jeudi 25 novembre 2010 17:34
L’environnement, cette horreur
tags : environnement , Horreur
Pelle et piège à loup dans Dark Nature - DR
Débutée depuis hier, la 28ème édition du Festival international du film d’environnement se déroulera au cinéma parisien La Pagode jusqu’au 30 novembre prochain. Documentaires, courts métrages et films plus traditionnels sont au programme, sous l’égide de la marraine Isabelle Gioardano. Mais le petit plus qui a retenu notre attention est un évènement un peu particulier prévu pour samedi soir : la Nuit de l’horreur environnementale. Trois films sont programmés de minuit jusqu’à 6 heures du mat’, avec « petit-déjeuner de l’horreur pour les noctambules » (ça fait envie...). Le choix des films est assez inégal mais mérite le coup d’oeil. Dès minuit, le festival diffusera Proie, d’Antoine Blossier, à ne pas confondre avec Les Proies, classique 70’s avec Eastwood ou son homonyme espagnol plus récent, ni avec La Proie, prochain film d’Eric Valette avec Dupontel. Vu en première mondiale au dernier Étrange Festival, Proie est un film « hommage à Stephen King » d’après ses scénaristes, sorte de variation franchouillarde du Razorback australien avec ses sangliers géants tueurs. Si le début démarre très bien, avec une scène d’introduction réussie et marquante, le film déçoit lors des scènes nocturnes illisibles et frustrantes (on ne voit presque jamais les créatures). On serait ravi de poster ici une bande annonce, mais elle reste introuvable a priori, tout comme la date de sortie officielle du film qui tarde à montrer le bout de son groin en salle... Étrange choix que le peu connu Dark Nature de Marc de Launey pour continuer la soirée à 2 heures. On soupçonne le festival d’avoir dégoté le film en googlant au pif les termes « horreur et nature » pour être tombés dessus... Pour être honnête, on a commencé à regarder le film en DVD à vitesse normale, avant de passer en accéléré en s’arrêtant sur les mises à mort (souvent absurdes). Et même avec ce stratagème indigne, les pourtant peu nombreuses minutes du film (76 au total seulement !) nous ont semblé bien longues. Du coup, on n’a pas tout compris à cette histoire de famille décomposée (avec une teen grincheuse et sosie de Sasha Grey en bonus) aux prises avec un tueur en pleine cambrousse. On conseille aux spectateurs du film de s’injecter de la caféine en intraveineuse pour ne pas roupiller devant la chose : Les malins organisateurs ont finalement gardé le meilleur pour la fin en programmant le Piranhas de Joe Dante, remaké cet été en relief par Alexandre Aja. Produit par l’Oncle Picsou de la série Z américaine, Roger Corman, cette déclinaison cheap des Dents de la Mer a traversé les décennies grâce à l’humour noir de Dante, qui n’avait pas encore réalisé Gremlins à l’époque, aux effets spéciaux bien foutu de l’expert Rob Bottin, et à son casting (ah, Barbara Steele, égérie du cinéma de genre et beauté fatale du Masque du Démon de Mario Bava...).
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