Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mercredi 26 septembre 2007 11:57

  • internet
  • jeux

La France se prête au jeu de la concurrence pour les paris en ligne

par Christophe Alix

tags : politique , économie , réglementation

Jeu de poker en ligne - DR

C’est une déclaration qui vaut son pesant d’or pour les bookmakers de la Toile. « Le gouvernement n’est pas hostile à une ouverture du monopole sur les paris sportifs sur Internet », a déclaré lundi le ministre du budget Eric Woerth.

Pressé par Bruxelles de libéraliser un secteur trusté à 100 % par la Française des jeux (FDJ) et le PMU, la France vient de faire le tout premier pas vers un élargissement à des opérateurs privés de cette très lucrative activité : 5 milliards d’euros de recettes fiscales annuelles. Mais si cette ouverture tranche avec la ligne Maginot déployée jusqu’ici pour défendre un monopole historique, cela n’empêche pas le gouvernement de poser ses conditions. L’ouverture devra donc se faire de manière « maîtrisée », et certainement pas à l’anglaise avec floraison instantanée de sites de paris en tous genres localisés à Gibraltar ou dans les îles Caïman.

Après avoir tout fait pour éviter cette concession, la France n’avait plus guère le choix. Sommée par le très libéral commissaire irlandais au marché intérieur Charlie McCreevy d’ouvrir les paris sportifs en ligne à la concurrence des Bwin autrichien et autres Zeturf maltais, elle risquait d’être traînée devant la Cour européenne de justice.

La négociation va maintenant pouvoir s’engager avec Bruxelles, où Eric Woerth et Jean-Pierre Jouyet, en charge des Affaires européennes, iront défendre autour de la mi-octobre un nouveau cadre légal pour les paris en ligne sur les compétitions sportives et hippiques hexagonales.

Afin de limiter les risques de blanchiment d’argent, d’activités criminelles et d’addiction pour les joueurs, le gouvernement y dira son refus de la « reconnaissance mutuelle » dans les jeux d’argent, qui permet à une société reconnue par un pays de l’Union européenne de proposer ses services dans l’ensemble de l’Union. Autrement dit, pas question de laisser des sites opérer sur des paris français s’ils n’ouvrent pas une filiale sur le territoire et ne se plient pas aux obligations réglementaires, fiscales et de soutien financier à la filière hippique comme c’est le cas pour la FDJ et le PMU.

Un joli bras de fer en perspective puisqu’aucun texte européen n’oblige une société à s’installer dans un pays membre pour y exercer une activité ! Pour le gouvernement français, qui refuse de voir s’établir dans ce secteur sensible une « situation de concurrence sauvage, illégale et sans contrôle possible », ce casse-tête plaide pour une refonte du système des paris à l’ère d’Internet, avec une harmonisation à l’échelle européenne. « Il faut imaginer des modes de taxation des gains », plaide-t-on à Bercy, où l’on prévoit une longue bataille « sur le plan politique ». D’ici là, la France espère avoir le temps de préparer ses opérateurs historiques à l’explosion programmée des paris sportifs en ligne.


Il y a 1 réaction à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

politique - Pierre Lescure, des intérêts en question

économie - [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast citoyen

réglementation - Les blogueurs sponsorisés contraints à la transparence

article précédent
Zoom : L’étrange monde des blogs
article suivant
Zoom : La petite fille modèle revient par le Net


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Christophe Alix
  • réactions (1)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine
  • Un coup de Moog
  • High-tech : le français LaCie croqué par un américain
  • WikiLeaks : et mon réseau, c’est du poulet ?

Lib.fr

  • Breivik ne fera pas appel s'il est déclaré responsable
  • SeaFrance : Montebourg «regrette» ses propos
  • Sfax empoisonné par les déchets toxiques
  • Fillon vs Copé : guerre des chefs à l'UMP
  • Tweets et spams, le bruit de fond du Web s'écoute
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008