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lundi 22 août 2011 17:34

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Il était un jeu

par Virginie Malbos

tags : Mario , Portal

/ A.J. Hateley

Sur la couverture du roman, un garçon, bouclier et épée en main, observe caché derrière un masque effrayant dont le motif rappelle vaguement quelque chose. A la lecture de la quatrième de couverture, le lecteur obtiendrait sans doute des précisions : le masque est celui de la vérité, et il est connu dans le royaume d’Hyrule parce qu’il orne des pierres que l’on frappe avec son épée pour obtenir l’heure. Mais Into the Whispering Wood n’est pas vraiment un livre, et à ce titre, il n’offrira pas d’information complémentaire à celles disséminées sur la première et donc dernière page de ce roman. Mieux vaudra alors pour en apprécier le contenu bien connaître son petit Zelda illustré. Voire quelques autres jeux vidéo supplémentaires afin de profiter de toute la bibliothèque crée par A.J. Hateley.

La jeune anglaise de 24 ans ne s’est en effet pas contentée de réaliser une seule couverture de livre inspirée de The Legend of Zelda. Dans le cadre de son projet Thirty days of videogames elle a décidé de mettre en image trente jeux qui l’ont marquée. Elle détaille : « Thirty days of videogames est une série de trente jaquettes qui s’inspirent de l’essence de chaque jeu en essayant de la capturer, de la distiller dans une seule illustration. Cela a été une expérience merveilleusement enrichissante. C’est aussi une façon de se souvenir de la raison pour laquelle j’ai aimé ces jeux, de montrer leur génie aux autres, et d’offrir à chacun une forme de consécration. En définitive, c’est une façon de dire merci. »

La couverture préférée d’A.J. Hateley sur Portal 2, et celle consacrée à GLaDOS

A.J. Hateley explique avoir grandi avec Nintendo et Sega, mais n’a pas eu de console avant ses dix ans : « c’était le dernier cadeau de Noël de mon père avant sa mort ». Dès lors, elle est « tombée amoureuse de l’Odyssée d’Abe », et une fois adulte a décidé de travailler cinq ans dans une boutique de jeu vidéo pour payer ses études. Toujours étudiante, en maîtrise communication et illustration visuelle, la jeune anglaise a déjà signé quelques concept arts pour des studios de jeu vidéo. « Pour des raisons de droits, ils sont nombreux à ne pas pouvoir apparaître sur mon site », précise-t-elle. De même pour les livres récents sur lesquels elle a travaillé, avec toutefois quelques exceptions réalisées pour la beauté du geste, comme des couvertures des livres d’Albert Camus. Ou comme cette série mêlant jeu vidéo et littérature, une décision logique dans son parcours. « Thirty days of videogames a été imaginé comme un moyen de marier mes deux grands amours, la littérature et les jeux. Trop souvent, alors que j’étudie à un niveau académique élevé, j’ai rencontré une attitude moqueuse envers les jeux et la pratique du jeu vidéo. De plus, en tant que jeune femme, j’ai souvent senti que les autres ne s’attendaient pas à ce que je joue aux jeux vidéo, et a fortiori que je consacre du temps à les illustrer. Mais je l’ai fait durant toute ma vie. Et je ne compte pas m’arrêter.

Super Mario Land, Fallout New Vegas, Bioshock et Shadow of the colossus.


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