mercredi 4 janvier 2012 17:44
Internet Explorer 6 : ses navigateurs sont comptés
par Camille Gévaudan
tags : navigateurs , Microsoft , statistiques
Photo William, CC BY SA
Célébrer la perte de parts de marché ? Drôle d’idée... Et pourtant, chez Microsoft, l’ambiance est bien à la fête : « Il est temps de sabrer le champagne ! », lit-on sur le Windows Blog. On y apprenait hier qu’Internet Explorer 6, est désormais utilisé par moins de 1% des internautes américains. En passant sous cette barre symbolique, le navigateur obsolète et tant haï des webmasters a officiellement intégré l’espèce des logiciels en voie d’extinction. Cela fait presque un an que Microsoft a lancé un grand « compte à rebours » pour surveiller et encourager au quotidien la chute d’« IE 6 » dans les différentes régions du monde. Sorti en 2001, le navigateur est techniquement dépassé depuis belle lurette, et trop souvent incapable d’afficher correctement les sites Internet. C’est ainsi qu’il est peu à peu devenu le cauchemar des développeurs web : pour chaque projet de site, il leur fallait perdre des heures — ou des jours — à bidouiller le code, voire à construire une version alternative, pour s’assurer de rester accessible aux quelques internautes surfant encore avec ce dinosaure de logiciel. Les récalcitrants étaient surtout des PC d’entreprises, pré-équipés d’Internet Explorer 6 à l’achat et jamais mis à jour depuis lors.
Lentement mais sûrement, l’espèce s’éteint... Les progrès les plus spectaculaires ont été faits en Asie, où la Corée du Sud, par exemple, est passée d’un taux d’utilisation de 24,8% en mars 2011 à 7,2% aujourd’hui. Les parts d’IE 6 ont également été divisées par deux au Japon, en Inde, à Taïwan... Seule la Chine est encore dans le rouge, affichant un piteux 25.2% d’utilisation (contre 34,5 % l’an dernier). En revanche, la République tchèque, le Mexique, l’Ukraine, le Portugal et les Philippines ont rejoint les Etats-Unis dans le « cercle des champions », comme l’appelle Microsoft. Pour ces pays, l’utilisation d’IE 6 est désormais assez marginale pour qu’elle ne rentre plus en ligne de compte : « les développeurs et professionnels de l’informatique peuvent désormais considérer IE6 comme une mission de « basse priorité », et cesser de dépenser leur temps sur les questions de compatibilité avec ce navigateur. » Ils en seront plus que ravis.
Pour accélérer le processus, Microsoft devrait proposer cette année à tous les retardataires de basculer vers Internet Explorer 7, 8 ou 9 (selon la configuration de leur machine) via une mise à jour de Windows. En France, on navigue actuellement autour de 1,5 % d’utilisation. La victoire n’est plus très loin !
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