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dimanche 12 avril 2009 09:11

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L’AppStore, eldorado du logiciel amateur

Quelques développeurs du dimanche ont fait un carton sur la plateforme de téléchargement.

par Christophe Alix

tags : Apple , iPhone , applications

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La recette miracle d’Apple : beaucoup d’applications

Horaires de ciné, guide de voyage, ou jeux vidéo… Les petits logiciels destinés à l’iPhone ont frôlé le milliard de téléchargements en 2008. Jackpot.

C’est le dernier avatar en vogue de ce conte de fées vieux comme les nouvelles technologies qui veut qu’un bidouilleur seul dans son garage finit par connaître la gloire avec son «invention qui tue». A peine lancé, l’AppStore a déjà ses stars et sa légende, au point que le New York Times a titré «Développe une application à succès et dis adieu à ton employeur» la dernière enquête consacrée à la ruée des développeurs vers «l’or» de l’iPhone.

Si les minilogiciels de l’AppStore doivent être validés par Apple avant d’être proposés à une communauté en pleine croissance de 30 millions d’usagers, rien n’empêche les particuliers de tenter leur chance. C’est ce qu’a fait Frédéric Descamps, un physicien grenoblois passionné d’astrologie dont le planétarium de poche Starmap (9,99 euros) a rencontré un succès inespéré. «Comme un premier roman qui aurait fait un best-seller, explique-t-il, j’ai mis quatre mois à le développer, Apple l’a repéré, mis en avant dans sa sélection et une semaine plus tard, j’avais déjà reçu 1 000 mails du monde entier.» Par la grâce du bouche à oreille et sans publicité, ce «programmeur du dimanche», comme il se définit, aura généré en quelques mois 60 000 téléchargements et gagné 360 000 euros.

Devant l’afflux de demandes des marques pour lancer leur application - Cartier, Chanel ou les hôtels Campanile ont déjà les leurs -, Frédéric Descamps pourrait facilement vendre ses services. «Estée Lauder m’a proposé 50 000 euros, raconte-t-il, mais j’ai décliné. C’est peut-être dur à croire mais Starmap, je l’ai fait avant tout pour moi, parce que ça n’existait pas.»

Aux Etats-Unis, le développement d’applications est déjà devenu un business à part entière. Un fond de capital-risque de 100 millions de dollars s’est créé dans la Silicon Valley pour investir dans de futures killer applications (best-seller), une spécialisation «programmer pour l’iPhone» a vu le jour à Stanford et on ne compte plus les dizaines de conférences qui se montent sur le sujet. «Les gens se disent que ce qu’ils créent dans leur garage pour une poignée de dollars sera peut-être le futur Facebook, explique Matt Murphy, d’un fonds de capital-risque. On est encore au tout début d’un nouveau marché mais on sent que ça va être énorme.»

Enorme, c’est bien le mot pour décrire ce qui est arrivé à Ethan Nicholas, 30 ans, qui a fini par quitter Sun Microsystems pour se consacrer à plein-temps à sa nouvelle activité. Vendu 2,99 dollars (après avoir été proposé gratuitement puis à un tarif apparemment trop cher, à 4,99 dollars), son jeu de tir iShoota été téléchargé plus de 2 millions de fois et a rapporté à son créateur 800 000 dollars (plus de 600 000 euros), en seulement cinq mois. «Il y a des milliers de gens qui mettent toute leur énergie à créer une application qui restera dans les profondeurs de l’AppStore et d’autres qui décollent en quelques jours, conclut Erica Sadun, auteur d’un Livre de cuisine du développeur pour iPhone. Si tout peut se développer pour le smartphone d’Apple, les contes de fées d’Internet ne se programment pas.


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