samedi 26 avril 2008 06:26
« Grand Theft Auto », rêve de gangster
Le nouvel épisode combine plaisir du jeu, graphisme flamboyant et excitant mode online.
par Bruno Icher
tag : GTA
DR
Inutile de venir à bout des cinquante heures de jeu garanties de Grand Theft Auto IV pour comprendre que le héros, c’est la ville. La gourmandise avec laquelle les auteurs ont représenté Liberty City, sosie sublimé de New York, montre à quelle point la grande cité exerce une fascination sur eux et, première bonne nouvelle, sur nous. Car cette ville sale et flamboyante, grouillante de misère et arrogante d’opulence, est un New York à disposition de notre imaginaire. Tout y est, l’Empire State Building, Central Park, Brooklyn, le Bronx… C’est là que déboule Niko Bellic, immigrant d’Europe de l’est, fauché et clandestin, déterminé à obtenir lui aussi un bout du rêve américain. Pour un type dans son genre, l’avenir c’est conduire un taxi au noir ou devenir gangster. Dans la vie, on choisirait sans doute le taxi. Pas dans un jeu. Au fil des minutes, la profusion effarante de détails accroche l’œil sans parvenir à tout enregistrer. On sent la ville plus qu’on ne la voit. Avec des fondations aussi solides, les développeurs de Grand Theft Auto IV ont mis les bouchées doubles pour trouver l’équilibre entre la magnificence des images « next gen » et un style qui fait de Rockstar un des rares studios à posséder une signature graphique incomparable. Restait sans doute le plus délicat : la modernisation de leur univers. Cette fois, nous sommes bel et bien en 2008 : GPS, emails, téléphone portable en guise de sésame absolu. Il est même recommandé de soigner son réseau social pour compter sur ses amis en cas de coup dur. En plus de cette grande aventure solitaire, Rockstar a consenti cette fois un mode multijoueurs online. Dans ce fabuleux terrain de jeu, on peut déjà imaginer l’excitation des fans à se défier dans des parties de gendarmes et voleurs ou de courses poursuite. Début des hostilités, le 29 avril.
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