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vendredi 16 février 2007 16:33

  • cinéma

Ganimé : l’animation statique japonaise à Paris

par Astrid Girardeau

tags : animation , manga , festival , graphisme , Japon

Fantascope : tylostoma de Yoshitaka Amano. - DR

Du 17 au 24 février, la Maison de la Culture du Japon à Paris par à la découverte du Ganimé, une nouvelle forme d’animation. Combinant ga (image fixe) et anime (animation), le principe est de raconter une histoire par-dessus des images statiques. Des images - peintures, illustrations, photographies ou infographies – filmées en plans fixes, zooms et panoramiques. Le mouvement est oublié au profit de la contemplation esthétique.

Ce nouveau format experimental a été lancé par le studio d’animation Tôei Animation, qui a fêté ses 50 ans l’année dernière. La société est à l’origine des séries mythiques Goldorak, Albator, Dragon Ball, etc. mais également des films Le serpent blanc (1958), Horus, prince du soleil (1968) ou encore Interstella 5555 de Daft Punk.

L’objectif du Ganimé est d’encourager les artistes à aller plus loin dans leur imaginaire. Selon Tôei, ce format leur permet de « révéler la touche artistique de chaque image » stimulant du coup l’imagination des spectateurs. Il s’agit aussi de proposer un format beaucoup plus économique en moyens humains et techniques qu’un film d’animation traditionnel. Et cela a attiré un certain nombre d’artistes au profil varié : les peintres Takeshi Fukazawa et Yoshitaka Amano (créateur artistique du jeu vidéo Final Fantasy), l’acteur Shiro Sano ou le directeur artistique Shutaro Oku (Compagnie de théâtre Otona Keikaku).

Parmi les films programmés, on notera Goutte de rosée, un photo-montage de Shiro Sano utilisant les images du photographe Shoji Ueda et L’écolière de Shutaro Oku basé sur une nouvelle d’Osamu Dazai et les peintures de Tadashi Gozu.


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A savoir


A la découverte du Ganimé
Du samedi 17 au samedi 24 février
Maison de la Culture du Japon à Paris
101bis, quai Branly 75015
Tél. : 01.44.37.95.95
http://www.mcjp.asso.fr/
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