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mardi 4 mai 2010 12:56

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Hadopi se dévoile (un peu)

par Alexandre Hervaud

tag : Hadopi

Oh le beau logo - DR

Hier soir, l’Hadopi jouait aux hôtes en recevant quelques journalistes à son siège parisien de la rue du Texel pour faire quelques annonces incroyables à en croire l’écho qu’elles ont eu, comme un énième changement de logo et la création d’un compte Twitter étrangement baptisé Insidopi (prononcer « insaïdopi » pour ne pas flirter phonétiquement avec l’« insipide ») et tenu par Eric Walter (ou plutôt WaltR, entre twittos), un secrétaire général bien connecté. On a failli jouer des coudes pour taper l’incruste à cette « rencontre informelle et intime », dixit un mail envoyé à un confrère veinard, pour finalement bouder dans notre coin la non invitation. Aucun compte rendu officiel de la conférence n’étant disponible sur le site d’Hadopi (ah, on nous signale que la Haute Autorité ne dispose pas à l’heure actuelle d’un site web, seulement d’un hub sur Viadeo encore inaccessible) ni sur eMule, on va s’en remettre aux dires des chanceux présents à la petite sauterie.

D’après PCInpact, « les emails [d’avertissement après téléchargement illégal] pourraient bien partir dès la fin juin, soit après la fête de la musique ». Rien de neuf sous le soleil, c’était le souhait affiché du ministère de la Culture. En ces temps de crise et de chiffres du chômage au plus haut, les technophiles sans emploi seront ravis d’apprendre que la Haute Autorité attend des candidatures pour recruter son personnel, qui devrait être à terme composé de 50 à 70 personnes. Aucune info pour autant sur le budget qui sera alloué la Haute Autorité. Le principal, c’est avant tout de bien faire comprendre que l’Hadopi, « c’est bien autre chose que l’image que vous [les journalistes, ndlr] tentez de donner d’elle un peu rapidement », a ainsi déclaré Marie-Françoise Marais, la présidente, comme le rapporte Le Figaro. Le logo n’est donc pas la seule image que l’autorité espère lifter sérieusement.

Les Echos signalent de leur côté que pour Jacques Toubon, « Hadopi concernera tous les moyens de piratage, pas seulement le peer-to-peer », ce qui pose des questions quant aux méthodes de repérage utilisé par TMG, la société chargé de trouver les internautes peu regardants du droit d’auteur. Interpellé sur la question, les responsables ont botté en touche, signalant que c’est aux ayants droit à leur prestataire (autrement dit TMG) de répondre sur ce sujet. Le flou entoure encore et toujours la question du logiciel de sécurisation, seul moyen donné à l’internaute lambda pour prouver sa bonne foi dans le cadre d’une accusation de piratage. A ce titre, on notera avec une certaine surprise que ledit logiciel ne conditionnera pas l’envoi des mails d’avertissement ! Autrement dit, l’internaute qui se ferait taper sur les doigts par l’Hadopi une première fois ne sera pas conseillé par la Haute Autorité sur le choix d’un équipement logiciel adéquat permettant de sécuriser sa connexion. Vive la pédagogie.

En attendant la prochaine « vraie » conférence de presse prévue dans les semaines prochaines, on peut d’ores et déjà retrouver via Numérama le communiqué de sept pages fourni hier par l’Hadopi apportant quelques précisions quant à son actualité réglementaire (où en sont les décrets encore non publiés ?), ses « valeurs » (innovation, protection), son organisation et l’initiative plutôt intéressante des Labs, des ateliers pilotés par des experts indépendants sur divers thématiques (usages en ligne », « Internet et droit », etc.) :


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