur le canal 13 de la Freebox. « Avec la diffusion en temps réel, on s’affranchit des limites des sites de partage traditionnels », renchérit le DG d’Iliad. Ce qui revient à créer une sorte de mini chaîne télé personnalisée ne diffusant qu’en direct. Une innovation qui permet à Free de crâner en parlant de « Télé 2.0 » et de « nouvelle génération ». Si ça peut leur faire plaisir... Free assure n’avoirpas d’autre but que la création d’une communauté. Pas de modèle économique en vue pour le moment, même si le fournisseur d’accès n’exclut rien. Publicités, micro-paiements, revenus partagés ou services payants sont dans l’air, mais rien de précis pour l’instant. Alors que les plaintes pour violation de propriété intellectuelle s’accumulent contre Youtube, Free évacue rapidement le sujet des droits d’auteur. « Contrairement à Youtube, nous ne sommes pas éditeur. Nous avons avec TV Perso un simple rôle d’hébergeur de contenu. Et puis nous évoluons dans un environnement fermé, propriétaire, explique Maxime Lombardini. Nous savons qui met en ligne quel contenu, et nous avons toutes ses coordonnées. On n’est pas dans l’inconnu. » Reste toutefois l’impossibilité de modérer les flux vidéos diffusés en direct, ce qui pourrait s’avérer problématique en cas de diffusion de contenus illégaux.
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