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mardi 29 mai 2007 08:02

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Jeu «Call of Juarez» : l’artillerie lourde contre les internautes

Des présumés pirates menacés de procès.

par Sébastien Delahaye

tags : pc , piratage , vie privée

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Depuis fin mars, un peu plus de 5 000 internautes français ont reçu un courrier d’Elisabeth Martin, avocate au barreau de Paris. Dans l’enveloppe une lettre menaçante les enjoignant à payer 400 euros fissa, sous peine de procès. Selon l’avocate, ces internautes ont téléchargé illégalement le jeu vidéo Call of Juarez, sorti l’an passé sur PC, et l’ont rendu disponible pour d’autres. L’internaute ayant reçu le courrier risque une «assignation sur plainte pour contrefaçon» s’il ne règle pas les 400 euros demandés, presque dix fois le prix du jeu. Problème: le courrier précise que le présumé pirate a été identifié grâce à son adresse IP, un identifiant de connexion attribué par le fournisseur d’accès (FAI). Or un tel relevé ne peut être fait que par les autorités publiques et les sociétés de gestion de droits d’auteurs, et uniquement avec l’autorisation de la Cnil. Ici, c’est l’entreprise suisse Logistep AG, spécialisée dans la lutte contre le piratage, qui a relevé les adresses IP en septembre. Logistep a ensuite contacté Techland, le créateur polonais du jeu, qui a alors engagé Elisabeth Martin. Le 22 janvier, une ordonnance du tribunal de grande instance de Paris a obligé huit FAI à communiquer les identités des internautes correspondant aux adresses IP relevées. Le site Ratiatum.com, qui a révélé l’affaire, s’interroge sur la légalité du procédé employé. Sur le site, un avocat conseille de «ne surtout pas répondre à la lettre et de faire le mort».


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  • Jeu «Call of Juarez» : l’artillerie lourde contre les internautes

    29 mai 2007 16:58, par Ketchoupi
    Encore de grosses approximations dans cet article. Rien ne dit qu’il y a eu 5000 lettres d’envoyées, on sait simplement que plus de 5000 Ip ont été relevées. Dire qu’un relevé d’IP ne peut se faire que par les autorités publiques et les sociétés de gestion des droits d’auteur est également faux, cf la loi informatique et libertés. Je rappelle que Logistep n’a pas effectué ces relevés depuis le territoire français.
    • Jeu «Call of Juarez» : l’artillerie lourde contre les internautes 2 juin 2007 11:14, par Fraternité
      Je suis de plus en plus étonné par les problèmes soulevé par les téléchargements dit "illégaux". En effet rien ne dit qu’un fichier appelé "Call of Juarez" contient effectivement un jeu, un virus ou n’importe quoi d’autre. Même si le site à partir duquel il est téléchargé le dit, ni même que la personne qui récupère un tel fichier ai la volonté de l’installer ou de l’utiliser. Alors de là à "poursuivre" parce qu’une adresse ip ait été relevée. J’avoue que j’ai du mal à comprendre. Je ne joue pas, je n’écoute pas de musique ni regarde de film (pas le temps et pas intéressé). Je me sens donc pas directement concerné. Mais en tant qu’informaticien je sais que l’on peut mettre n’importe quoi sous n’importe quel nom de fichier, et qu’une personne peut de toute bonne foi avoir téléchargé quelque chose qu’elle ne voulait pas et le détruire aussi tôt. Et à l’inverse vouloir récupérer quelque chose et ne pas avoir ce qu’elle voulait. Il n’y a donc que l’expéditeur qui peut être garant (et encore) de ce qui va être copié. de quoi va-t-on accuser la personne qui a téléchargé quelque chose? Que sait-on du contenu de ce qui a été récupéré et de ce qui en a été fait? Contrairement à une photocopie, ou une copie de CD où l’on sait ce qui est copié, la copie sur internet est des plus obscure et incertaine .... Pas clair tout ça....

 

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