lundi 7 février 2011 11:53
J’existe donc je print
par Marie Lechner
tag : Art
Guido Tamino a lancé, fin janvier, le projet Print Some Stuff, qui invitait les internautes à utiliser leur imprimante personnelle pour lui envoyer « un signe de leur existence ». Ils étaient invités à remplir un formulaire avec une image et un petit texte, un moyen pour l’initiateur de ce projet participatif de « ressentir la présence de quelqu’un d’éloigné » et de lui donner une existence palpable. L’idée, aussi vieille qu’Internet, fut très vite victime de son succès. En l’espace de quarante-huit heures, près de 10 000 internautes avaient imprimé un A4 dans leur chambre, de Chine, du Brésil, d’Ukraine, du Cameroun… Mais les « images pacifiques et fantasques du début », présentées dans une galerie en ligne et qui devraient finir compilées en un livre, ont cédé très vite la place à des visuels plus « choquants », et de la « pornographie extrême ». Le projet, propagé par des blogs de référence puis les réseaux sociaux, a fini par atterrir sur le fil Twitter de Penthouse. « Le côté sauvage, brutal, obscur du Net a pris le dessus », déplore le naïf créateur qui décide alors de le suspendre, autocensurant sa propre expérimentation.
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