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jeudi 19 juin 2008 09:12

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Il va y avoir du « Spore »

Développé depuis cinq ans dans le plus grand secret pour un budget classé confidentiel mais que l’on imagine astronomique, le concept « Spore » fait frétiller des foules d’impatients.

par Olivier Séguret

tags : pc , Moi jeux

Des créatures de Spore. DR

Comme toute l’industrie du jeu vidéo, la presse spécialisée et des millions de joueurs le savent, la rentrée 2008 sera marquée par la sortie mondiale de Spore, le nouveau jeu de Will Wright, inventeur des Sims et de SimCity.

Autant s’y préparer, voire l’anticiper : l’empreinte de Spore va durablement impressionner le paysage du jeu. On parierait même davantage : avec son lancement mondial le 5 septembre (le 4 pour la France, insigne faveur), c’est à la naissance d’une sorte de mythe moderne que nous assisterons.

Simulation du vivant au cours de laquelle le joueur va créer et faire évoluer toutes sortes de créatures (de l’état moléculaire à celui de la conquête spatiale en passant par les étapes de la tribu et de la civilisation), développé depuis cinq ans dans le plus grand secret pour un budget classé confidentiel mais que l’on imagine astronomique, le concept Spore fait frétiller des foules d’impatients.

Comme l’expliquait le chef de projet chez Electronic Arts Mathieu Pasteran venu hier faire à Libération une démonstration de son merveilleux joujou, « Spore c’est trois choses à la fois : un jeu vidéo, un réseau social et un outil créatif ».

Depuis mardi, on peut télécharger gratuitement ce dernier outil , appelé l’Atelier des créatures et dont la fonction n’est pas seulement apéritive. Par une stratégie habile sans précédent, les concepteurs de Spore sollicitent en effet les futurs joueurs et les incitent à créer toutes sortes de créatures qui, le jour du lancement, viendront ainsi instantanément peupler les mondes, encyclopédies (Sporepedia) et réseaux sociaux (YouSpore) autour desquels les joueurs en ligne se retrouveront. Vingt-quatre heures après sa mise à disposition, l’atelier de créatures proposait déjà 130 000 bestioles à partager, indice supplémentaire, s’il en était besoin, de l’extraordinaire magnétisme et de la fervente attente que le titre suscite. D’inouïes trouvailles sont déjà visibles : un Pikachu, un homme-pot de fleur, un monstre-voiture, des animaux en forme de lettres, tous premiers petits cailloux éclaireurs d’une nébuleuse milliardaire, baroque et féérique de bestioles qui n’attend que la fin de l’été pour se mettre en marche.

« En quelque sorte, Spore est un jeu massivement solo », s’amusait Mathieu Pasteran. Cela ressemble aussi à un éblouissant hommage au darwinisme, à la nature, son humour, sa cruauté et sa générosité.


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