jeudi 1er octobre 2009 17:09
La NBA met Twitter au panier
par Manuel Raynaud
Twitter de Shaquille O’Neal - DR
Après l’ATP (tennis) et la NFL (football américain), c’est au tour de la NBA de réguler l’utilisation de Twitter chez ses joueurs professionnels. La ligue a adressé mercredi un mémo aux équipes pour les prévenir de sa nouvelle politique en vigueur : tout téléphone portable ou appareils de communication (PDA, smartphone) ne peut être utilisé 45 minutes avant, pendant et après un match, le temps que les joueurs remplissent leurs obligations professionnelles, comme répondre aux médias à la fin d’une rencontre. Les entraîneurs et le personnel sont également concernés par la règle. Plus question donc de pouvoir lire des tweets balancés depuis un banc de touche. Twitter n’est pas le seul outil touché puisque cette mesure s’applique à l’ensemble des réseaux sociaux y compris Facebook. Mais la ligue laisse en revanche le choix aux équipes de faire la police en définissant la nature des sanctions dans le cas où un joueur ne suivrait pas ce nouveau point de règlement. Avec plus de 2 millions de followers, Shaquille O’Neal, emblématique joueur et l’un des plus actifs sur le réseau de micro-blogging, ne craint pas cette nouvelle règle, a-t-il affirmé sur la chaîne américaine ESPN mercredi. Il prenait déjà la précaution d’utiliser Twitter en dehors des périodes de matchs. En revanche, c’est plutôt des comportements comme celui de Michael Beasley qui sont visés par cette décision. Le joueur des Miami Heat avait pris une photo de son nouveau tatouage situé dans son dos et sur lequel il était écrit le nom de son compte twitter. Problème : sur le bord inférieur de la photo, au second plan, apparaissait deux sachets suspects (contenant semble-t-il de l’herbe qui fait rire). Une gaffe qui lui avait coûté la suppression de son compte et quelques remontrances de la part de son équipe. Nouvelle atteinte à la liberté d’expression ou régulation compréhensible ? Ces nouveaux moyens de communications, liés à un individu, posent de plus en plus cette problématique. Récemment, le Washington Post a été confronté à la prise de position d’un de ses rédacteurs en chef, Raju Narisetti, qui avait déclaré sur twitter : « On peut risquer toute sorte de déficit fédéral pour les guerres. Mais on doit promettre de ne pas augmenter d’1$ la réforme de l’assurance maladie ? Triste. » Cette phrase, apparemment en contradiction avec le principe d’impartialité du journal, a fait scandale. Forçant le journaliste à abandonner son compte. Depuis lors, le journal a mis en place une règle visant à éviter ces situations et ce n’est pas le seul. La BBC et le New York Times se sont également intéressés au problème, obligeant leurs journalistes à se comporter avec autant sinon plus de professionnalisme (et de déontologie) que lorsqu’ils écrivent un article traditionnel.
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