Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mercredi 18 mai 2011 13:12

  • internet

Houellebecq : « Je remercie Wikipedia, que j’ai utilisé comme source d’inspiration »

par Camille Gévaudan

tags : Wikipédia , creative commons , livre , droits d’auteur

Jean Miélot, copiste du XVe siècle.

 

« Demi-victoire ou demi-échec ? », se demande Adrienne Alix. La présidente de Wikimédia France rapporte ce matin qu’une forme d’accord a été trouvée entre Flammarion et Wikipédia pour conclure la polémique sur les « emprunts » de Michel Houellebecq à l’encyclopédie collaborative.

L’an dernier, l’affaire avait fait grand bruit : un article de Slate révélait que la dernière œuvre de l’écrivain, la Carte et le Territoire, comprenait plusieurs passages mot pour mot identiques à des fiches Wikipédia. Mais si l’encyclopédie est publiée sous licence libre, cela ne signifie pas que son contenu peut être copié-collé sans autre forme de procès. La licence Creative Commons BY-SA exige au minimum que l’auteur original (Wikipédia et ses contributeurs) soit cité, et que les adaptations soient redistribuées sous une licence identique.

« Flammarion a d’abord argumenté sur la liberté artistique de M. Houellebecq qui aurait pu le dispenser d’identifier précisément ses « emprunts » rappelle Adrienne Alix. Ils ont également argué que les passages recopiés étaient tous « modifiés à la marge » — une toute petite marge, alors. Sans lâcher l’affaire et en tentant de se montrer conciliant, Wikimédia France a proposé « de respecter le droit de citation d’une manière simple, c’est à dire de ne pas intervenir directement dans le texte, mais d’identifier à la fin du roman les passages tirés de Wikipédia. »

Le compromis prendra finalement la forme d’un court paragraphe dans les remerciements de l’auteur :

« Je remercie aussi Wikipedia (http://fr.wikipedia.org) et ses contributeurs dont j’ai parfois utilisé les notices comme source d’inspiration et notamment celles relatives à la mouche domestique, à la ville de Beauvais ou encore à Frédéric Nihous. »

Cette mention sera désormais intégrée à l’édition numérique du livre.

« Nous n’avons donc clairement pas réussi à obtenir ce que nous souhaitions [...] mais nous estimons qu’il s’agit là d’un premier pas de la part de Flammarion, qui a su admettre que les contributeurs de Wikipédia n’étaient pas « rien » et que leur travail devait être reconnu », conclut Adrienne Alix. Elle dit espérer que ce compromis soit un premier pas « vers la reconnaissance large des licences libres par le monde de l’édition ».

 

Sur le même sujet :

Houellebecq est-il libre ?


Il y a 22 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

Wikipédia - Wikipédia au secours de la recherche ?

creative commons - « Démocratiser la culture, ce n’est vraiment pas dans notre intérêt »

livre - 1001libraires.com met la clé sous le portail

droits d’auteur - Elysée : une spécialiste de la propriété intellectuelle au cabinet

article précédent
Internet contre le G8 : « Aidez-nous à garder Internet libre »
article suivant
Les amis Facebook, Bing « aime » ça.


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Camille Gévaudan
  • réactions (22)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • WikiLeaks : et mon réseau, c’est du poulet ?
  • « Acte II de l’exception culturelle » : le décor est planté
  • Un clip dans ses petits papiers
  • Facebook, une entrée en bourse « préparée avec négligence » ?
  • Google-Motorola : les brevets qui valaient 12 milliards

Lib.fr

  • Fillon critique un «petit festival» de couacs au gouvernement
  • Après la manifestation, 400 arrestations à Montréal
  • Hollande est rentré de Bruxelles en voiture
  • L'UE dit oui à la Grèce dans la zone euro, mais demande plus d'efforts
  • Feuilletez le cahier Livres
publicité

Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Chronophage

Spewer

Attention, jeu dégueu.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »


No comment

img75
Tu sais, Brad...

« J’aime venir de temps en temps ici et regarder les avions passer. »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008