vendredi 19 février 2010 14:07
Google : en Chine, les facs hackent
par Camille Gévaudan
tags : Google , sécurité , Chine , hacking
Dans l’affaire de l’espionnage informatique ayant touché Google et une trentaine d’entreprises occidentales, l’investigation menée par l’Agence de sécurité nationale américaine semble avoir porté ses premiers fruits. L’origine chinoise de l’opération Aurora est confirmée, et selon les informations récoltées par le New York Times auprès de sources anonymes impliquée dans l’enquête, elle a été lancée en avril 2009 — « bien plus tôt qu’on ne le pensait initialement » — depuis deux réseaux universitaires. Les établissements soupçonnés, la très célèbre Université Jiao-tong de Shanghai et l’école professionnelle de Lanxiang, proposent tous deux un cursus réputé d’études en informatique. Les meilleurs étudiants de l’école de Lanxiang sont en outre destinés à travailler comme informaticiens dans l’armée chinoise. Mais selon le professeur Shao, interrogé par le New York Times, leur spécialisation et leur niveau de compétences doivent être relativisés : « Je pense que nos étudiants sont incapables de hacker Google et d’autres entreprises américaines ; il n’ont qu’un diplôme d’enseignement secondaire et n’ont pas un niveau très avancé. De plus, notre école est étroitement administrée et il est difficile de s’y introduire. » Un enseignant de Jiao-tong contacté par téléphone se dit au contraire « pas surpris » des conclusions de l’enquête, et convaincu que ses élèves sont capables d’orchestrer un piratage informatique de haut niveau : « que les étudiants hackent des sites étrangers est plutôt banal, en vérité. » Plus bavard que son collègue de Lanxiang mais tout aussi enclin à minimiser l’ampleur de l’opération, il évoque la possibilité d’un « acte de malfaisance individuel, par un ou deux geeks de l’école ». Ou une source extérieure habilement camouflée : « Il arrive fréquemment que les adresses IP de l’université soit détournées. » Les avancées de l’enquête s’orientent donc dans le sens des récentes déclarations de Sergey Brin, cofondateur de Google, en tendant à écarter la responsabilité directe du gouvernement chinois. Sur le même sujet :
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