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vendredi 7 août 2009 18:59

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John Hughes, un réalisateur mort « trop jeune »

John Hughes est mort hier. Il avait réalisé « The Breakfast Club », écrit « Maman j’ai raté l’avion », et inspiré toute une génération de metteurs en scène.

par Alexandre Hervaud

Keviiiiiiiiiin - DR

Le scénariste et réalisateur américain John Hughes (Breakfast Club, La Folle Journée de Ferris Bueller) est mort d’une crise cardiaque jeudi à New York. Hughes, qui avait abandonné la mise en scène en 1991 pour se consacrer à l’écriture, était âgé de 59 ans. Ancien publicitaire et travailleur hyperactif, Hughes symbolise le teen movie américain d’une époque où l’on n’osait pas (trop) s’aventurer dans le graveleux, type fourrage masturbatoire de tarte aux pommes dans la cuisine familiale.

Bande-annonce de The Breakfast Club

Il s’était éloigné des émois adolescents au début des années 90 pour devenir une référence de la comédie familiale. A son palmarès : les scripts de Maman j’ai raté l’avion et sa suite, blockbusters grand public de Chris Columbus qui firent de Macauley Culkin une star précoce, mais également les tribulations canines de Beethoven, de Denis la Malice et bon nombre de productions Disney (Flubber, 101 Dalmatiens).

Pas forcément toujours fier de ses contributions, Hughes signait parfois sous le pseudonyme d’Edmond Dantès. Se sentait-il captif du système hollywoodien pour oser la référence à Dumas ? En 2001, le pauvre fut réduit à travailler sur l’adaptation US des Visiteurs de Jean-Marie Poiré, pour un résultat qui tient de la catastrophe industrielle. Reclus à Chicago depuis des années, son aura de maître de la comédie teenager restait toutefois intact : en début d’année, un clip amateur superposait le single du groupe Phoenix (Lisztomania) aux scènes de danses de son Breakfast Club, entre autres. Un mélange jouissif, vu plus de 300000 fois sur la toile, et dont les commentaires font depuis deux jours office de condoléances attendries :

Mais l’hommage le plus vibrant reste néanmoins celui d’une fan américaine, Alyson Byrne Fields, qui a entretenu une correspondance épistolaire avec Hughes pendant des années, jusqu’à un émouvant coup de fil où le réalisateur lui expliqua sa décision de quitter Hollywood. Un vrai crève-cœur, lisible sur le blog d’Alyson, aussi touchant qu’anachronique à une époque où les réalisateurs prennent certes de plus en plus souvent la peine de répondre à leurs fans, mais via une réponse laconique sur Twitter...


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