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jeudi 26 août 2010 08:52

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«Je suis "mayor" de la tour Eiffel»

Deux internautes inscrits sur Foursquare expliquent l’usage qu’ils en font :

par Andréa Fradin

tag : interview

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Un clic à la patte

Après avoir inondé le marché auto avec le GPS, la géolocalisation se greffe aux réseaux sociaux, encourageant les internautes à marquer les lieux de leur quotidien.

Check-in et mate

Les données privées liées à la géolocalisation sur smartphone sont visées par le marketing.

Deux internautes inscrits sur Foursquare expliquent l’usage qu’ils en font :

Xavier Vespa, consultant pour une agence de réputation en ligne.

«J’aime bien me "check-in" dans des endroits où je n’ai pas l’habitude d’aller, ou à l’inverse, dans lesquels je me rends au quotidien : par exemple je suis "mayor" (lire ci-contre) de la boulangerie à côté de chez moi. Je suis sur Foursquare, mais je n’accroche pas à la composante jeu. Pour moi, l’intérêt est surtout d’être en relation avec ma famille et mes amis : je laisse une trace de ce que je fais au quotidien au lieu d’écrire une lettre à mes proches tous les trois ans ! Je connecte mon compte à Twitter et Facebook, car un check-in en lui-même n’est pas intéressant, ce qui compte c’est le fait de se valoriser sur un réseau social. Mais je pense que ça va rester un truc de geek.»

Clarisse Dupuis, attachée de presse.

«Je me suis inscrite sur Foursquare parce que je partage la vie d’un geek ! J’ai pas mal de copains dessus, donc je suis devenue accro, à la différence de Twitter, sur lequel j’ai peu d’amis connectés. C’est très drôle de se voir "mayor" de la tour Eiffel ou de Matignon, des lieux près desquels je vis. Au-delà du côté récréatif, il m’arrive aussi assez régulièrement de retrouver des copains grâce au site. Au niveau des données privées, c’est comme avec tout, comme avec Facebook : il suffit de quelques paramètres pour sécuriser tout ça. Après, je n’ai pas peur d’être au centre d’un marketing ciblé, au contraire, si c’est bien fait, tant mieux !»

Paru dans Libération du 25/08/2010


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