Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Connard de beurre demi-sel !

Ces poètes de cuistots dans « Top Chef »

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

vendredi 20 juillet 2012 13:01

  • internet

Criminalité : Google abat ses cartes contre les cartels

par Mélody Piu

tags : criminalité , Google

Extrait de la vidéo de présentation su sommet Info.

Alors que les Nations unies viennent de lancer leur nouvelle campagne de sensibilisation sur l’ampleur et le coût de la criminalité [1], Google et plusieurs organisations qui luttent contre le crime organisé, comme le Council on Foreign Relations, se sont réunis à Westlake Village (Californie) du 17 au 18 juillet, pour une série de rencontres autour des « réseaux illégaux ».

L’objectif principal était d’élaborer des stratégies communes pour lutter contre la criminalité grâce aux nouvelles technologies. Parmi les participants, on croisait ainsi Juan Pablo Escobar, l’un des fils du baron colombien Pablo Escobar (mort en 1993), Ian Biddle, un courtier en armes, Ron Noble, secrétaire général d’Interpol, ou bien Brian Dodd, l’un des dirigeant de la Drug Enforcement Adminstration, la structure américaine chargée de lutter contre le trafic de drogue. Ce sommet, nommé « Réseaux illégaux : les forces en présence » (Info summit), fait suite à une conférence qui s’est tenue à Dublin l’an dernier, qui avait réuni plus de 60 anciens membres de gangs pour débattre des pistes permettant de mettre fin au crime organisé.

 

La vidéo de présentation du Info Summit organisé par Google.

 

L’initiative de cette nouvelle conférence revient à Google Ideas, une division créée l’année dernière par le groupe américain, avec pour mission d’agir comme un think-tank, c’est-à-dire un groupe de réflexion sur les sujets d’actualité. « Google est en position unique pour explorer le rôle que peut jouer la technologie dans la lutte contre certains des défis les plus difficiles auxquels l’homme est confronté, détaillait le communiqué de présentation du sommet. […] Récemment, nous avons élargi notre champ d’action aux réseaux illicites comme le trafic de drogue, la traite des êtres humains, les prélèvements d’organes et le trafic d’armes. [Google croit] que la technologie a le pouvoir de dénoncer et de démanteler les réseaux criminels internationaux, qui dépendent surtout du secret et de la discrétion pour fonctionner. »

 

Le début de la conférence. Les autres vidéos sont disponibles ici.

 

Pour mieux comprendre comment fonctionne le marché parallèle de la drogue, le patron de Google Ideas, Jared Cohen et celui de Google Inc., Eric Schmidt se sont récemment rendus au Mexique pour rencontrer les dirigeants et les fonctionnaires qui y combattent les narcotrafiquants. « Défaits, impuissants, ils ont été tellement endurcis dans leur expérience avec les cartels qu’ils ont perdu la bataille et qu’ils ont perdu espoir, a commenté Eric Schmidt durant la conférence. « La technologie est la solution. »

Selon un fonctionnaire du gouvernement mexicain, les cartels utiliseraient aujourd’hui une technologie de plus en plus sophistiquée pour contourner les lois : des logiciels de cartographie qui permettent de suivre les déplacements de la police, et des sous-marins téléguidés pour transporter la drogue. Les narcotrafiquants peuvent aussi intercepter les flux des satellites, y compris les images diffusées par les drones des agences de renseignement. « C’est une course technologique aux armements, et en ce moment ils sont en train de la gagner » déplore Marc Goodman, fondateur de Future Crimes, un groupe qui étudie le lien entre la technologie et la criminalité transnationale.

Que peut bien faire Google contre cette situation ? Son idée consiste a créer un réseau afin que les citoyens puissent, en toute sécurité, signaler des activités suspectes. Selon Alejandro Poiré, le secrétaire du gouvernement mexicain, seuls 20% des crimes commis dans le pays sont en effet signalés par les victimes, qui craignent des représailles ou ne font pas confiance aux autorités. Le système proposé par la firme de Mountain View serait, lui, sans danger et permettrait d’identifier des liens entre criminels, comptes bancaires et même fonctionnaires corrompus.

Mais Eduardo Guerrero, consultant en sécurité à Mexico, n’est pas très optimiste sur le fait que la technologie puisse être efficace dans la lutte contre le crime organisé et les narcotrafiquants. « Vous ne devriez jamais sous-estimer la puissance de ces gars-là, a t-il déclaré pendant la conférence. Ils sont probablement au courant de ce qui se passe ici, et ils sauront trouver un moyen de l’utiliser à leur avantage ».

Une tout autre question se pose également à l’issue de ces deux jours de discussions : est-ce bien le rôle d’une firme privée comme Google de se lancer dans la lutte contre la criminalité internationale ? « On pourrait croire que ce défi n’est pas dans les cordes de Google, mais les entreprises technologiques d’aujourd’hui ont des outils puissants pour repérer les réseaux illicites et lutter contre la criminalité transnationale », affirme Patrick Stewart, du Council on Foreign Relations. Pour Matthew Levitt, qui dirige le programme américain de lutte contre le terrorisme à Washington, « Le sommet ne va pas résoudre le problème des réseaux illicites. Mais Google a l’argent pour le faire, et un intérêt à le faire. Dans la mesure où le monde est de plus en plus constitué en réseaux, Google est le meilleur sur le sujet. »


Il y a 4 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager sur Facebook TweetPartager sur Google+

Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

criminalité - Cybercriminalité en France : 1,7 milliard d’euros au compteur

Google - [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast : Tumblr, rapport Lescure et Google

article précédent
CSA : Christine Kelly demande des comptes à « Marianne »
article suivant
La baston autour de la copie privée se jouera à Bruxelles


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • réactions (4)
  • Tweet
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Google+

Actualit

  • Xbox One : Microsoft vous regarde
  • Entendu sur le web : Au coin de la rue : Amina, la solitude
  • La mission Lescure envoie son coordinateur au CSA
  • Silence on joue ! La Xbox One, Metro Last Light
  • Ecrans.fr, le podcast : Tumblr, le rapport Lescure et Google

Lib.fr

  • A la une de «Libé» : Retour au Bangladesh, la honte
  • Affaire Tapie : Christine Lagarde placée sous le statut de témoin assisté
  • L'ex-manager des 2be3 condamné pour tentative de viol
  • Solidaires
  • Niger : la marque de «Mister Marlboro»
publicité

Etonnant, non ?

img75
L’art de la table

Chaque jour du mois de mars, l’artiste Hong Yi a créé une œuvre d’art en respectant deux règles : 1) utiliser uniquement de la nourriture et 2) faire d’une assiette blanche la toile de fond.


Chronophage

Minimalist Mayhem

Pas de bol : on menait une vie bien tranquille de petit cube gris dans son monde gris, et voilà que d’extravagants aliens débarquent pour nous pourrir la vie.


En bref

img75
Hadopi : Aurélie Filippetti décrète la fin de la coupure

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a annoncé que la coupure d’accès à Internet, dernière des sanctions graduées en cas de piratage, serait supprimée par décret « extrêmement rapidement ».


Vendredi, à poils !

img75
Sushis et chats-shimis

Le Japon aime les chats ; le Japon aime les sushis. Et certains étranges personnages japonais aiment donc les chats-sushis.


Inutile donc inutile

img75
Sur le bout des onglets

Bon c’est sûr, il faut aimer l’accordéon.


Vidéo box

img75
Animation atomique

Sorti il y a quinze jours sur YouTube, « A boy and his atom » est le premier film animé de l’histoire avec... des atomes.




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008