Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mardi 10 mai 2011 19:44

  • internet

Google ouvre sa boîte à musique

par Camille Gévaudan

tags : musique , Google , cloud computing

DR

Sur le marché prometteur de la musique « dans les nuages » (c’est-à-dire en ligne, et donc indépendante des supports matériels), les géants du web se sont fait attendre. Longtemps. Le terrain était pourtant fertile depuis l’explosion des smartphones et autres gadgets tactiles, qui ont ringardisé le vieux modèle d’iTunes. Qui supportait encore de passer des soirées entières à transférer une monstrueuse bibliothèque de mp3, depuis son ordinateur vers son iPod, puis son téléphone portable, puis sa tablette, avant de recommencer la fastidieuse opération pour mettre à jour les playlists ?

On attendait Google et Apple au tournant pour une petite révolution technique qui suivrait les nouveaux usages nomades. C’est finalement Amazon qui a ouvert la voie, le mois dernier : son service « Cloud Drive » permet de stocker des morceaux en ligne pour les lire ensuite depuis n’importe quel appareil. Google a suivi, et annoncé ce soir le lancement d’une offre quasiment similaire.

La nouveauté est sobrement intitulée « Music », et pour l’instant disponible uniquement aux États-Unis (et sur invitation). Concrètement, on « uploade » sa collection de musique sur les serveurs de Google, depuis iTunes ou de simples dossiers sur l’ordinateur, en gardant bien sûr la possibilité de l’enrichir ou de la modifier à tout moment. Il faut ensuite télécharger l’application Google Music sur son smartphone ou sa tablette (Android uniquement) pour jouer les morceaux sans avoir leur version « physique » sous la main. Et si l’appareil n’est connecté à aucun réseau, il reste possible de jouer les dernières chansons écoutées en mode hors-ligne. On pourra même choisir quelques albums, playlists ou répertoires d’artistes qui devront rester disponibles avec ou sans accès à Internet.

Pour griller Apple dans la course à la musique in the clouds, Google n’a pas pris le temps de négocier quelque accord que ce soit avec les maisons de disques. L’entreprise s’est alignée sur la position d’Amazon, qui compare leur service à une simple clé USB dématérialisée : « Enregistrer un MP3 sur le Cloud drive est exactement la même chose que d’enregistrer un MP3 sur une clef USB ou sur iTunes », avait expliqué Cat Griffin, porte-parole d’Amazon. « Nous n’avons pas besoin d’une licence spécifique pour cela. » En effet, les internautes ne peuvent écouter que leur propre musique, et non piocher les titres qu’ils veulent dans un gigantesque catalogue. Ils n’ont accès qu’aux morceaux dont ils sont déjà propriétaires. Bien entendu, l’avis des majors diffère légèrement... Mais personne n’a encore réagi officiellement au lancement de Google Music.

 

Sur le même sujet :

- Musique : Amazon sur son petit nuage
- Musique en ligne : Google prépare sa partition
- Musique : Google prépare la grande offensive
- Google Audio, « lancement imminent »
- Google met en avant la musique


Il y a 15 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

musique - « Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »

Google - Google-Motorola : les brevets qui valaient 12 milliards

cloud computing - Elysée : une spécialiste de la propriété intellectuelle au cabinet

article précédent
Monsieur et Madame Google ont 16 enfants...
article suivant
Frédéric Mitterrand, ministre VRP de l’Hadopi


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Camille Gévaudan
  • réactions (15)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • WikiLeaks : et mon réseau, c’est du poulet ?
  • « Acte II de l’exception culturelle » : le décor est planté
  • Un clip dans ses petits papiers
  • Facebook, une entrée en bourse « préparée avec négligence » ?
  • Ecrans.fr, le podcast citoyen

Lib.fr

  • Fillon critique un «petit festival» de couacs au gouvernement
  • Après la manifestation, 400 arrestations à Montréal
  • Hollande est rentré de Bruxelles en voiture
  • L'UE dit oui à la Grèce dans la zone euro, mais demande plus d'efforts
  • Feuilletez le cahier Livres
publicité

Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Chronophage

Spewer

Attention, jeu dégueu.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »


No comment

img75
Tu sais, Brad...

« J’aime venir de temps en temps ici et regarder les avions passer. »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008