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dimanche 1er juillet 2007 09:36

  • télévision

« Heroes » malgré « Lost »

A partir de ce samedi, TF1 diffuse la nouvelle série aux superpouvoirs et enchaîne dès lundi avec la troisième saison des aventures des naufragés.

par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos

tags : série , geek , buzz

« Heroes » et « Lost » - DR

C’est l’heure du choix. A côté, celui du 6 mai, c’était de la gnognotte. Kate la fugitive, ou Claire la pom pom girl ? Le Coréen Jin-soo ou le Japonais Hiro ? Accident d’avion, ou explosion nucléaire ? Les « Autres », ou Sylar ? Bref, faut-il garder son vieux Lost, ou enfiler son tout nouveau costume d’Heroes ? Car, lundi à 22h40 sur TF1, les disparus de Lost réapparaissent dans l’état où on les avait laissés l’été dernier, c’est-à-dire dans la panade la plus totale. Tandis que, ce samedi à 20 h 50 toujours sur TF1, démarre la diffusion de Heroes, la série qui a fait sensation cette saison aux Etats-Unis. Au point d’avoir été présentée comme « This Year’s Lost ». Guide comparatif.

L’île ou la ville ?
Des heroes lost et des lost heroes. Outre le terreau commun de parano post-11 Septembre, Lost et Heroes racontent la même histoire de paumés, qui sur une île déserte, qui dans la foule des villes ; qui contraints de devenir des héros pour survivre, qui forcés de vivre encombrés de superpouvoirs. Avec Lost, on connaît la chanson : le vol 815 d’Oceanic Airlines se vautre sur une île qui, ainsi que les survivants le découvrent rapidos, n’est pas tout à fait déserte. Pire que les galeries Lafayette un jour de soldes, on y croise des ours blancs, des revenants, des vierges de plâtre fourrées de cocaïne, des trappes, et, sous les trappes, de mystérieux bunkers. Surtout, on y croise une tribu de furieux, alias « les Autres ». Qui, ça va de soi, font vivre un enfer aux rescapés. En ce début de troisième saison, « les Autres » ont poussé le bouchon jusqu’à kidnapper Kate, Jack et Sawyer, ci-devant trio héros de Lost.

Mais c’est peanuts à côté du boulot de nos nouveaux Heroes : quand Kate, Jack et Sawyer ne s’emploient qu’à sauver leurs miches, Hiro, Pete et Claire, la cheerleader (la pom pom girl), eux, se remuent le popotin pour sauver le monde. De quoi ? Heum, là, c’est le souci. Il est question d’une future explosion atomique que nos héros doivent empêcher. Problème, ils n’entravent que dalle, découvrant leurs missions au rythme du téléspectateur et avec la même perplexité : « Sauve la cheerleader, se voient-ils ordonner, sauve le monde. » Oui, c’est cela ; mais avant, j’ai l’aspi à passer. Il sera tout de même question de modification d’ADN, de virées dans le passé (et le futur), d’un certain Sylar, superméchant zigouillant les supergentils en leur décapsulant le citron.

Pom pom girl, ou fugitive ?
Alors voilà, vous vous réveillez un matin, pas assez dormi, des cernes jusque-là, et d’un coup, en vous concentrant très fort, gniiiiiiiiiiiii, vous vous apercevez que vous pouvez arrêter le temps. Ou que, quand vous vous coupez, vous cicatrisez instantanément. Ou bien que votre reflet dans le miroir est très légèrement démoniaque. Ou que, cui-cui, vous pouvez voler. C’est ce qui arrive aux personnages de Heroes, pas le moins du monde préparés à ça et déjà passablement tourmentés dans leurs vies de pas heroes. Le dompteur de temps est employé de bureau à Tokyo ; l’increvable, une pom pom girl blondasse ; la jumelle au reflet est strip-teaseuse sur Internet, et l’émule d’Icare est un politicien aux dents qui rayent la moquette. Ajoutez à cela un peintre camé jusqu’aux yeux dont les œuvres prédisent l’avenir et un opportuniste qui absorbe tous les superpouvoirs des autres et vous avez la collec quasi complète de vos nouveaux amis.

Et cette bande de bras cassés doit sauver le monde : bonjour les miquettes. Dans Heroes, comme chez Marvel, les héros sont tourmentés, noirs, malheureux, mère célibataire avec la mafia aux fesses. Seul Hiro (comme Hiroshima) est content comme un canard de son superpouvoir, arrête le temps pour tricher aux cartes et rêve de porter cape et collants. Dommage pour lui, mais une des qualités de nos Heroes c’est qu’ils sont dépourvus de costumes. Pas comme certains dont on taira le nom mais qui portent des cale_ -çons moule-bonbons rouges avec une toile d’araignée dessus, hein.

Tout aussi de la lose, échoués comme de vieilles méduses dans une île peuplée d’ours polaires : voici la brochette de Lost. Locke, Jack, Kate, Sawyer, Charlie, Claire, Jin-soo - soit dans l’ordre un ex-paraplégique autocentré, un béni oui-oui perclus de névroses, une criminelle gnangnan en fuite, un faux rebelle irascible, un ex-rocker cocaïnomane, une parturiente neu-neu et un Coréen psychorigide. Tous se dépatouillant tant bien que mal entre leur passé qui leur revient par bourrasques et le mystérieux projet Dharma, qui les utilise comme rats de laboratoire. A ce stade, une observation : si vous n’êtes ni drogué, ni mère célibataire, ni asiatique, la figuration dans une série américaine, forget it.

L’esthétique, ou le cheap ?
Autant crever l’abcès. TF1, certainement dans un louable souci d’éclaircir le sombre Heroes, lui a adjoint un générique chanté par une Victoria Petrosillo (1) et ça fait : « Rendre le monde un peu moins noir/Sans attendre la gloire. » Un peu duraille à supporter, comme si, disons, Herbert Léonard chantait un générique pour 24 Heures chrono (bonne idée : « Jack, tu tortures les méchants/Jack, tu es toujours gagnant. » ). Sûr que ce générique en forme de beuglante fait légèrement tache à côté de l’esthétique sombre, profonde et léchée de Heroes qui emprunte aux comics, jusqu’à la police de caractères. En comparaison, Lost est tout plat, éclairé à la lampe de poche, cheap. Normal : la référence, ici, c’est la télé-réalité, Koh-Lanta et surtout sa version originale Survivor, énorme succès aux Etats-Unis. Pourquoi alors pense-t-on irrémédiablement à l’une quand on voit l’autre ? Sûrement à cause des nappes de violons diffusées à l’envers que Heroes a pompées chez Lost, histoire qu’à force de se ronger les ongles on finisse en moignons.

Complot, ou complot ? Cochons d’Américains ! Si Heroes sur NBC a obtenu la meilleure audience des nouvelles séries lancées à la rentrée, elle se retrouve bien loin dans le palmarès des programmes les plus vus cette saison. En 20e position, alors que Lost, qu’on disait cuit, est 10e. Au point que, depuis NBC, pas une seule grande télé au monde n’a encore osé diffuser Heroes, cantonné aux thématiques. Le pari est donc risqué pour TF1 : le buzz sur Internet (où la série décroche d’ailleurs le pompon des téléchargements pirates) pourrait lui sauver la mise. Moins accessible, Heroes est pourtant moins frustrante que son aînée insulaire : au bout de deux ans, le fin mot de l’histoire de Lost se fait toujours attendre. Pour Heroes, son fondateur, Tim Kring, a donc décidé qu’« une histoire sera bouclée à la fin de la première saison », déclarait-t-il à Libération en mai dernier (lire article).

Il n’empêche : pour l’une comme pour l’autre, d’incroyables théories fleurissent sur le Web. Sur Lost, on aura tout lu : les survivants sont en réalité morts et évoluent dans un genre de purgatoire, ils sont régis par des extraterrestres, voire candidats d’une émission de télé-réalité extrême. Pour Heroes , le magazine américain Entertainment Weekly a déjà suggéré la sienne : et si, en fait, les ­superpouvoirs des Heroes étaient les résultats d’une expérience menée par le Dharma de Lost afin de concevoir des êtres à même de sauver le monde ? Histoire de mesurer la portée d’une telle révélation, c’est comme si Navarro était le père de Joséphine Ange-Gardien. Ça fait très peur.

(1) Dont le premier album a été composé par un certain André Manoukian, mais ce doit être un homonyme.

A lire également sur Ecrans :
- « La pom pom girl est là pour sauver le monde », interview de Tim Kring et Jeph Loeb, créateur et scénariste de « Heroes »(03/05/2007)
- Heroes : pleins pouvoirs sur les audiences (23/01/2007)
- Heroes : NBC met ses bonus en ligne (11/05/2007)
- « Lost » : objectif 2010
- « Lost » en translation (25/09/2006)


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  • « Heroes » malgré « Lost »

    2 juillet 2007 19:29, par Manuuu

    De mon point de vue, afficionados de séries américaines (et de, quasiment, l’unique bonne série française, Reporters - faut oublier Sécurité Intérieure d’une molesse Lescaut-ien), après avoir pas mal de références sur ce qui se fait aux Etats-Unis, SFU, Dexter, Sleeper cell (chaines cablées américaines) et 24, Greys anatomy, desperate housewives, how i met your mother (j’en passe et des meilleures), je trouve assez injuste cette comparaison (heureusement qu’elle mêle autant le relativisme que la prise de position ^^) entre un Lost plastique et un Heroes profond.

    Dans Lost, je ne vois pas vraiment de Mohinder Suresh (joué par Sendhil Ramamurthy), un personnage indien beau gosse sortant tout droit d’un défilé de mode. Il y a bien James "Sawyer" Ford (josh Holloway) mais son personnage est plein d’ambiguité (qui se retrouvent décuplées dans la saison 3 par ailleurs). Et ce comme à peu près dans tous les personnages de Lost dont la profondeur grandit à chaque nouveau flashback, menant d’ailleurs généralement un parallèle troublant (et parfois même très bien vu), avec la narration de l’épisode. Ce qui fait la force d’Heroes en revanche, ce sont ses rares acteurs peu énervant, on laisse tomber Ali Larter (qui joue le personnage insupportable de Nikki, vous le vérifierez dans la suite de la saison 1 si vous ne l’avez pas encore vu) mais on reprendrait volontiers du Masi Oka qui joue l’extraordinaire Hiro Nakamura. Le plus éclatant est de savoir qu’à la base, cet acteur est un « ingénieur informaticien ». Même le héros principal, Peter petrelli, dont les pouvoirs vont grandir, n’arrive pas à alimenter autant d’intérêt et de mystère que John Locke, le fameux handicapé de Lost qui a retrouvé l’usage de ses jambes. Bon, ça mériterait une bonne dissert’ mais j’ai pas tout mon temps, Heroes a des grandes qualités mais possède aussi beaucoup de défauts. Celui de Lost, le seul de mon point de vue, est de vous obliger à ne pas rater un seul détail de chaque épisode car tout compte. D’ailleurs, dans la fin de la saison 3 (ATTENTION SPOILER !!!), les scénaristes se sont amusés à glisser subtilement par un anagramme sur le mur d’une maison funéraire la nouveauté narrative qu’offre le double-épisode 22 et 23.

    Enfin, à propos du comportement de TF1, no comment. Acheter des séries américains pour les passer l’été et diffuser à la rentrée Brigade navarro et autre nanard, bien joué. Heureusement qu’ils ont Grey’s anatomy, ils remontent un poil (très léger le poil et très fin) dans mon estime. Ils passent de télé-détritus à télé-poubelle.

  • « Heroes » malgré « Lost »

    2 juillet 2007 14:24, par Zeka

    C’est grave la musique du générique en français...

    TF1 veut saborder d’avance la série, pour montrer comment ses belles séries françaises qu’elle produit sont mille fois meilleures ?

    Frilosité, quand tu nous tiens...

  • « Heroes » malgré « Lost »

    2 juillet 2007 13:31, par rafgouv

    Ben moi je trouve que les 2 séries font pareillement "cheap" (ce qui ne compromet pas à mon avis leurs qualités respectives)...

    Je trouve ça bizarre qu’une bonne partie des acharnés défenseurs de "Lost" ne se rendent pas compte que le charme de la série réside pour beaucoup précisemment dans son côté bon marché... J’ai toujours l’impression que les épisodes ont été tournés dans une fougère des Buttes Chaumont et qu’on revoit sans cesse les mêmes feuilles de bananier (comment ? vous ne les reconnaissez pas ? vous êtes mauvais feuillonomistes)... C’est justement parce qu’elle ne tombe pas dans le publi reportage vantant les beautés physiques de Hawaï (la plage ressemble à n’importe quelle plage) que la série est + intéressante que d’autres !

  • « Heroes » malgré « Lost »

    2 juillet 2007 10:22, par oomu

    >de sa moiteur palpable pour gagner en sensualité et en incarnation. ca m’a rappelé une femme

    >Lost est un phénomène autrement plus important , c ?est le moment où de vrais createurs artistiques >prennent les commandes des series des networks US et imposent leurs visions et révélent la porté d ? >un medium jusqu ?alors assez confidentiel (hormis quelques OZ , 24 , sopranos ou 6 feet under)"

    j’adore, la rhétorique du "c’est le SEUL qui fait ca à part 4630 autres séries.."

    >pourquoi ce magazine se plaît à vanter ces séries sucrées et enrobées de ketchup, et pourquoi ce >même confrère descend en flèche nos bonnes vieilles séries françaises bien de « cheu nous », avec >baguette sous l’bras et kil de rouge à la clé ni plus stupides ni moins d’ailleurs, que lesdites séries >d’outre-Atlantique ? "

    parce que les sois-disantes séries françaises sont chiantes et moches, peuchère. La plupart sont totalement éloignées des réalités de la France, n’osent pas 1/4 de ce que font les séries américaines.

    Avez vous remarqué que peu importe si une série US est totalement de SF ou "réaliste", elles n’ont jamais peur de se calquer dans l’actualité du moment, de mêler de vrais noms de politiciens, ou de critiquer ou encenser de vrais partis ? d’avoir des opinions fortes.

    leur liberté de ton, de mise en scène et d’écriture leur permets une infinie plus grande variété que la production française. je me fiche pleinement de Heroes ou Lost, la création américaine de télévision est variée et pour tous les goûts.

    ce qui n’est PAS le cas de la production française qui est ANEMIQUE et de toute façon limitée.

    • « Heroes » malgré « Lost » 2 juillet 2007 13:13, par buzz

      « j’adore, la rhétorique du "c’est le SEUL qui fait ca à part 4630 autres séries.." »

      les series « de qualité » anterieures à lost que j’ai cité sont diffusées sur un network payant à l’instar de canal+ en france , en l’éspèce HBO. Elles n’ont donc pas l’impact d’un lost diffusé sur NBC. Il y a bien sur le cas « 24 » qui a connu un succès populaire assez merité , grâce à un concept efficace et une realisation très adequate.

      Sur le reste oomu , je te rejoins sur le manque d’ambition abyssal de la tv française , la psychologie navrante des personnages et leur realisation 100% toc. Mais c’est à l’image de toute la tv française , y compris les infos : pas de risques , pas d’ambitions. On endort le telespectateur à coup de sujets complaisants et de bons sentiments et de josephine ange gardien...

  • « Heroes » malgré « Lost »

    1er juillet 2007 22:44, par tz
    D’accord avec Buzz, Lost est beaucoup plus réfléchi graphiquement parlant que Heroes, qui lui se rapproche plus des comics et de leur côté simpliste. Ces derniers sont d’ailleurs mis à l’honneur avec la BD racontant les histoires de Hiro. La fin de Heroes, très attendue pendant au moins 5 épisodes, est très kitsch, mal mise en scène (les réactions de Sylar et de Nathan sont déroutantes) et, mise à part le voyage dans le passé de Hiro qui annonce peut-être une suite à rebondissements, on ne croit pas du tout au retour du bon sens chez les "mauvais". Lost essouffle peut-être une partie du public car il est parfois difficile ou impossible de voir où les auteurs nous veulent en venir, mais la patience est souvent récompensée.
  • « Heroes » malgré « Lost » : lost cheap comparé à Heroes ? on croit rêver

    1er juillet 2007 20:50
    C’est une manie chez Libé/Ecran tout de même, d’aler coût que coûte à contre courant, voire à contre courant de la réalité. Vous écrivez tout le contraire de ce qui se passe vraiment : comme le dit Buzz, c’est la plasrtique et les lumière dHeroes qui est hyper cheap, façonnée façon série B, comparée à la photo très léche de Lost. Il suffit de cinq secondes pour s’en rendre compte. Alors pourquoi écrire l’inverse ? C’est du verbiage une fois de plus.
  • « Heroes » malgré « Lost »

    1er juillet 2007 19:24, par Buzz
    ah et j’oubliais... Le generique que nous a concoté TF1 n’a rien à voir avec la serie , en plus d’être navrant.
  • « Heroes » malgré « Lost »

    1er juillet 2007 18:50, par Buzz

    Pretendre que l’esthetique de lost est "cheap" comparée à celle de Heroes me semble completement à rebours de la realité.

    D’une part , le fait que la majeure partie Heroes soit tourné en studio dans des decors qui font parfois un peu carton pâte et d’autre part le fait que les eclairages de studio , quand on a pas le temps ou peu de moyens ou pas envie..., font tout sauf naturel. Proche en realité , de l’esthetique et du grain sitcom ,un tantinet "cyber technologique" en plus ,mais sitcom tout de même... (d’aiileurs , ce côté froid numerique me rappelle parfois celui de Alias , autre produit de JJ abrahams le real de lost...)

    Lost lorgnerait plus vers le cinema avec un grain moins numerique , moins brillant, plus mat. La serie profite de la beauté des paysages de hawaii , de sa lumière et de sa moiteur palpable pour gagner en sensualité et en incarnation. Le tournage en exterieur lui evite probablement l’ecueil qui guette en studio (le carton pâte , les eclairages pas toujours reussis etc)

    Ensuite les effets speciaux sont corrects dans les deux series ( un peu mieux dans lost quand même...) , heroes preferent souvent les eviter ( les cliffhangers qui promettent des batailles homèriques l’episode suivant mais qui ne se produisent jamais...). Il n’y a qu’à voir la dernière scène du dernier épisode de Heroes pour s’en rendre compte...Le cheap n’est vraiment pas du côté de lost.

    Enfin les sequences camera à la main , elles peuvent certes rappeller "survivor" , mais elles donnent surtout à la serie une nervosité que heroes atteint trop rarement. En plus , lost contient des sequences techniques dont le realisateur de julie lescaut ne contient même pas le nom... Les faiblesses scenaristiques frustrantes de la saison 2 ont été largement rattrapées dans la saison 3. La paranoïa , la tension et les surprises sont assez jouissives , le cliffhanger du dernier episode de la saison 3 est d’anthologie.

    Bref , j’ai apprecié Heroes à sa juste valeur , un bon divertissement , un peu toc mais sympathique, avec des personnages bien pensés, une intrigue prenante. Lost est un phénomène autrement plus important , c’est le moment où de vrais createurs artistiques prennent les commandes des series des networks US et imposent leurs visions et révélent la porté d’un medium jusqu’alors assez confidentiel (hormis quelques OZ , 24 , sopranos ou 6 feet under). Lost c’est une rupture. c’est le moment où une nouvelle iconographie televisuelle prend le pouvoir et touche un large public. C’est une nouvelle manière d’apprehender la tv , Heroes surf sur cette vague , sans apporter de reelle avancée , si ce n’est le succés populaire qui poussera je l’espere les producteurs à être encore plus avantureux et ambitieux.

    Je suis persuadé que les deux series ne boxent pas dans la même categorie.

  • « Heroes » malgré « Lost »

    1er juillet 2007 15:21, par Pierre Darmangeat

    Bonjour,

    Chers journalistes, si effectivement les sublimes séries héroïques que vous décapez allègrement étaient aussi drôles que votre article, cela vaudrait la peine de tourner le bouton de TF1, afin de palpiter devant les aventures de ces joyeux héros dépressifs (il faut dire que l’énormité de leur mission et/ou de leur destin a de quoi réjouir les doctes successeurs du bon docteur Sigmund Freud et d’un certain Jacques Lacan)…

    Donc, merci pour votre article bien écrit (la chose devenant tellement rare dans la presse, elle mérite d’être signalée).

    Ils sont rigolos, les Américains. Ils doivent tous naître avec une conscience différente de la nôtre, car ils sont tous peu ou prou désignés (par Qui ?…) pour sauver un monde qui, à mon humble sens, se porterait beaucoup mieux s’ils n’étaient pas là pour le démolir. Les dégâts que peut faire la mauvaise conscience, on n’imagine pas ! En tout cas, c’est bien joli, ces braves héros mais moi peuchère, je baille au bout de cinq minutes devant leurs exploits dignes d’une publicité pour couche-culotte-avec-adoucissant-intégré… Excusez du peu, mais il en faut pour tous les goûts.

    Ce que je ne comprends guère, c’est pourquoi (et par quel tour de passe-passe) certain célèbre de vos confrères spécialisé dans la présentation des programmes Télé où l’on trouve même à lire des articles sur la musique (les musiques), les arts, les livres, pourquoi ce magazine se plaît à vanter ces séries sucrées et enrobées de ketchup, et pourquoi ce même confrère descend en flèche nos bonnes vieilles séries françaises bien de « cheu nous », avec baguette sous l’bras et kil de rouge à la clé ni plus stupides ni moins d’ailleurs, que lesdites séries d’outre-Atlantique… ? Parce que nos braves héros hexagonaux n’ont pas une mission universelle ? Damned ! Je viens de comprendre, pauvre niais que je suis…

    Encore merci pour votre article et, si vous censurez le paragraphe précédent, je ne vous en voudrai pas.

  • « Heroes » malgré « Lost »

    1er juillet 2007 12:59
    Franchement j’ai du mal a voir dans Lost ou ce trouve la référence au 11 septembre dans Heroes encore plus :| .
    • sur Lost 1er juillet 2007 13:24, par henn
      Pour ce qui est des rapports entre Lost et le 11 septembre, l’article ci-desoous en parle : http://bibliotheques.puteaux.fr/ ?id=1270&owid=MXwxMTc1ODk0OTUyfDdhMGM0Zjc2NmYxNjE0OTAzM2JhMWExOWZhZjM3NWM2M2Y3ZDFjNz g
  • « Heroes » malgré « Lost »

    1er juillet 2007 12:55, par Tirasta

    Super article, décapant, plein d’humour, légèrement cynique, quelque peu blasé avec beaucoup d’ironie...

    J’adore votre style, Mr le Journaliste, continuez comme ca !!!!! ;-)

    Arthur

  • « Heroes » malgré « Lost » - ARTICLE FA BU LEUX !

    1er juillet 2007 12:00, par FV
    J’en reste sans voix : J’ai très rarement lu un article aussi décapant, aussi juste, et aussi bien écrit ! Je l’ai lu par hasard, et je n’ai pas été déçu. Je n’ai vu aucune des deux séries, et pourtant, j’ai été passionné par l’article, du début à la fin. C’est fort !

 

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