samedi 16 février 2008 09:52
Free quasi libre de se payer la 3G
Le conseil d’Etat a rendu un avis positif à l’étalement du paiement de la licence 3G. Interview de Free, seul candidat pour ce nouveau réseau.
tags : interview , 3G , fibre optique
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Encore un effort et on y sera ! L’exception française, avec trois opérateurs seulement se partageant le gros gâteau du portable, pourrait prendre fin. Le conseil d’Etat a rendu un avis positif à l’étalement du paiement de la licence 3G. Condition posée par Free, seul candidat pour ce nouveau réseau. Pourquoi est-ce un grand pas ?
A qui cela profite ?
Un quatrième opérateur pour Noël prochain ?
Petit flash-back. Quand le régulateur a lancé son concours en 2001 pour les licences 3G - on disait alors UMTS -, les candidats, en plein éclatement de la bulle Internet, ne se sont pas précipités. Seuls SFR, Bouygues Telecom et Orange y sont allés. Depuis, le régulateur tenait au chaud les fréquences. Avant d’effectuer un dernier tour de piste en 2007. Et, surprise, Free s’est mis sur les rangs. En posant ses conditions : un étalement dans le temps du gros chèque de 619 millions d’euros. Mais c’était contraire à la loi et le régulateur a dû recaler l’opérateur. Il a refilé le bébé au gouvernement. Pour tourner la difficulté, l’Elysée a fait voter un décret prônant l’étalement. Mais il fallait bétonner le dossier. D’où la saisine du Conseil d’Etat. Confidentiel, et rendu en début de semaine, il stipule, selon une source, « qu’il n’y a pas rupture du principe d’égalité ». Un problème demeure : « Le gouvernement devra prouver que les conditions du marché ont changé. »
« C’est l’avis que tout le monde attendait, confie un connaisseur. Pour le gouvernement, ce feu vert, c’est même tout bénef. » L’Elysée n’a plus besoin d’affronter les opérateurs en place pour faire passer la pilule. Juste à signer le décret. Puis à faire glisser le dossier vers le régulateur. Au passage, il encaissera les chèques. Il pourra même clamer qu’un quatrième entrant, « c’est bon pour le pouvoir d’achat ! » Cerise sur la 3G : il y a un candidat qui pousse fort, Free, et c’est un acteur national. Dur à éconduire…
C’est l’hypothèse la plus optimiste. La chronologie pourrait être la suivante. Débat devant le Parlement après les municipales - le gouvernement s’y est engagé -, puis lancement rapide de l’appel d’offres et résultat à Noël. Hier, Maxime Lombardini, le DG de Free, se gardait de vendre la peau de l’ours après l’avis du Conseil d’Etat : « C’est un élément de plus qui ne préjuge pas de l’issue finale. » Il est plus que jamais candidat. A ceux qui disent qu’il n’a pas les poches assez profondes, Xavier Niel, le patron de Free, expliquait en janvier que le déploiement, licence comprise, « c’est pas plus de 2 milliards d’euros ». Certains verraient bien toutefois Numericable lui donner un coup de main.
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